Conseils beauté
Comment éviter ou limiter l’acné liée au port du masque ?
Maskné : acné liée au port du masque, causes, prévention et traitements
Des boutons apparaissent exactement sur les joues, le menton ou autour de la bouche après plusieurs heures avec un masque ?
Ce phénomène est souvent appelé :
maskné
ou
maskne.
Ce terme est devenu particulièrement populaire pendant la pandémie de COVID-19, mais le problème n’est pas limité à cette période.
Les professionnels de santé et d’autres personnes portant régulièrement :
– masque chirurgical ;
– masque médical ;
– respirateur de type FFP2, N95 ou équivalent ;
– autre équipement couvrant longtemps le visage
peuvent également présenter des problèmes cutanés.
Le « maskné » correspond généralement à une forme d’acné mécanique, appelée :
acne mechanica.
Le masque peut :
– augmenter la chaleur locale ;
– retenir davantage d’humidité ;
– créer une occlusion ;
– exercer une pression ;
– frotter contre la peau.
Chez une personne prédisposée à l’acné, cette combinaison peut favoriser ou aggraver :
– comédons ;
– petites papules ;
– pustules ;
– boutons inflammatoires.
Mais tous les boutons ou toutes les rougeurs sous un masque ne sont pas de l’acné.
Un masque peut également favoriser ou aggraver :
– dermatite irritative ;
– dermatite allergique de contact ;
– rosacée ;
– dermatite séborrhéique ;
– sécheresse ;
– lésions dues à la pression.
Identifier le problème avant de multiplier les produits est donc important.
Qu’est-ce que le maskné ?
Maskné est la contraction populaire de :
mask
et
acné.
Ce n’est pas une nouvelle maladie créée par la COVID-19.
Le mécanisme était déjà connu en dermatologie sous le nom :
acne mechanica.
L’acné mécanique apparaît lorsqu’un objet ou un vêtement crée de manière répétée :
– friction ;
– pression ;
– chaleur ;
– transpiration ;
– occlusion
sur une zone prédisposée.
Cela peut se produire sous :
– casque ;
– mentonnière ;
– équipement sportif ;
– vêtement très serré ;
– masque facial.
L’American Academy of Dermatology décrit l’acne mechanica comme une acné favorisée par la chaleur et la transpiration emprisonnées contre la peau ainsi que par les frottements répétés.
Pourquoi un masque peut-il favoriser l’acné ?
Plusieurs phénomènes se combinent.
Humidité
L’air expiré contient de l’humidité.
Sous un masque, cette humidité peut augmenter localement.
Chaleur
La température de la peau sous le masque peut être plus élevée.
Transpiration
Lorsqu’il fait chaud ou pendant une activité physique, la sueur augmente encore l’humidité.
Friction
Le masque se déplace légèrement lorsque vous :
– parlez ;
– respirez ;
– bougez la mâchoire.
Ce mouvement répété peut irriter les follicules.
Pression
Certaines zones sont particulièrement exposées :
– arête du nez ;
– joues ;
– menton ;
– derrière les oreilles.
Occlusion
L’environnement fermé sous le masque peut modifier les conditions à la surface de la peau et favoriser l’obstruction folliculaire chez certaines personnes.
Tous ces facteurs peuvent contribuer à une poussée chez une peau déjà sujette à l’acné.
Le masque empêche-t-il la peau de respirer ?
Non.
La peau ne respire pas comme :
les poumons.
Elle reçoit principalement l’oxygène nécessaire par :
la circulation sanguine.
Un masque ne provoque donc pas l’acné parce qu’il empêcherait l’épiderme de « respirer ».
De la même manière, le sébum n’a pas besoin d’être évacué par une respiration de la peau.
Le mécanisme est principalement lié à :
– occlusion ;
– friction ;
– chaleur ;
– humidité ;
– transpiration ;
– susceptibilité individuelle à l’acné.
Le masque bloque-t-il le sébum sous la peau ?
Pas exactement.
Le sébum est produit par les glandes sébacées puis rejoint la surface de la peau via le follicule pilo-sébacé.
Un masque ne bouche pas mécaniquement tous ces conduits comme un couvercle.
En revanche, l’environnement sous le masque peut favoriser :
– accumulation de sébum en surface ;
– transpiration ;
– irritation ;
– occlusion folliculaire.
Chez une peau acnéique, cela peut contribuer à la formation de nouvelles lésions.
