Poux : quelles solutions adopter ?

traitement anti poux

Comment se débarrasser des poux de tête ? Traitement, peigne et nettoyage

Les poux de tête sont de petits insectes parasites qui vivent principalement sur le cuir chevelu et se nourrissent de sang humain.

Leur nom scientifique est :

Pediculus humanus capitis.

Un pou adulte mesure généralement environ 2 à 3 mm, soit approximativement la taille d’une graine de sésame.

Les poux de tête sont particulièrement fréquents chez les enfants, mais ils peuvent toucher une personne de n’importe quel âge.

Ils sont gênants, notamment à cause des démangeaisons, mais ils ne sont pas considérés comme dangereux pour la santé et ne transmettent pas de maladie.

Ils ne sont pas non plus un signe de mauvaise hygiène.

Une personne peut avoir les cheveux parfaitement propres et attraper des poux après un contact rapproché avec une personne infestée.

Comment se transmettent les poux ?

Le principal mode de transmission est :

le contact direct tête contre tête.

C’est notamment pour cette raison que les poux sont fréquents chez les enfants qui :

– jouent ensemble ;
– rapprochent souvent leurs têtes ;
– dorment à proximité ;
– participent à certaines activités collectives.

Les poux se déplacent en rampant.

Ils ne peuvent pas :

– voler ;
– sauter.

La transmission par des objets est possible mais beaucoup moins fréquente que le contact direct.

Elle peut éventuellement survenir après le partage récent de :

– peigne ;
– brosse ;
– bonnet ;
– foulard ;
– serviette ;
– oreiller.

Un pou adulte tombé de la tête survit généralement seulement environ un à deux jours s’il ne peut plus se nourrir.

Les animaux domestiques transmettent-ils les poux ?

Non.

Les poux de tête humains vivent sur l’être humain.

Les chiens et les chats ne transmettent pas les poux de tête.

Il n’est donc pas nécessaire de traiter :

– chien ;
– chat ;
– autre animal domestique

lorsqu’un enfant a des poux.

Quels sont les symptômes des poux ?

Le symptôme le plus fréquent est :

la démangeaison du cuir chevelu.

Elle est provoquée notamment par une réaction à la salive du pou lors de ses repas.

Mais les démangeaisons ne sont pas toujours immédiates.

Lors d’une première infestation, elles peuvent mettre plusieurs semaines à apparaître.

D’autres signes peuvent comprendre :

– sensation de mouvement dans les cheveux ;
– irritation ;
– troubles du sommeil ;
– petites lésions provoquées par le grattage.

Un grattage important peut parfois provoquer des plaies qui se surinfectent avec des bactéries présentes sur la peau.

Avoir la tête qui gratte signifie-t-il forcément qu’il y a des poux ?

Non.

De nombreuses autres situations peuvent provoquer des démangeaisons du cuir chevelu.

Par exemple :

– pellicules ;
– dermatite séborrhéique ;
– eczéma ;
– irritation liée à un produit capillaire ;
– psoriasis ;
– cuir chevelu très sec.

Il est donc important de confirmer la présence des poux avant de commencer un traitement.

Comment savoir s’il y a réellement des poux ?

Le meilleur signe d’une infestation active est la présence d’un :

pou vivant

ou

jeune pou vivant appelé nymphe.

Ils peuvent être difficiles à voir car ils :

– sont petits ;
– se déplacent rapidement ;
– évitent la lumière.

Un peigne spécial à dents fines peut faciliter leur détection.

Inspectez particulièrement :

– derrière les oreilles ;
– la nuque ;
– les cheveux proches du cuir chevelu.

Qu’est-ce qu’une lente ?

Une lente est un œuf de pou fixé sur la tige du cheveu.

Contrairement à une pellicule, elle est généralement :

solidement collée au cheveu.

Elle ne glisse pas facilement lorsqu’on la touche.

Les poux pondent leurs œufs près du cuir chevelu, où la température permet leur développement.

Selon le CDC, une lente située à plus d’environ :

6 mm du cuir chevelu

est souvent déjà éclose ou morte.

Trouver uniquement quelques anciennes lentes éloignées du cuir chevelu ne signifie donc pas nécessairement qu’une infestation est encore active.

Comment distinguer une lente d’une pellicule ?

Une pellicule se détache généralement facilement.

Une lente reste fermement attachée à un cheveu.

Elle est petite et peut apparaître :

– blanchâtre ;
– jaunâtre ;
– brunâtre

selon son stade.

Lorsque le diagnostic est incertain, utilisez un peigne anti-poux sous une bonne lumière.

Un professionnel de santé peut également aider à confirmer le diagnostic.

Quel est le cycle de vie d’un pou ?

Une lente éclot généralement après environ :

6 à 9 jours.

Elle donne naissance à une nymphe.

La nymphe devient progressivement un pou adulte en environ une semaine.

Le pou femelle adulte peut ensuite pondre plusieurs œufs chaque jour.

Ce cycle explique pourquoi certains traitements doivent être :

répétés.

Si le premier traitement tue les poux vivants mais pas tous les œufs, de nouveaux poux peuvent éclore quelques jours plus tard.

Faut-il traiter dès qu’on trouve une lente ?

Pas automatiquement.

L’objectif est de confirmer une infestation active.

La présence d’un pou vivant constitue le meilleur critère.

Des lentes situées très près du cuir chevelu peuvent également suggérer une infestation active ou récente.

Mais des lentes anciennes éloignées du cuir chevelu peuvent persister longtemps après la disparition des poux.

Traiter inutilement expose la personne à :

– irritation ;
– coût inutile ;
– utilisation répétée de produits

sans bénéfice.

Comment traiter les poux de tête ?

Il existe plusieurs stratégies.

Elles comprennent principalement :

– traitement anti-poux adapté ;
– peigne fin ;
– wet combing dans certaines situations ;
– surveillance des autres personnes vivant au domicile.

Le traitement doit toujours respecter :

– l’âge autorisé ;
– la durée d’application ;
– les éventuelles contre-indications ;
– les instructions du produit.

Les traitements disponibles peuvent varier selon les pays.

Quel est le meilleur traitement anti-poux ?

Il n’existe pas un produit universellement meilleur dans toutes les situations.

L’efficacité dépend notamment :

– de la substance active ;
– de la résistance locale des poux ;
– de l’utilisation correcte du produit ;
– de l’âge ;
– d’éventuelles contre-indications.

Certains traitements agissent principalement sur les poux vivants.

D’autres peuvent également agir sur les œufs.

Certains produits utilisent une action insecticide.

D’autres utilisent davantage une action physique.

Il est donc préférable de choisir le traitement selon :

– sa notice ;
– les recommandations locales ;
– le conseil du pharmacien ou du médecin.

Faut-il utiliser un shampoing anti-poux ?

Pas nécessairement.

Les traitements anti-poux peuvent exister sous différentes formes :

– lotion ;
– solution ;
– spray ;
– mousse ;
– shampoing selon les produits.

Une lotion ou une solution n’est pas moins efficace simplement parce qu’elle ne porte pas le nom de shampoing.

La forme dépend du médicament ou du dispositif.

Le plus important est de suivre précisément la notice.

Comment appliquer correctement un traitement anti-poux ?

Les instructions varient selon le produit.

Il faut donc toujours lire l’emballage.

En général :

1. Vérifiez que le produit correspond à l’âge de la personne.
2. Respectez exactement la quantité recommandée.
3. Répartissez le produit sur toutes les zones indiquées.
4. Respectez la durée d’application.
5. Rincez exactement comme indiqué.
6. Utilisez un peigne fin si la notice ou la stratégie choisie le recommande.
7. Vérifiez si une deuxième application est nécessaire.

Ne laissez pas un traitement plus longtemps dans l’espoir de le rendre plus efficace.

Une exposition excessive peut uniquement augmenter les effets indésirables.

Faut-il répéter le traitement ?

Cela dépend du produit.

Certains traitements tuent :

les poux

mais pas suffisamment les œufs.

Une deuxième application est alors souvent nécessaire après environ :

7 à 9 jours

selon la substance utilisée.

L’objectif est de tuer les jeunes poux qui ont éclos avant qu’ils deviennent adultes et pondent de nouveaux œufs.

D’autres traitements peuvent tuer suffisamment les poux et leurs œufs pour qu’une deuxième application systématique ne soit pas nécessaire.

Il faut donc suivre la notice du produit et non appliquer automatiquement une règle identique à tous les traitements.

Que faire 8 à 12 heures après le traitement ?