Pourquoi certaines personnes ont-elles du maskné et d’autres non ?
La sensibilité varie énormément.
Les personnes ayant déjà :
– peau grasse ;
– acné ;
– tendance aux comédons ;
– antécédents d’acne mechanica
peuvent être davantage concernées.
D’autres facteurs interviennent :
– durée de port ;
– chaleur ;
– transpiration ;
– type de masque ;
– ajustement ;
– produits cosmétiques appliqués dessous ;
– irritation préexistante.
Une personne qui n’a jamais eu d’acné peut néanmoins développer quelques lésions sous une forte occlusion.
À quoi ressemble le maskné ?
Les lésions apparaissent principalement dans les zones couvertes par le masque.
Par exemple :
– joues ;
– menton ;
– contour de la bouche ;
– mâchoire.
On peut observer :
– petites bosses ;
– points blancs ;
– points noirs ;
– papules rouges ;
– pustules.
Les premiers signes d’acne mechanica peuvent être de petites irrégularités rugueuses que l’on sent parfois davantage au toucher qu’on ne les voit.
Si les frottements continuent, elles peuvent évoluer vers des lésions inflammatoires plus visibles.
Les boutons sous le masque sont-ils toujours du maskné ?
Non.
C’est une distinction essentielle.
Une rougeur sous le masque peut également correspondre à :
dermatite irritative de contact.
Une éruption qui brûle ou démange peut parfois correspondre à :
dermatite allergique.
Une peau rouge avec boutons ressemblant à l’acné peut être une :
rosacée.
Des squames autour :
– du nez ;
– de la moustache ;
– du menton
peuvent faire évoquer une dermatite séborrhéique.
Avant de traiter toute éruption comme une acné, regardez donc l’ensemble des symptômes.
Maskné ou irritation : comment faire la différence ?
Une acné présente généralement des lésions folliculaires comme :
– comédons ;
– papules ;
– pustules.
Une dermatite irritative provoque plus volontiers :
– rougeur diffuse ;
– brûlure ;
– tiraillement ;
– desquamation ;
– peau sensible.
La peau peut également devenir :
– sèche ;
– fissurée ;
– douloureuse.
Il est possible d’avoir simultanément :
acné + irritation.
Dans ce cas, utiliser davantage d’acide salicylique ou d’autres actifs agressifs peut empirer le problème.
Maskné ou rosacée ?
La rosacée peut provoquer :
– rougeur persistante ;
– bouffées vasomotrices ;
– sensation de chaleur ;
– picotements ;
– papules et pustules.
Elle touche généralement la partie centrale du visage.
Contrairement à l’acné, elle ne produit habituellement pas beaucoup de :
comédons.
Le port du masque peut aggraver une rosacée chez certaines personnes en raison :
– de la chaleur ;
– de l’occlusion ;
– du frottement.
Si vous ne savez pas s’il s’agit d’acné ou de rosacée, un dermatologue peut éviter un traitement inadapté.
Pourquoi le frottement est-il important ?
Une friction répétée irrite la peau et les follicules.
AAD explique que dans l’acne mechanica, le frottement d’un équipement contre une peau :
– chaude ;
– transpirante
favorise les poussées.
C’est pourquoi un masque qui :
– glisse constamment ;
– se déplace lorsque vous parlez ;
– exerce une forte pression sur certains points
peut poser davantage de problèmes.
Mais la solution n’est pas de porter un masque volontairement trop lâche si celui-ci doit assurer une protection respiratoire.
Le masque doit-il être porté lâche pour protéger la peau ?
Non.
C’est une erreur importante.
Un masque ou un respirateur doit conserver l’ajustement nécessaire à sa fonction de protection.
Pour un respirateur de type :
FFP2
N95
ou équivalent,
l’étanchéité et l’ajustement sur le visage font partie de son efficacité.
Il ne faut donc pas sacrifier la protection respiratoire pour éviter quelques boutons.
L’objectif est plutôt d’obtenir un ajustement :
correct
et
aussi confortable que possible.
Un masque qui glisse constamment peut lui aussi augmenter les frottements.
FFP2, masque chirurgical ou tissu : lequel est meilleur pour la peau ?
La priorité doit être le niveau de protection nécessaire à la situation.
Un respirateur ajusté de type FFP2 ou N95 exerce généralement davantage de :
– pression ;
– occlusion
qu’un masque médical plus lâche.