Voir encore quelques poux qui bougent lentement ne signifie pas forcément que le traitement a échoué.

Selon le CDC, certains poux peuvent encore bouger lentement plusieurs heures après le traitement.

Ils peuvent être retirés avec un peigne fin.

En revanche, si après 8 à 12 heures :

– aucun pou mort n’est retrouvé ;
– les poux semblent aussi actifs qu’avant,

le traitement peut ne pas être efficace.

Il est alors préférable de demander conseil avant de réappliquer immédiatement le même produit.

Pourquoi un traitement peut-il échouer ?

Plusieurs explications sont possibles :

– le diagnostic initial était incorrect ;
– le produit n’a pas été utilisé correctement ;
– quantité insuffisante ;
– temps d’application incorrect ;
– deuxième traitement oublié alors qu’il était nécessaire ;
– résistance des poux au produit ;
– nouvelle contamination par un proche non traité.

Il ne faut donc pas multiplier les applications sans comprendre la cause de l’échec.

Peut-on utiliser plusieurs traitements anti-poux en même temps ?

Pas sans indication professionnelle.

Cumuler plusieurs produits peut augmenter :

– irritation ;
– exposition à différentes substances ;
– risque d’erreur.

Le CDC déconseille d’utiliser plusieurs médicaments anti-poux simultanément sauf recommandation d’un professionnel de santé.

Si le premier produit échoue malgré une utilisation correcte, demandez conseil au :

– pharmacien ;
– médecin.

Quel est le rôle du peigne anti-poux ?

Un peigne à dents très fines permet de retirer mécaniquement :

– poux ;
– nymphes ;
– lentes.

Il peut être utilisé en complément de nombreux traitements.

Le CDC conseille après certains traitements de vérifier les cheveux et d’enlever les poux ou lentes régulièrement pendant les semaines suivantes.

Les recommandations exactes dépendent toutefois du traitement utilisé.

Avec certains médicaments qui tuent efficacement les œufs, le retrait de toutes les lentes n’est pas indispensable au succès thérapeutique.

Faut-il retirer absolument toutes les lentes ?

Non.

Une lente vide ou morte peut rester longtemps collée au cheveu.

Elle ne représente alors plus une infestation active.

Retirer les lentes peut être utile pour :

– surveiller plus facilement l’évolution ;
– diminuer la confusion entre anciennes et nouvelles lentes ;
– améliorer l’aspect esthétique.

Mais l’objectif principal du traitement est surtout d’éliminer :

les poux vivants

et

les œufs viables.

L’absence totale de toute coque de lente n’est pas nécessaire pour considérer qu’un traitement a fonctionné.

Qu’est-ce que le wet combing ?

Le wet combing consiste à retirer mécaniquement les poux à l’aide d’un peigne très fin sur cheveux mouillés.

Le NHS propose notamment la méthode suivante :

– laver les cheveux avec un shampoing ordinaire ;
– appliquer beaucoup d’après-shampoing ;
– peigner soigneusement depuis les racines jusqu’aux pointes.

Le peignage doit concerner toute la chevelure.

Le NHS recommande, pour cette méthode précise, de répéter le peignage notamment les jours :

1 ;
5 ;
9 ;
13.

Puis d’effectuer une vérification supplémentaire autour du :

17e jour.

Cette méthode nécessite de la patience et une technique rigoureuse.

Elle peut être particulièrement intéressante lorsque l’on souhaite éviter certains traitements ou lorsque ceux-ci ne sont pas appropriés.

Peut-on mettre de l’après-shampoing avant un traitement médicamenteux ?

Attention : cela dépend de la méthode choisie.

Pour le wet combing, l’après-shampoing est justement utilisé pour faciliter le peignage.

Mais avant certains traitements médicamenteux anti-poux, le CDC recommande de ne pas utiliser :

après-shampoing

ou

shampoing combiné shampoing/après-shampoing.

Ils peuvent modifier l’efficacité de certains produits.

Il faut donc suivre la notice du traitement utilisé.

Peut-on utiliser de l’huile d’olive contre les poux ?

Ce n’est pas un traitement dont l’efficacité est suffisamment démontrée.

Le CDC indique qu’il ne dispose pas de preuves scientifiques permettant de considérer comme traitements efficaces l’étouffement des poux avec :

– huile d’olive ;
– mayonnaise ;
– beurre ;
– margarine ;
– produits similaires.