DermNet rapporte d’ailleurs davantage de réactions cutanées avec certains respirateurs très ajustés.
Cela ne signifie pas qu’il faut choisir une protection moins efficace lorsqu’un respirateur est nécessaire.
Le choix doit d’abord répondre :
– au risque respiratoire ;
– aux règles professionnelles ;
– aux recommandations de santé.
La routine cutanée est ensuite adaptée au masque nécessaire.
Faut-il changer de masque toutes les quatre heures ?
Il n’existe pas une règle dermatologique universelle selon laquelle :
« tout masque doit être jeté exactement après quatre heures ».
Les recommandations dépendent du :
– type de masque ;
– dispositif ;
– contexte professionnel ;
– fabricant ;
– niveau de contamination ;
– humidité.
Un masque devenu :
– humide ;
– sale ;
– endommagé
doit généralement être remplacé.
Pour un respirateur comme N95, les recommandations actuelles du CDC demandent notamment de suivre :
les instructions du fabricant
concernant sa durée d’utilisation et son remplacement.
Une règle ancienne issue d’un contexte particulier de la pandémie ne doit pas devenir une règle universelle de soins de la peau.
Que faire lorsqu’un masque devient humide ?
Remplacez-le lorsqu’il n’est plus adapté à l’utilisation.
Un masque humide crée également un environnement moins favorable pour la peau.
L’humidité augmente :
– macération ;
– friction ;
– irritation.
Le CDC recommande de ne pas continuer à utiliser un masque :
humide
ou
sale.
Pour un dispositif médical ou professionnel, suivez également les protocoles spécifiques de votre établissement.
Un masque jetable peut-il être porté plusieurs jours ?
Un masque jetable n’est pas conçu comme un masque textile lavable.
Le CDC recommande notamment de jeter les masques faciaux jetables après leur utilisation conformément aux instructions et de les remplacer lorsqu’ils deviennent :
– humides ;
– sales.
Pour les respirateurs comme N95, la durée et les conditions de remplacement doivent suivre :
les instructions du fabricant
et les éventuels protocoles professionnels.
Ne lavez pas un dispositif jetable sauf si son fabricant prévoit explicitement une procédure particulière.
Comment laver un masque textile ?
Suivez les instructions du fabricant.
Les recommandations modernes ne reposent pas sur une règle universelle comme :
« exactement 30 minutes à 60 °C ».
Le CDC recommande notamment que les masques en tissu soient lavés :
au moins quotidiennement
ou
dès qu’ils deviennent sales ou humides.
Ils doivent ensuite être complètement séchés.
Si votre peau est sensible, un détergent :
sans parfum
peut réduire le risque d’irritation.
Il faut également vérifier qu’après plusieurs lavages, le masque conserve :
– sa forme ;
– son ajustement ;
– son intégrité.
Faut-il laver le visage après chaque retrait du masque ?
Pas nécessairement à chaque retrait de quelques minutes.
Un lavage excessif peut lui-même :
– irriter ;
– dessécher ;
– altérer la barrière.
Pour une peau acnéique, AAD recommande généralement un nettoyage doux jusqu’à :
deux fois par jour
et
après une forte transpiration.
Après plusieurs heures avec un masque, particulièrement si la peau est :
– très humide ;
– transpirante ;
– grasse,
un nettoyage doux peut être utile.
Mais évitez de laver le visage dix fois par jour simplement parce que vous avez retiré puis remis le masque.
Quel nettoyant utiliser ?
Privilégiez un nettoyant :
– doux ;
– non abrasif ;
– bien toléré.
Évitez de frotter avec :
– brosse ;
– gant ;
– éponge abrasive.
Utilisez :
les doigts
et de l’eau tiède.
L’objectif est de retirer :
– sueur ;
– excès de sébum ;
– résidus
sans décaper la peau.
Faut-il « purifier » profondément la peau après le masque ?
Non.
Une peau qui a passé plusieurs heures sous un masque n’est pas remplie de :
« toxines »
qu’il faudrait extraire.
Un nettoyage très agressif peut au contraire augmenter :
– irritation ;
– inflammation ;
– sécheresse.
Il n’est généralement pas nécessaire d’utiliser systématiquement :
– scrub ;
– peeling ;
– brosse nettoyante ;
– masque purifiant agressif.