Le fait qu’une substance soit huileuse ne signifie donc pas automatiquement qu’elle élimine correctement une infestation.

Les huiles essentielles fonctionnent-elles ?

Les huiles essentielles comme :

– tea tree ;
– eucalyptus ;
– lavande

sont régulièrement proposées comme remèdes naturels.

Mais les preuves ne sont pas suffisamment robustes pour les considérer comme traitement de référence.

Le NHS ne les recommande pas comme traitement des poux.

Elles peuvent également provoquer :

– irritation ;
– allergie ;
– toxicité en cas de mauvaise utilisation.

Elles ne doivent pas être appliquées pures sur le cuir chevelu d’un enfant.

Les traitements anti-poux sont-ils toxiques ?

Il est préférable d’éviter une formulation aussi générale.

Certains traitements sont des médicaments insecticides.

D’autres traitements agissent essentiellement par un mécanisme physique.

Lorsqu’un médicament autorisé est utilisé correctement et conformément à la notice, il est généralement considéré comme sûr pour les personnes auxquelles il est destiné.

Mais :

plus de produit

ne signifie pas

plus d’efficacité.

Une utilisation excessive peut être dangereuse.

Il faut donc respecter rigoureusement :

– âge ;
– dose ;
– durée ;
– fréquence.

Que faire chez un jeune enfant ?

Tous les traitements ne conviennent pas à tous les âges.

Le CDC recommande de demander conseil à un professionnel de santé avant de traiter un jeune enfant.

L’âge minimum varie fortement selon :

– substance ;
– formulation ;
– réglementation locale.

N’utilisez jamais un produit destiné aux adultes simplement en diminuant arbitrairement la quantité pour un bébé ou un petit enfant.

Grossesse et allaitement

Tous les traitements anti-poux ne possèdent pas les mêmes données pendant :

– grossesse ;
– allaitement.

Une femme enceinte ou allaitante doit donc vérifier l’actif exact et demander conseil :

– au médecin ;
– au pharmacien

avant utilisation lorsqu’un doute existe.

Il ne faut pas supposer qu’un traitement disponible sans ordonnance est automatiquement approprié pendant la grossesse.

Faut-il vérifier toute la famille ?

Oui.

Lorsqu’une personne présente une infestation confirmée, inspectez les membres du foyer et les personnes ayant eu des contacts rapprochés.

Le CDC conseille de traiter les personnes infestées et, selon les circonstances, celles qui partagent le même lit.

Mais il ne faut pas traiter préventivement chaque membre de la famille sans vérifier.

Un traitement inutile peut provoquer :

– irritation ;
– coût ;
– exposition non nécessaire.

Faut-il traiter toute la famille le même jour ?

Toutes les personnes réellement infestées devraient idéalement être prises en charge simultanément.

Sinon, une personne traitée peut être de nouveau contaminée par un proche ayant encore des poux vivants.

Cela ne signifie pas qu’il faut appliquer un produit anti-poux à toute la famille sans diagnostic.

Inspectez d’abord les cheveux.

Faut-il désinfecter toute la maison ?

Non.

Les poux de tête vivent principalement sur l’être humain et survivent peu de temps lorsqu’ils tombent de la tête.

Le risque de transmission à partir :

– du sol ;
– d’un tapis ;
– d’un canapé

est faible.

Il n’est donc pas nécessaire de transformer la maison en zone de désinfection intensive.

Le CDC précise que consacrer énormément de temps et d’argent au nettoyage du domicile n’est pas nécessaire.

Que faut-il nettoyer ?

Une approche ciblée suffit.

On peut notamment s’occuper des objets ayant eu un contact récent avec la tête de la personne infestée.

Par exemple :

– taie d’oreiller ;
– linge de lit récemment utilisé ;
– bonnet ;
– foulard ;
– serviette ;
– certains vêtements.

Le CDC recommande notamment de s’intéresser aux articles utilisés pendant les deux jours précédant le traitement.

Les objets lavables peuvent être lavés et séchés selon les recommandations adaptées au textile.

Mais certaines autorités, comme le NHS, rappellent également qu’un lavage massif du linge à haute température n’est pas nécessaire au contrôle habituel d’une infestation.

L’essentiel reste le traitement des personnes infestées.

Comment nettoyer les peignes et les brosses ?

Le CDC recommande de faire tremper les peignes et brosses utilisés par la personne infestée dans de l’eau chaude pendant environ :

5 à 10 minutes.

La température citée par le CDC est d’au moins environ :

54 °C.

Ne partagez pas les peignes ou brosses pendant la période d’infestation.

Faut-il nettoyer les canapés et les tapis ?

Un passage normal de l’aspirateur sur les endroits où la personne a récemment posé sa tête peut être effectué.

Mais il ne faut pas :

– désinfecter toute la maison ;
– jeter les meubles ;
– traiter les tapis avec des pesticides.

Le risque lié à un pou tombé sur un meuble ou un tapis est très faible.

Faut-il utiliser des bombes insecticides dans la maison ?

Non.

Le CDC déconseille les :

sprays fumigènes

et

foggers insecticides.

Ils ne sont pas nécessaires contre les poux de tête et peuvent être toxiques lorsqu’ils sont :

– inhalés ;
– absorbés par la peau.

Le traitement doit cibler principalement le cuir chevelu de la personne infestée.

Faut-il mettre les peluches dans des sacs pendant plusieurs semaines ?

Ce n’est généralement pas nécessaire de traiter chaque objet de la maison.

Lorsque l’on choisit de mettre de côté un objet non lavable ayant réellement eu un contact récent avec la tête, le CDC mentionne la possibilité de le fermer dans un sac pendant :

deux semaines.

Mais ce niveau de nettoyage ne doit pas être étendu sans raison à toute la maison.

Les poux survivent très peu de temps loin du cuir chevelu.

Un enfant qui a des poux doit-il rester à la maison ?

Non.

Cette ancienne recommandation n’est plus soutenue par les principales autorités pédiatriques.

Le CDC indique qu’un enfant chez qui des poux sont découverts à l’école :

n’a pas besoin d’être renvoyé immédiatement chez lui.

Il peut terminer la journée en évitant autant que possible les contacts tête contre tête.

Le traitement peut commencer à la maison.

L’enfant peut ensuite revenir à l’école après le début d’un traitement approprié.

Faut-il attendre qu’il n’y ait plus aucune lente pour retourner à l’école ?

Non.

Les politiques appelées :

no-nit policies

qui exigent qu’un enfant n’ait plus aucune lente avant de revenir en classe sont déconseillées par :

– American Academy of Pediatrics ;
– National Association of School Nurses.

Les raisons sont notamment que :

– les lentes mortes peuvent rester longtemps sur le cheveu ;
– elles sont très difficiles à transmettre d’une personne à l’autre ;
– elles sont souvent confondues avec des pellicules ou d’autres particules ;
– l’exclusion scolaire inutile pénalise l’enfant.

La présence de quelques anciennes lentes n’est donc pas une raison médicale suffisante pour maintenir un enfant à la maison.

Les poux sont-ils un problème d’hygiène ?

Non.

Avoir des poux ne signifie pas :

– être sale ;
– se laver insuffisamment ;
– vivre dans une maison sale.

Les poux peuvent vivre sur des cheveux :

propres

ou

gras.

Le principal facteur est l’exposition à une personne infestée.

Il est important de le rappeler afin d’éviter :

– honte ;
– stigmatisation ;
– moqueries chez les enfants.

Peut-on prévenir complètement les poux ?

Il n’existe pas de méthode permettant de garantir qu’un enfant n’attrapera jamais de poux.

La mesure principale consiste à limiter certains contacts à risque.

Encouragez notamment les enfants à éviter :

– contacts prolongés tête contre tête ;
– partage des brosses ;
– partage des peignes ;
– échange de bonnets ou foulards.

Inspecter les cheveux lorsqu’un cas est signalé dans l’entourage permet également de détecter une infestation plus tôt.

Faut-il utiliser régulièrement un traitement anti-poux en prévention ?

Non.

Les lotions ou médicaments anti-poux ne doivent pas être utilisés régulièrement sur une personne non infestée simplement « au cas où ».

Le NHS déconseille l’utilisation préventive des lotions et sprays médicamenteux.

Ils peuvent notamment :

– irriter le cuir chevelu ;
– exposer inutilement à des substances actives.

Un peigne de détection peut être utilisé lorsqu’une surveillance est nécessaire.