Une routine douce est souvent plus efficace.
Faut-il hydrater une peau grasse sous le masque ?
Oui si elle en a besoin.
Une peau peut être :
grasse
et
irritée.
Le frottement et l’humidité peuvent fragiliser la barrière cutanée.
AAD recommande notamment un hydratant :
non comédogène
et
sans parfum
pour prévenir certains problèmes liés au masque.
La texture peut être adaptée au type de peau.
Par exemple :
Peau grasse
Gel léger.
Peau normale ou mixte
Lotion.
Peau sèche
Crème.
L’objectif est de protéger la barrière sans créer une couche inutilement lourde.
Quels ingrédients hydratants peuvent être utiles ?
AAD cite notamment :
– céramides ;
– acide hyaluronique ;
– dimethicone.
La dimethicone peut notamment contribuer à former une barrière protectrice réduisant certains frottements et irritations.
La glycérine peut également être intéressante comme humectant dans une formule hydratante.
Le meilleur choix reste celui qui est :
– bien toléré ;
– non comédogène si vous avez de l’acné ;
– adapté à votre peau.
Combien de temps avant le masque faut-il appliquer l’hydratant ?
Laissez idéalement le produit se répartir correctement avant de mettre le masque.
Le but est d’éviter une couche :
– très humide ;
– collante ;
– épaisse
qui augmenterait elle-même l’inconfort.
Il n’existe pas une durée universelle identique pour tous les produits.
Une fine couche qui a eu le temps de former son film est généralement plus pratique.
Une crème très grasse protège-t-elle mieux ?
Pas nécessairement.
Une peau très sèche peut bénéficier d’une crème riche.
Mais sous un masque, une formule très épaisse peut être inconfortable chez une personne à peau :
– grasse ;
– acnéique.
Il faut rechercher un équilibre entre :
protection de la barrière
et
bonne tolérance sous occlusion.
Une personne à tendance acnéique peut préférer un gel ou une lotion non comédogène.
Peut-on mettre de la vaseline sous le masque ?
Cela dépend du problème et de la zone.
AAD recommande notamment du petrolatum le soir sur certaines petites zones :
irritées
ou
à vif
afin de protéger la peau pendant sa cicatrisation.
Mais étaler une couche épaisse de petrolatum sur tout un visage acnéique juste avant plusieurs heures de masque n’est pas nécessairement la meilleure stratégie.
Pour prévenir les frottements, des produits barrières conçus pour cet usage peuvent être plus appropriés.
En cas d’équipement professionnel nécessitant une étanchéité précise, un produit appliqué sous la zone de contact ne doit pas compromettre :
le fit
ou
la sécurité du respirateur.
Qu’est-ce qu’un film barrière sans alcool ?
Certains produits forment une fine couche protectrice sur la peau.
Ils sont parfois appelés :
no-sting barrier film.
AAD mentionne leur utilisation sur une peau irritée sous le masque.
Ils peuvent contribuer à diminuer :
– friction ;
– irritation.
Mais leur utilisation doit rester compatible avec :
– le masque ;
– son ajustement ;
– les recommandations professionnelles.
Peut-on porter du maquillage sous le masque ?
Oui, mais il peut être utile d’en utiliser moins si vous développez des boutons.
AAD indique que sous un masque, le maquillage peut favoriser davantage :
l’occlusion
et
les imperfections
chez certaines personnes.
Si vous souhaitez vous maquiller, privilégiez :
– produits non comédogènes ;
– couches légères.
Évitez d’accumuler sur la zone couverte :
– primer très épais ;
– fond de teint lourd ;
– correcteur ;
– poudre ;
– autres couches
si vous constatez que cela augmente vos poussées.
Faut-il arrêter complètement le fond de teint ?
Pas nécessairement.
Si votre peau le tolère bien, le fond de teint peut être utilisé.
Mais si une poussée apparaît précisément sous le masque, vous pouvez essayer temporairement :
– moins de produit ;
– maquillage seulement sur les zones découvertes ;
– formule non comédogène.
Pendant une irritation importante, AAD conseille même de laisser la zone affectée sans maquillage lorsque cela est possible.
Comment traiter un maskné léger ?
Le traitement dépend du type de lésions.
Pour de petites imperfections liées à l’acne mechanica, l’acide salicylique peut être utile.
AAD cite notamment :
acide salicylique
pour aider à désobstruer les pores dans l’acné mécanique.
Il peut être utilisé selon la formulation sous forme de :
– nettoyant ;
– traitement leave-on.
Mais il faut tenir compte de la tolérance.
Sous un masque, une peau déjà irritée peut réagir davantage aux actifs.
L’acide salicylique convient-il à tout le monde ?
Non.
Il peut provoquer :
– sécheresse ;
– picotements ;
– irritation.
Si la peau est :
– rouge ;
– brûlante ;
– fissurée ;
– très irritée,
AAD recommande même de mettre temporairement en pause certains traitements irritants, dont l’acide salicylique, jusqu’à amélioration de la barrière.
Il faut donc traiter :
l’acné
sans oublier :
l’irritation.
Le benzoyl peroxide peut-il aider ?
Oui dans une véritable acné inflammatoire.
Le benzoyl peroxide est un traitement important de l’acné.
Il peut notamment diminuer les lésions inflammatoires et agir sur :
Cutibacterium acnes.
Cependant, il peut provoquer :
– sécheresse ;
– rougeur ;
– irritation.
Sous une zone déjà soumise à plusieurs heures d’occlusion, commencez prudemment.
Une concentration plus élevée n’est pas automatiquement plus efficace pour chaque personne.
Il peut également décolorer :
– textile ;
– serviette ;
– taie d’oreiller.
Et les rétinoïdes ?
Des rétinoïdes topiques comme l’adapalène peuvent être très utiles pour une acné véritable, notamment pour prévenir :
– comédons ;
– nouvelles lésions.
Mais ils peuvent également provoquer au début :
– irritation ;
– sécheresse ;
– desquamation.
Si le masque a déjà rendu la peau très irritée, ce n’est pas nécessairement le meilleur moment pour commencer plusieurs nouveaux actifs agressifs.
AAD conseille notamment de ne pas introduire brutalement un rétinoïde lorsque la peau est déjà sensibilisée par le port du masque.
Si vous utilisiez déjà un rétinoïde bien toléré, il peut souvent être poursuivi avec une fréquence adaptée.
Pourquoi ne faut-il pas traiter agressivement le maskné ?
Parce qu’il existe souvent deux problèmes simultanés :
acné
et
barrière irritée.
Accumuler :
– acide salicylique ;
– benzoyl peroxide ;
– rétinol ;
– AHA ;
– scrub ;
– masque à l’argile
peut transformer quelques imperfections en :
dermatite irritative.
Une peau qui brûle n’est pas une peau mieux traitée.
Commencez avec une routine simple et ajoutez les actifs progressivement.
Peut-on utiliser un sérum anti-imperfections sous le masque ?
Oui s’il est adapté à la peau et bien toléré.
Mais le terme :
« sérum équilibrant »
ne garantit rien à lui seul.
Regardez surtout les actifs.
Par exemple :
– acide salicylique ;
– niacinamide ;
– acide azélaïque ;
– autres ingrédients selon la formule.
Le choix dépend du type d’acné.
Un sérum contenant beaucoup :
– d’alcool ;
– de parfum ;
– d’acides
peut être mal toléré sous occlusion.
La niacinamide peut-elle être utile ?
La niacinamide peut être intéressante comme actif complémentaire.
Elle peut notamment contribuer à :
– soutenir la barrière ;
– améliorer certains paramètres du sébum ;
– réduire certaines manifestations inflammatoires.
Elle est généralement bien tolérée.
Mais elle ne doit pas être présentée comme un traitement équivalent à tous les médicaments anti-acné.
Pour une acné importante, elle constitue davantage :
un complément
qu’une solution unique.
L’acide azélaïque peut-il être utilisé ?
Oui.
L’acide azélaïque peut être intéressant pour certaines personnes présentant :
– acné inflammatoire légère à modérée ;
– comédons ;
– hyperpigmentation post-inflammatoire.
Il est également utilisé dans certaines prises en charge de rosacée.
Cela peut être intéressant lorsque boutons et marques coexistent.
Mais une peau très irritée par le masque peut ressentir :
– picotements ;
– brûlure.
Il faut alors adapter progressivement l’utilisation.
Faut-il utiliser un gommage ?
Généralement non lorsque le problème est déjà irrité.
Un scrub mécanique ajoute encore :
friction
sur une peau qui subit déjà les frottements du masque.
AAD rappelle qu’une exfoliation trop agressive peut provoquer :
– irritation ;
– rougeur ;
– poussée d’acné.
Si une exfoliation est nécessaire, un produit chimique doux et adapté à la peau est généralement plus contrôlable qu’un frottement intense.
Faut-il percer les boutons ?
Non.
Presser les lésions augmente le risque :
– d’inflammation ;
– d’hyperpigmentation ;
– de cicatrice.
Cela est particulièrement problématique sous un masque car la zone sera ensuite exposée à :
– friction ;
– chaleur ;
– humidité.
Une lésion manipulée peut donc devenir encore plus irritée.
Faut-il désinfecter le visage avec de l’alcool ?
Non.
L’alcool n’est pas un traitement de routine du maskné.
Des produits très dégraissants peuvent altérer la barrière et provoquer :
– sécheresse ;
– brûlure ;
– dermatite.
Utilisez plutôt :
un nettoyant doux.
L’objectif n’est pas de stériliser le visage.
Cutibacterium acnes fait normalement partie de l’écosystème cutané.
Le maskné est-il une infection ?
Non.
L’acné n’est pas simplement une infection acquise parce qu’un masque serait « plein de bactéries ».
Plusieurs mécanismes interviennent :
– obstruction folliculaire ;
– sébum ;
– inflammation ;
– Cutibacterium acnes ;
– friction ;
– occlusion.
Un masque sale peut évidemment augmenter :
– irritation ;
– contamination ;
– inconfort.
Mais nettoyer le masque ne suffit pas à « désinfecter l’acné ».
Que faire en cas de sécheresse sous le masque ?
Réduisez les produits irritants.
Utilisez :
– nettoyant doux ;
– hydratant sans parfum.
Selon votre peau, recherchez par exemple :
– céramides ;
– glycérine ;
– acide hyaluronique ;
– dimethicone.
Évitez temporairement si la peau brûle :
– exfoliants ;
– scrub ;
– acides forts ;
– rétinol ;
– peeling maison.
Une fois la barrière améliorée, les traitements anti-acné peuvent être réintroduits progressivement.
Que faire si le nez ou les joues deviennent douloureux ?
Une douleur exactement sur les zones de pression peut correspondre davantage à :
une irritation mécanique
qu’à de l’acné.
Vérifiez :
– ajustement du masque ;
– points de pression ;
– état de la peau.
Certaines protections cutanées peuvent être utilisées lorsqu’elles sont compatibles avec le dispositif.
Dans un contexte professionnel avec respirateur ajusté, ne modifiez pas arbitrairement :
– structure ;
– joint ;
– position
du respirateur.
Une protection ajoutée sous son bord peut affecter l’étanchéité.
Les règles de sécurité professionnelle restent prioritaires.
Que faire si les oreilles deviennent irritées ?
Les boucles peuvent provoquer :
– pression ;
– rougeur ;
– irritation.
Lorsque le niveau de protection requis le permet, un autre système de fixation adapté peut être plus confortable.
AAD évoque notamment l’alternance de différents types :
– d’attaches ;
– de boucles
pour réduire la pression répétée au même endroit.
Mais le masque doit toujours rester :
correctement ajusté.
Peut-on faire des pauses sans masque pour laisser respirer la peau ?
Une pause peut diminuer :
– pression ;
– chaleur ;
– humidité.
Mais uniquement lorsqu’il est sûr de retirer le masque.
AAD a notamment décrit des pauses chez certains professionnels de santé lorsque les conditions permettaient de retirer le masque en toute sécurité.
Il ne faut jamais enlever un respirateur dans une situation où il est nécessaire pour :
– infection ;
– exposition professionnelle ;
– autre danger respiratoire
simplement pour « laisser la peau respirer ».
Le terme correct est plutôt :
laisser diminuer l’humidité et la pression
que
faire respirer la peau.
Quelle routine avant de porter un masque ?
Une routine simple suffit.
Étape 1
Nettoyant doux si nécessaire.
Étape 2
Hydratant adapté :
– léger pour peau grasse ;
– plus riche pour peau sèche.
Choisissez idéalement :
non comédogène
si vous êtes sujet à l’acné.
Étape 3
Protection solaire sur les zones exposées et, selon la situation, sur le visage si une exposition aux UV est prévue.
Étape 4
Laissez les produits former leur film.
Étape 5
Mettez un masque :
– propre ;
– sec ;
– correctement ajusté.
Évitez d’ajouter plusieurs nouveaux actifs irritants juste avant plusieurs heures de port.
Quelle routine après plusieurs heures de masque ?
Si la peau est :
transpirante
ou
sale,
nettoyez doucement.
Ensuite :
1. Séchez sans frotter.
2. Appliquez un hydratant non comédogène.
3. Utilisez votre traitement anti-acné si votre peau le tolère et selon votre routine habituelle.
Si la peau est très irritée :
priorité à la barrière.
Réduisez temporairement les actifs agressifs.
Quelle routine pour maskné avec peau grasse ?
Matin
1. Nettoyant doux.
2. Hydratant léger non comédogène.
3. Protection solaire adaptée.
4. Masque propre et sec.
Soir
1. Nettoyage doux.
2. Traitement anti-acné adapté.
3. Hydratant léger si nécessaire.
Un nettoyant ou traitement à l’acide salicylique peut être intéressant lorsque les comédons dominent, à condition que la peau le tolère.
Quelle routine pour maskné avec peau sèche ou sensible ?
Matin
1. Nettoyage très doux ou simple rinçage selon les besoins.
2. Hydratant sans parfum.
3. Protection solaire adaptée.
4. Masque correctement ajusté.
Soir
1. Nettoyage doux.
2. Hydratant.
Les actifs anti-acné sont introduits :
progressivement.
Si la peau présente déjà :
– brûlure ;
– desquamation ;
– fissures,
commencez par restaurer la barrière.
Quelle routine si on utilise déjà un traitement anti-acné ?
Ne modifiez pas tout automatiquement.
Si votre traitement fonctionne et reste bien toléré :
continuez-le selon les recommandations.
Mais si le masque provoque une irritation importante, il peut être nécessaire d’adapter temporairement :
– fréquence ;
– quantité ;
– association d’actifs.
Ne doublez pas les doses parce que de nouveaux boutons apparaissent.
Si le problème persiste, un dermatologue peut modifier le protocole.
Le masque provoque-t-il davantage de taches brunes ?
Indirectement, oui chez certaines personnes.
L’inflammation provoquée par :
– bouton ;
– irritation ;
– frottement
peut laisser une :
hyperpigmentation post-inflammatoire.
Ce problème est particulièrement visible chez certains phototypes plus pigmentés.
Éviter :
– grattage ;
– manipulation ;
– traitement trop agressif
peut réduire ce risque.
Une protection solaire adaptée reste également importante sur les zones exposées.
Le masque protège-t-il totalement du soleil ?
Non.
Le niveau de protection UV dépend notamment :
– du matériau ;
– de sa couleur ;
– de son épaisseur ;
– de sa transmission réelle.
Il ne faut donc pas considérer n’importe quel masque facial comme équivalent à :
un écran solaire testé.
Les zones non couvertes doivent être protégées normalement.
Selon l’exposition et le type de masque, une photoprotection du visage reste également pertinente.
Peut-on prévenir complètement le maskné ?
Pas toujours.
Certaines personnes doivent porter un masque bien ajusté pendant de longues périodes.
L’objectif réaliste est donc de réduire :
– friction ;
– humidité excessive ;
– irritation ;
– obstruction des pores.
Les mesures les plus utiles sont :
– masque propre ;
– remplacement lorsqu’il est humide ou sale ;
– ajustement correct ;
– routine douce ;
– hydratant adapté ;
– produits non comédogènes ;
– traitement anti-acné adapté lorsque nécessaire.
Quand faut-il consulter ?
Consultez un dermatologue lorsque :
– l’acné devient importante ;
– des nodules profonds apparaissent ;
– les lésions sont douloureuses ;
– des cicatrices commencent à se former ;
– les boutons persistent malgré 6 à 8 semaines de soins adaptés ;
– la peau devient très inflammatoire ;
– vous ne savez pas s’il s’agit d’acné, de rosacée ou de dermatite.
Consultez également si une zone sous le masque développe :
– plaie ;
– ulcération ;
– suintement ;
– croûtes importantes ;
– gonflement ;
– douleur croissante ;
– signes d’infection.
Un professionnel portant quotidiennement un respirateur et développant des lésions de pression peut également nécessiter une adaptation spécifique qui respecte les exigences de protection au travail.
Maskné : les erreurs à éviter
Croire que la peau ne respire plus
Le masque n’étouffe pas la peau comme on empêcherait les poumons de respirer.
Croire que le sébum est normalement évacué par la respiration cutanée
Ce mécanisme n’existe pas.
Desserrer volontairement un respirateur
Cela peut compromettre sa protection.
Décider que tous les masques doivent être changés exactement toutes les quatre heures
Les instructions dépendent du dispositif et de son utilisation.
Continuer à porter un masque mouillé ou sale
Cela peut augmenter irritation et inconfort et ne respecte pas les bonnes pratiques d’utilisation.
Décaper le visage après chaque retrait
Trop de nettoyage peut aggraver la barrière.
Utiliser alcool ou antiseptique sur tout le visage
Ils ne sont pas nécessaires pour traiter l’acné.
Accumuler plusieurs acides et exfoliants
L’irritation peut devenir plus importante que l’acné initiale.
Percer les boutons
Cela augmente le risque de cicatrices et de marques.
Arrêter automatiquement l’hydratant parce que la peau est grasse
Une barrière irritée peut nécessiter une hydratation légère.
Traiter toute rougeur comme de l’acné
Rosacée et dermatite nécessitent une approche différente.
Maskné : ce qu’il faut retenir
Le maskné est le nom populaire donné aux poussées d’acné liées au port du masque.
Il correspond généralement à une forme de :
acne mechanica.
Le mécanisme principal associe :
– friction ;
– pression ;
– chaleur ;
– transpiration ;
– humidité ;
– occlusion.
Le problème n’est pas dû au fait que le masque empêcherait la peau de :
« respirer ».
Le sébum n’a pas non plus besoin d’être évacué par une respiration cutanée.
Le port prolongé d’un masque peut également provoquer ou aggraver d’autres problèmes :
– dermatite irritative ;
– dermatite allergique ;
– rosacée ;
– dermatite séborrhéique ;
– sécheresse ;
– lésions de pression.
Une routine douce est essentielle.
Nettoyez la peau avec :
un nettoyant non abrasif.
Évitez les lavages excessifs et les scrubs.
Un hydratant :
– sans parfum ;
– non comédogène
peut aider à soutenir la barrière.
Selon la peau, des ingrédients comme :
– céramides ;
– acide hyaluronique ;
– dimethicone
peuvent être intéressants.
Pour une véritable acne mechanica légère, l’acide salicylique peut aider à désobstruer les pores.
D’autres traitements classiques de l’acné comme :
– benzoyl peroxide ;
– rétinoïdes ;
– acide azélaïque
peuvent être utilisés selon le type d’acné.
Mais sous un masque, une peau déjà irritée peut tolérer moins bien ces actifs.
Lorsque la peau :
– brûle ;
– pèle ;
– devient très rouge,
il faut parfois diminuer temporairement les produits irritants et restaurer la barrière avant de reprendre progressivement le traitement.
Le maquillage reste possible mais une formule :
non comédogène
et une application légère sont préférables chez une personne sujette aux boutons sous le masque.
Le masque doit rester adapté à sa fonction de protection.
Un FFP2 ou autre respirateur ne doit pas être volontairement desserré pour protéger la peau.
Concernant l’entretien, il n’existe pas une règle universelle de :
« quatre heures maximum ».
Un masque humide ou sale doit être remplacé.
Les masques en tissu doivent être lavés régulièrement selon les recommandations du fabricant.
Pour les respirateurs comme N95 ou équivalents, les instructions du fabricant et les protocoles professionnels doivent être respectés.
Enfin, si les lésions deviennent :
– profondes ;
– douloureuses ;
– cicatricielles
ou ne s’améliorent pas malgré plusieurs semaines de soins adaptés, un dermatologue peut vérifier le diagnostic et proposer un traitement plus efficace.
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent pas les recommandations d’un dermatologue ou les règles de protection respiratoire imposées dans un contexte médical ou professionnel.
Sources
American Academy of Dermatology Association — Is sports equipment causing your acne?
American Academy of Dermatology Association — 10 ways to prevent face mask skin problems.
American Academy of Dermatology Association — Face mask skin problems: DIY treatment.
American Academy of Dermatology Association — Acne: Tips for managing.
American Academy of Dermatology Association — How to safely exfoliate at home.
DermNet — Skin reactions to face masks.
Centers for Disease Control and Prevention / NIOSH — Mask Use and Care.