Pourquoi les démangeaisons peuvent-elles continuer après le traitement ?

Une démangeaison persistante ne signifie pas automatiquement que les poux sont encore vivants.

La peau peut rester irritée après :

– les piqûres ;
– le grattage ;
– le traitement lui-même.

L’AAP indique que les démangeaisons peuvent persister pendant un certain temps après un traitement réussi.

Le bon critère de contrôle est donc surtout :

la présence ou non de poux vivants.

Il ne faut pas répéter plusieurs traitements uniquement parce que la tête gratte encore.

Quand demander conseil au pharmacien ou au médecin ?

Demandez conseil lorsque :

– vous n’êtes pas certain qu’il s’agisse réellement de poux ;
– le traitement a été correctement utilisé mais des poux vivants persistent ;
– plusieurs traitements ont déjà échoué ;
– le cuir chevelu présente des plaies importantes ;
– une infection semble apparaître ;
– la personne est très jeune ;
– la personne est enceinte ou allaitante ;
– une réaction importante apparaît après le produit.

Il faut également demander conseil avant de multiplier les traitements ou de changer plusieurs fois de produit.

Comment savoir si le traitement a réussi ?

Après le traitement :

– inspectez régulièrement les cheveux ;
– utilisez le peigne si cela correspond à votre stratégie ;
– recherchez surtout des poux vivants.

Quelques anciennes lentes peuvent rester fixées.

Cela ne signifie pas nécessairement que le traitement a échoué.

Si aucun pou vivant n’est retrouvé au fil des contrôles et qu’aucune nouvelle infestation ne se développe, le traitement peut être considéré comme efficace.

Poux de tête : ce qu’il faut retenir

Les poux de tête sont de petits parasites qui vivent principalement sur le cuir chevelu et se nourrissent de sang humain.

Ils :

– ne volent pas ;
– ne sautent pas ;
– se transmettent principalement par contact direct tête contre tête.

Avoir des poux n’est pas un signe de mauvaise hygiène.

Le meilleur moyen de confirmer une infestation est de trouver un pou vivant ou une nymphe.

Les lentes sont solidement attachées aux cheveux et peuvent être confondues avec des pellicules.

Une lente située loin du cuir chevelu peut être ancienne, vide ou morte.

Les traitements doivent être choisis selon :

– l’âge ;
– l’actif ;
– les indications du fabricant ;
– les recommandations du pharmacien ou du médecin.

Certains traitements doivent être répétés environ une semaine plus tard parce qu’ils tuent les poux mais pas suffisamment les œufs.

D’autres ne nécessitent pas systématiquement de deuxième traitement.

Le peigne fin peut aider à détecter et retirer :

– poux ;
– nymphes ;
– lentes.

Le wet combing constitue également une méthode mécanique possible lorsqu’il est réalisé de manière rigoureuse et répétée.

Les remèdes maison comme :

– huile d’olive ;
– mayonnaise ;
– beurre

ne possèdent pas de preuves suffisantes pour être considérés comme traitements fiables.

Les huiles essentielles ne constituent pas non plus un traitement recommandé de routine et peuvent provoquer des réactions indésirables.

Il n’est pas nécessaire de désinfecter toute la maison.

Les poux survivent peu de temps loin de la tête et la transmission par les meubles est faible.

Concentrez le nettoyage sur les objets ayant récemment été en contact avec les cheveux et évitez les insecticides fumigènes.

Enfin, un enfant atteint de poux n’a pas besoin d’être exclu de l’école jusqu’à disparition de toutes les lentes.

Il peut généralement retourner en classe après avoir commencé un traitement approprié.

Les politiques exigeant « zéro lente » avant le retour à l’école ne sont pas recommandées par les principales autorités pédiatriques.

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif. Pour un jeune enfant, une grossesse, un échec répété du traitement ou une réaction cutanée importante, demandez conseil à un médecin ou à un pharmacien.

Sources

Centers for Disease Control and Prevention — About Head Lice.

Centers for Disease Control and Prevention — Treatment of Head Lice.

Centers for Disease Control and Prevention — Providing Care for Individuals with Head Lice.

Centers for Disease Control and Prevention — Clinical Care of Head Lice.

American Academy of Pediatrics — Head Lice: Clinical Report.

NHS — Head lice and nits.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *