Soulager les douleurs musculaires grâce aux plantes

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Douleurs musculaires et articulaires : causes, soulagement et place des remèdes naturels

Mal de dos, raideur de la nuque, douleur au genou, courbatures, tendinite ou douleurs articulaires : les douleurs musculosquelettiques sont extrêmement fréquentes.

Mais elles ne correspondent pas toutes au même problème.

Une douleur peut être liée à :

– un effort inhabituel ;
– une entorse ou une élongation ;
– une tendinopathie ;
– de l’arthrose ;
– une maladie inflammatoire comme la polyarthrite rhumatoïde ;
– une irritation nerveuse ;
– une fibromyalgie ;
– une infection ;
– une blessure ;
– ou différentes autres causes.

Il est donc incorrect de considérer que toute douleur musculaire ou articulaire correspond automatiquement à une inflammation qu’il faudrait « éliminer ».

Le traitement dépend avant tout de la cause.

Les plantes, massages, compléments alimentaires ou autres approches dites naturelles peuvent parfois apporter un soulagement complémentaire.

Mais leur efficacité varie fortement et certaines douleurs nécessitent une prise en charge médicale rapide.

Douleur et inflammation : est-ce la même chose ?

Non.

Une inflammation peut provoquer une douleur, mais toute douleur n’est pas nécessairement inflammatoire.

Une entorse récente peut par exemple provoquer :

– inflammation ;
– gonflement ;
– douleur.

Une polyarthrite rhumatoïde est également une maladie inflammatoire.

Mais une douleur peut aussi être principalement liée à :

– tension musculaire ;
– surcharge mécanique ;
– irritation d’un nerf ;
– sensibilisation du système nerveux ;
– lésion d’un tissu ;
– arthrose.

Dans la fibromyalgie, par exemple, la douleur est notamment associée à des modifications de la manière dont le système nerveux traite les signaux douloureux.

Il serait donc faux d’affirmer que les douleurs de fibromyalgie sont simplement provoquées par une inflammation qui détruit progressivement les tissus.

L’inflammation provoque-t-elle toujours une dégénérescence des tissus ?

Non.

L’inflammation fait partie des mécanismes normaux de défense et de réparation de l’organisme.

Après une blessure, une réaction inflammatoire contrôlée participe notamment au processus de guérison.

Une inflammation persistante liée à certaines maladies peut effectivement contribuer à des lésions tissulaires.

C’est notamment le cas de certaines maladies inflammatoires chroniques lorsqu’elles ne sont pas correctement contrôlées.

Mais il est incorrect d’écrire :

« toute inflammation provoque une dégénérescence des tissus ».

La signification de l’inflammation dépend :

– de sa cause ;
– de son intensité ;
– de sa durée ;
– du tissu concerné.

Quelles sont les principales causes de douleurs musculaires ?

Les douleurs musculaires peuvent apparaître après :

– activité sportive inhabituelle ;
– effort intense ;
– mauvaise adaptation de l’entraînement ;
– étirement excessif ;
– traumatisme ;
– contracture ;
– infection virale ;
– certains médicaments ;
– différentes maladies.

Une douleur apparaissant un ou deux jours après un exercice inhabituel peut correspondre à des courbatures.

Une douleur brutale au moment d’un effort peut davantage évoquer une élongation ou une autre blessure musculaire.

Une douleur importante, persistante ou inexpliquée nécessite davantage d’attention.

Quelles sont les principales causes de douleurs articulaires ?

Une articulation douloureuse peut être liée notamment à :

– arthrose ;
– entorse ;
– traumatisme ;
– goutte ;
– polyarthrite rhumatoïde ;
– autre arthrite inflammatoire ;
– infection articulaire ;
– problème des structures autour de l’articulation.

Le mot :

rhumatismes

est très général.

Il ne désigne pas un diagnostic précis.

Deux personnes affirmant souffrir de « rhumatismes » peuvent donc avoir des maladies complètement différentes.

Qu’est-ce que l’arthrose ?

L’arthrose est une maladie articulaire fréquente.

Elle peut provoquer :

– douleur ;
– raideur ;
– diminution de mobilité ;
– difficultés pour certaines activités.

Elle touche fréquemment notamment :

– genoux ;
– hanches ;
– mains.

L’arthrose ne doit pas être décrite simplement comme une usure mécanique irréversible du cartilage.

L’ensemble de l’articulation peut être impliqué.

Les symptômes peuvent également :

– augmenter ;
– diminuer ;
– connaître des poussées.

Une douleur d’arthrose ne signifie donc pas nécessairement que l’articulation est en train de se « détruire » chaque fois qu’elle fait mal.

Quel est le traitement de base de l’arthrose ?

Les recommandations du NICE considèrent notamment comme traitements fondamentaux :

– information et éducation ;
– exercice thérapeutique adapté ;
– activité physique ;
– gestion du poids lorsque cela est pertinent.

L’exercice constitue une partie essentielle du traitement.

Il peut comprendre selon l’articulation :

– renforcement musculaire ;
– activité aérobique ;
– travail de mobilité.

La douleur peut parfois augmenter légèrement lorsqu’une personne commence à faire de l’exercice.

Cela ne signifie pas automatiquement que l’articulation est endommagée.

Une pratique régulière et adaptée améliore à long terme :

– douleur ;
– fonction ;
– qualité de vie.

Faut-il arrêter de bouger lorsqu’une articulation fait mal ?

Pas systématiquement.

Une blessure aiguë peut nécessiter une diminution temporaire de certaines activités.

Mais l’immobilité prolongée n’est généralement pas souhaitable pour de nombreuses douleurs musculosquelettiques.

Pour l’arthrose notamment, l’exercice est recommandé.

Pour la lombalgie commune, les recommandations encouragent également à continuer les activités normales autant que possible.

La stratégie est donc davantage :

adapter le mouvement

que

supprimer tout mouvement.

Qu’est-ce que la polyarthrite rhumatoïde ?

La polyarthrite rhumatoïde est différente de l’arthrose.

Il s’agit d’une maladie inflammatoire auto-immune.

Elle peut notamment provoquer :

– articulations gonflées ;
– douleur ;
– chaleur ;
– raideur matinale prolongée ;
– diminution des mouvements.

Elle touche souvent plusieurs articulations et notamment les petites articulations :

– des mains ;
– des pieds.

Pourquoi ne faut-il pas traiter une polyarthrite uniquement avec des plantes ?

Parce que l’objectif du traitement ne consiste pas simplement à masquer la douleur.

Une polyarthrite rhumatoïde active peut progressivement endommager :

– articulations ;
– cartilage ;
– os ;
– tendons.

Les traitements appelés :

DMARD

ou

traitements de fond

peuvent ralentir ou contrôler le processus inflammatoire responsable de ces dommages.

Une plante ou un complément ne doit donc jamais retarder une consultation en rhumatologie lorsqu’une arthrite inflammatoire est suspectée.

Une articulation gonflée depuis plusieurs semaines est-elle normale ?

Non.

Une inflammation persistante mérite un diagnostic.

Une consultation est particulièrement importante lorsque plusieurs articulations sont :

– gonflées ;
– chaudes ;
– douloureuses

ou lorsque les petites articulations des mains ou des pieds sont concernées.

Une raideur matinale prolongée constitue également un élément important à signaler.

Une prise en charge précoce des arthrites inflammatoires améliore les résultats à long terme.

Qu’est-ce que la fibromyalgie ?

La fibromyalgie est une maladie chronique caractérisée principalement par une douleur diffuse et une sensibilité accrue.

Elle peut également s’accompagner notamment de :

– fatigue importante ;
– troubles du sommeil ;
– raideurs ;
– difficultés de concentration ;
– maux de tête.

La fibromyalgie ne doit pas être présentée comme une inflammation généralisée des muscles et des articulations.

Les connaissances actuelles impliquent notamment une modification du traitement de la douleur par le système nerveux.

Comment traite-t-on la fibromyalgie ?

Il n’existe pas un traitement unique efficace pour tout le monde.

Parmi les principales approches utilisées figurent notamment :

– activité physique progressive ;
– exercices adaptés ;
– stratégies de gestion du sommeil ;
– thérapies psychologiques comme la TCC ou l’ACT ;
– certains médicaments selon les symptômes.

L’exercice régulier est notamment l’une des stratégies disposant d’un intérêt démontré.

Un complément « anti-inflammatoire » ne constitue donc pas la réponse principale à la fibromyalgie.

Quand une douleur peut-elle être traitée à la maison ?

Une douleur légère après un effort ou une petite blessure peut souvent être surveillée quelques jours.

Selon la situation, on peut utiliser :

– modification temporaire de l’activité ;
– froid ;
– chaleur ;
– mouvement progressif ;
– médicaments antalgiques adaptés lorsqu’ils peuvent être utilisés.

Mais l’autotraitement ne doit pas remplacer une consultation lorsque des signes inquiétants sont présents.

Quand utiliser du froid ?

Après certaines blessures récentes avec :

– douleur ;
– gonflement ;
– ecchymose

le froid peut apporter un soulagement.

Une poche froide peut être enveloppée dans un tissu et appliquée pendant une durée limitée.

Il ne faut pas appliquer directement de glace sur la peau pendant une longue période.

Pour une entorse ou une élongation récente, le NHS conseille notamment pendant les premières journées :

– protection ;
– repos relatif ;
– glace ;
– compression ;
– élévation.

La situation doit cependant être évaluée si la douleur ou le handicap sont importants.

Quand utiliser de la chaleur ?

La chaleur peut être agréable notamment pour :

– raideur ;
– spasme musculaire ;
– certaines douleurs chroniques.

Pour une lombalgie, une bouillotte ou une poche chaude enveloppée peut par exemple soulager :

– raideur ;
– spasme musculaire.

En revanche, juste après une blessure accompagnée de gonflement important, la chaleur intense n’est pas nécessairement la meilleure option.

Le froid et l’humidité aggravent-ils réellement les articulations ?

Certaines personnes constatent que leurs symptômes changent avec :

– température ;
– humidité ;
– pression atmosphérique.

Mais cela ne signifie pas que l’humidité « fait stagner les liquides dans les articulations » ou les bloque.

Cette explication n’est pas scientifiquement établie.

Une météo froide peut notamment modifier :

– activité physique ;
– sensation de raideur ;
– perception de la douleur.

Il faut donc distinguer une variation des symptômes d’une véritable accélération de la maladie.

Faut-il « détoxifier » l’organisme contre l’inflammation ?

Non.

Il n’est pas nécessaire de purifier l’organisme avec :

– cure détox ;
– complément drainant ;
– plante dépurative

pour traiter une douleur articulaire ou musculaire.

Le foie, les reins, les poumons et d’autres systèmes de l’organisme assurent en permanence l’élimination et le métabolisme de nombreuses substances.

Une douleur articulaire doit être traitée selon sa cause.

La notion vague de « toxines accumulées dans les articulations » n’est pas une explication médicale générale des douleurs musculosquelettiques.

Existe-t-il un anti-inflammatoire naturel très puissant ?

Il n’existe pas un produit végétal que l’on puisse présenter comme :

« le plus puissant anti-inflammatoire naturel ».

Certaines plantes ont fait l’objet d’essais cliniques.

Les résultats varient cependant selon :

– plante ;
– extrait ;
– dosage ;
– formulation ;
– maladie étudiée ;
– durée ;
– qualité des études.

Le terme « naturel » ne garantit pas non plus :

– efficacité ;
– absence d’effets indésirables ;
– absence d’interactions.

Curcuma et curcumine : sont-ils efficaces ?

Le curcuma contient des composés appelés :

curcuminoïdes

dont la curcumine.

De nombreuses études se sont intéressées à la curcumine dans l’arthrose.

Certaines méta-analyses suggèrent une amélioration possible de :

– douleur du genou ;
– raideur ;
– fonction.

Mais les résultats ne permettent pas encore de conclure définitivement.

L’un des problèmes est que les produits étudiés sont extrêmement différents.

Ils peuvent varier par :

– concentration en curcuminoïdes ;
– absorption ;
– présence de pipérine ;
– technologies améliorant la biodisponibilité ;
– dose.

On ne peut donc pas extrapoler les résultats d’un extrait précis à n’importe quelle gélule de curcuma.

Curcuma : quels sont les risques ?

Le curcuma alimentaire utilisé comme épice est différent d’un complément fortement concentré.

Les compléments peuvent provoquer notamment :

– nausées ;
– reflux ;
– douleurs digestives ;
– diarrhée ;
– constipation.

Des cas d’atteinte hépatique ont également été rapportés avec certaines formulations de curcumine, particulièrement certains produits conçus pour augmenter fortement son absorption.

Consultez rapidement en cas de symptômes comme :

– jaunisse ;
– urines très foncées ;
– nausées persistantes ;
– fatigue inhabituelle importante ;
– perte d’appétit.

Les compléments de curcuma nécessitent également davantage de prudence pendant la grossesse.

Boswellia serrata : que montrent les études ?

Boswellia serrata est une plante dont la résine contient notamment des :

acides boswelliques.

Plusieurs petites études suggèrent qu’un extrait oral de Boswellia peut diminuer certains symptômes de l’arthrose.

Les résultats sont suffisamment intéressants pour poursuivre les recherches.

Mais le NCCIH souligne que la majorité des études sont :

– petites ;
– de qualité limitée.

Il n’existe donc pas suffisamment de preuves de haute qualité pour affirmer que Boswellia constitue un traitement établi de toutes les douleurs articulaires.

Boswellia traite-t-il la polyarthrite rhumatoïde ?

Il ne faut pas le présenter comme un remplacement des traitements de fond.

Même si certains composants possèdent des effets anti-inflammatoires dans des modèles expérimentaux, cela ne prouve pas qu’un complément puisse empêcher les destructions articulaires d’une polyarthrite.

Une maladie inflammatoire active nécessite un suivi médical.

Boswellia traite-t-il les tendinites ?

Les preuves cliniques sont beaucoup plus limitées.

Le fait qu’un produit possède une activité anti-inflammatoire en laboratoire ne suffit pas pour conclure qu’il est cliniquement efficace contre :

– tendinite ;
– tendinopathie ;
– entorse ;
– lombalgie ;
– douleur musculaire.

Les affirmations doivent être spécifiques à la maladie réellement étudiée.

Griffe du Diable : est-elle efficace ?

La Griffe du Diable correspond principalement à :

Harpagophytum procumbens.

Certaines recherches suggèrent un bénéfice modeste à court terme sur :

– certaines lombalgies ;
– certains symptômes d’arthrose.

Mais les données restent limitées.

Elle ne doit donc pas être présentée comme un traitement systématiquement efficace contre les douleurs musculaires ou articulaires.

Quelles précautions avec la Griffe du Diable ?

Cette plante peut poser problème dans certaines situations.

Une prudence particulière est nécessaire notamment chez les personnes ayant :

– maladie cardiaque ;
– problème circulatoire ;
– diabète ;
– calculs biliaires ;
– ulcère gastrique ou duodénal.

Elle peut également interagir avec des médicaments.

Un avis professionnel est donc important lorsqu’une personne prend un traitement chronique.

Le MSM soulage-t-il l’arthrose ?

Le MSM signifie :

méthylsulfonylméthane.

C’est un composé contenant du soufre que l’on retrouve dans de nombreux compléments destinés aux articulations.

Quelques essais ont rapporté des améliorations modestes dans l’arthrose du genou.

Mais les résultats sont loin d’être définitifs.

Une méta-analyse des données disponibles n’a pas démontré une réduction de la douleur clairement significative sur le plan clinique.

Une autre étude randomisée sur 49 patients a observé certains résultats favorables, mais les auteurs eux-mêmes indiquaient que l’importance clinique restait incertaine.

Le MSM peut donc être considéré comme un supplément dont les données sont encore limitées, et non comme un traitement démontré de l’arthrose.

Le gingembre soulage-t-il les articulations ?

Le gingembre est utilisé traditionnellement pour différentes indications.

Mais selon les évaluations du NCCIH, il reste difficile de savoir si les compléments de gingembre apportent un bénéfice cliniquement significatif pour :

– arthrose ;
– polyarthrite rhumatoïde ;
– douleurs musculaires ;
– douleurs articulaires.

Les données sont insuffisantes pour promettre une efficacité.

L’huile essentielle de gingembre est-elle un traitement ?

Non.

Une huile essentielle ne doit pas être présentée comme un traitement prouvé :

– de l’arthrose ;
– du lumbago ;
– de la lombosciatique ;
– des rhumatismes.

Une sensation de chaleur ou un massage peuvent procurer un soulagement temporaire.

Cela ne signifie pas que l’huile essentielle traite la cause.

Les huiles essentielles peuvent également provoquer :

– irritation ;
– allergie ;
– brûlure lorsqu’elles sont mal utilisées.

Elles ne doivent pas être appliquées pures simplement parce qu’elles sont naturelles.

Aloe vera et douleurs articulaires

L’Aloe vera est surtout étudié et utilisé dans d’autres domaines.

Il n’existe pas suffisamment de preuves cliniques solides permettant de le recommander comme traitement oral ou local de routine contre :

– arthrose ;
– arthrite ;
– tendinite ;
– douleur musculaire.

Il ne faut donc pas l’inclure dans une liste d’« anti-inflammatoires naturels efficaces » comme si son efficacité était démontrée.

Le frêne est-il efficace ?

Le frêne est utilisé traditionnellement dans certains compléments destinés aux articulations.

Mais son utilisation traditionnelle n’est pas équivalente à une démonstration clinique solide.

Les données disponibles ne permettent pas de le présenter comme un traitement établi de :

– l’arthrose ;
– l’arthrite ;
– la tendinite.

L’argile verte réduit-elle l’œdème ?

Il n’existe pas de preuve robuste permettant d’affirmer qu’une compresse d’argile verte :

« absorbe l’œdème »

d’une articulation à travers la peau.

Une compresse peut éventuellement procurer une sensation :

– fraîche ;
– apaisante.

Mais il est incorrect de promettre une réduction importante de l’inflammation articulaire grâce aux propriétés « absorbantes » de l’argile.

Une articulation très gonflée doit d’abord faire rechercher la cause.

Qu’est-ce qu’un extrait sec titré ?

Un extrait standardisé ou titré est préparé afin de contenir une quantité définie d’un ou plusieurs composés considérés comme marqueurs.

Cela peut améliorer la reproductibilité entre les doses.

Par exemple, un fabricant peut garantir une certaine teneur en :

– curcuminoïdes ;
– acides boswelliques ;
– harpagosides.

Mais :

« extrait titré »

ne signifie pas automatiquement :

« efficacité garantie ».

La concentration d’un composé ne prouve pas que le produit :

– soulage réellement la douleur ;
– possède la bonne dose clinique ;
– a été testé dans un essai rigoureux ;
– est supérieur à un autre traitement.

Il faut examiner les données cliniques concernant la formulation réellement étudiée.

Les compléments « os et articulations » sont-ils tous comparables ?

Non.

Deux compléments peuvent afficher les mêmes plantes sur leur emballage tout en étant très différents.

Ils peuvent varier selon :

– espèce botanique ;
– partie de la plante ;
– méthode d’extraction ;
– concentration ;
– dose quotidienne ;
– autres ingrédients ;
– biodisponibilité.

Il est donc impossible d’affirmer qu’une étude positive sur un extrait précis valide tous les produits contenant la même plante.

Peut-on associer plusieurs anti-inflammatoires naturels ?

Ce n’est pas toujours une bonne idée.

Une formule peut déjà contenir :

– curcuma ;
– Boswellia ;
– Harpagophytum ;
– gingembre.

Ajouter d’autres compléments séparément peut augmenter :

– doses ;
– interactions ;
– effets indésirables.

Une prudence particulière est nécessaire chez les personnes qui prennent notamment :

– anticoagulants ;
– traitements du diabète ;
– traitements cardiovasculaires ;
– autres médicaments chroniques.

Le pharmacien ou le médecin doit connaître l’ensemble des compléments utilisés.

Les compléments naturels sont-ils sans danger pendant la grossesse ?

Non.

« Naturel » ne signifie pas automatiquement compatible avec la grossesse ou l’allaitement.

Pour de nombreux extraits végétaux, les données de sécurité sont insuffisantes.

Le NCCIH indique par exemple qu’un complément concentré de curcuma pendant la grossesse peut ne pas être sûr.

Pour Boswellia, les données sur les quantités médicinales pendant la grossesse et l’allaitement sont insuffisantes.

Une femme enceinte ne doit donc pas prendre un complément articulaire contenant plusieurs plantes sans vérifier sa composition.

Le massage est-il efficace contre les douleurs ?

Le massage peut apporter un soulagement temporaire pour certaines douleurs.

Des études suggèrent notamment un bénéfice possible à court terme pour :

– certaines lombalgies ;
– certaines douleurs cervicales ;
– certains symptômes d’arthrose.

Mais la qualité des preuves est généralement limitée.

Le massage doit donc être considéré comme une approche complémentaire, pas comme une correction de la cause de toutes les douleurs.

Faut-il éviter tout massage en cas d’inflammation ?

Non.

Dire :

« les massages sont interdits pour toutes les inflammations »

est trop général.

Cela dépend de la cause.

En revanche, un massage profond doit être évité directement sur :

– traumatisme aigu ;
– articulation chaude et gonflée non diagnostiquée ;
– plaie ;
– infection ;
– fracture suspectée.

Après une entorse ou une élongation récente, le NHS recommande notamment d’éviter les massages pendant les premiers jours.

Une personne utilisant des anticoagulants ou présentant certains troubles de la coagulation doit également être prudente avec les massages profonds.

Quel est le rôle de la kinésithérapie ?

La kinésithérapie peut être particulièrement utile pour de nombreuses douleurs musculosquelettiques.

Selon le problème, elle peut comprendre :

– éducation ;
– exercices ;
– renforcement ;
– travail de mobilité ;
– reprise progressive de l’activité ;
– techniques manuelles dans certaines situations.

Le but n’est pas simplement de masser la zone douloureuse.

Pour de nombreuses maladies musculosquelettiques, la partie active du traitement est essentielle.

Chiropratique : remet-elle les os « en place » ?

Cette description est trompeuse.

La manipulation vertébrale consiste à appliquer un mouvement contrôlé à une articulation de la colonne.

Elle ne doit pas être décrite comme :

« remettre les vertèbres désalignées à leur place ».

Chez certaines personnes atteintes de lombalgie, les manipulations peuvent apporter de petites améliorations de :

– douleur ;
– fonction.

Mais les bénéfices restent généralement modestes.

Le NICE recommande de considérer les thérapies manuelles pour la lombalgie uniquement dans un ensemble comprenant :

exercice

avec ou sans soutien psychologique.

La manipulation ne doit donc pas devenir le seul traitement.

La manipulation du cou est-elle sans risque ?

La plupart des effets indésirables des manipulations vertébrales sont légers et transitoires, comme :

– douleur ;
– raideur ;
– mal de tête.

Des événements graves sont rares.

Cependant, des dissections d’artères cervicales ont été rapportées après certaines manipulations du cou.

La relation exacte reste discutée, car une dissection peut elle-même provoquer une douleur cervicale avant le traitement.

Mais ce risque potentiel doit être connu.

Une manipulation cervicale ne doit pas être pratiquée de manière banale sans évaluation préalable.

Ostéopathie : que peut-on en attendre ?

Certaines techniques utilisées en ostéopathie ressemblent à d’autres formes de thérapie manuelle :

– mobilisation ;
– manipulation ;
– techniques sur les tissus mous.

Pour certaines lombalgies, une thérapie manuelle peut apporter une amélioration modeste.

Mais il n’est pas scientifiquement approprié de présenter l’ostéopathie comme une méthode permettant systématiquement de :

– réaligner le squelette ;
– remettre les chaînes musculaires en place ;
– corriger une origine émotionnelle physique.

Une thérapie manuelle doit s’intégrer à une stratégie comprenant notamment le mouvement et l’exercice lorsque cela est indiqué.

Massage ou exercice : lequel privilégier pour l’arthrose ?

Les recommandations modernes placent l’exercice thérapeutique au centre de la prise en charge de l’arthrose.

Le massage ou les autres thérapies manuelles peuvent éventuellement être ajoutés chez certaines personnes.

Mais NICE indique qu’il n’existe pas suffisamment de preuves pour recommander une thérapie manuelle seule contre l’arthrose de hanche ou du genou.

Elle doit être utilisée en complément de l’exercice.

Pourquoi l’exercice est-il si important ?

Un programme adapté peut progressivement améliorer :

– force musculaire ;
– mobilité ;
– capacité fonctionnelle ;
– confiance dans le mouvement ;
– tolérance à l’effort.

Il peut également réduire la douleur dans différentes maladies chroniques.

Pour une arthrose du genou, renforcer les muscles autour de l’articulation contribue notamment à améliorer sa fonction.

Pour une lombalgie, rester actif aide généralement davantage à long terme qu’un repos prolongé au lit.

Et dans la fibromyalgie, l’exercice progressif fait partie des principales stratégies recommandées.

L’exercice abîme-t-il une articulation arthrosique ?

Un exercice adapté n’est pas considéré comme une cause d’accélération systématique de l’arthrose.

NICE recommande au contraire l’exercice thérapeutique à toutes les personnes atteintes d’arthrose.

Il faut cependant adapter :

– type d’exercice ;
– intensité ;
– progression

à la capacité de la personne.

Une augmentation transitoire de la douleur au début peut survenir.

Une douleur intense ou persistante après chaque séance justifie une réévaluation du programme.

La perte de poids peut-elle diminuer les douleurs articulaires ?

Chez une personne atteinte d’arthrose et vivant avec un surpoids ou une obésité, une perte de poids peut améliorer :

– douleur ;
– fonction ;
– qualité de vie.

NICE indique que toute perte de poids peut être utile, et qu’une perte de 10 % du poids peut apporter davantage de bénéfices que 5 % dans ce contexte.

Cela ne signifie pas que toute personne ayant des douleurs doit perdre du poids.

Cette recommandation concerne les personnes pour lesquelles une perte de poids est appropriée.

Quand utiliser un médicament contre la douleur ?

Le choix dépend de la cause et du profil médical.

Pour l’arthrose du genou, NICE recommande par exemple un anti-inflammatoire non stéroïdien topique lorsqu’un traitement médicamenteux est nécessaire.

Les AINS par voie orale peuvent parfois être envisagés lorsque les traitements locaux sont insuffisants ou inadaptés.

Ils possèdent cependant des risques notamment :

– digestifs ;
– rénaux ;
– cardiovasculaires ;
– hépatiques.

Ils ne conviennent pas à tout le monde.

Il est donc préférable de demander conseil au médecin ou au pharmacien lorsqu’il existe :

– maladie chronique ;
– grossesse ;
– traitement anticoagulant ;
– maladie rénale ;
– antécédent d’ulcère ;
– maladie cardiovasculaire.

Un complément naturel est-il forcément plus sûr qu’un médicament ?

Non.

Un médicament fait l’objet d’une évaluation concernant notamment :

– indication ;
– dosage ;
– efficacité ;
– effets indésirables ;
– interactions.

Un complément peut lui aussi provoquer :

– toxicité ;
– allergie ;
– interaction médicamenteuse.

Certains extraits végétaux présentent même une grande variabilité entre produits.

Le choix ne doit donc pas se résumer à :

naturel = sûr

et

médicament = dangereux.

Il faut comparer les bénéfices et les risques réels.

Quels signes articulaires nécessitent une consultation urgente ?

Une articulation très douloureuse nécessite une évaluation rapide lorsqu’elle devient :

– gonflée ;
– chaude ;
– très sensible.

C’est particulièrement important lorsqu’il existe en même temps :

– fièvre ;
– frissons ;
– malaise général.

Une infection articulaire est une possibilité parmi d’autres et nécessite un traitement urgent.

Une douleur importante après une chute ou un traumatisme mérite également une consultation urgente si :

– l’articulation est déformée ;
– vous ne pouvez pas marcher ;
– vous ne pouvez pas prendre appui ;
– une perte de sensibilité apparaît.

Quels signes d’une douleur lombaire nécessitent une urgence ?

Une lombalgie nécessite une prise en charge urgente lorsqu’elle s’accompagne notamment de :

– faiblesse ou engourdissement des deux jambes ;
– perte de sensibilité autour des organes génitaux ou de l’anus ;
– difficulté nouvelle à uriner ;
– perte de contrôle des urines ;
– perte de contrôle des selles.

Ces signes peuvent correspondre à une compression neurologique grave.

Une douleur dorsale très intense apparue après un accident important nécessite également une évaluation urgente.

Quand consulter pour une douleur persistante ?

Consultez lorsque :

– la douleur ne s’améliore pas ;
– elle dure plusieurs semaines ;
– elle augmente progressivement ;
– elle perturbe fortement le sommeil ;
– l’articulation gonfle régulièrement ;
– une raideur matinale prolongée apparaît ;
– plusieurs articulations sont touchées ;
– vous perdez du poids sans explication ;
– vous avez de la fièvre ;
– votre état général se dégrade.

Une douleur chronique mérite un diagnostic plutôt qu’une succession de compléments et de massages sans savoir ce qui est réellement traité.

Douleurs musculaires et articulaires : ce qu’il faut retenir

Toutes les douleurs musculaires et articulaires ne sont pas provoquées par une inflammation.

Une douleur peut avoir une origine :

– mécanique ;
– inflammatoire ;
– musculaire ;
– nerveuse ;
– traumatique ;
– liée à une sensibilisation du système nerveux.

L’arthrose, la polyarthrite rhumatoïde, la fibromyalgie, une tendinopathie et une entorse sont donc des problèmes différents.

Il n’existe pas un « anti-inflammatoire naturel le plus puissant » permettant de traiter toutes ces situations.

Le curcuma ou la curcumine possèdent des résultats préliminaires intéressants dans certaines études sur l’arthrose, mais les preuves ne sont pas suffisamment homogènes pour garantir leur efficacité.

Certaines formulations de curcumine à forte biodisponibilité ont également été associées à des atteintes hépatiques.

Boswellia serrata possède des données encourageantes pour certains symptômes de l’arthrose, mais les études sont encore généralement petites et de qualité limitée.

La Griffe du Diable dispose de quelques données concernant notamment certaines lombalgies et l’arthrose, mais elle possède également des contre-indications et des interactions.

Les données concernant le MSM restent limitées et ne permettent pas de le considérer comme un traitement établi de l’arthrose.

Les preuves concernant le gingembre pour les douleurs articulaires et musculaires restent insuffisantes.

L’Aloe vera, le frêne, l’argile verte ou l’huile essentielle de gingembre ne doivent pas être présentés comme des traitements démontrés de l’arthrose, des rhumatismes ou de la lombosciatique.

Un extrait végétal « titré » contient une quantité standardisée d’un composé, mais cela ne garantit pas son efficacité clinique.

Les massages peuvent apporter un soulagement temporaire dans certaines douleurs, mais ils ne sont pas un traitement universel.

La chiropratique et l’ostéopathie ne doivent pas être décrites comme des techniques qui « réalignent » systématiquement les os.

Les thérapies manuelles peuvent apporter un bénéfice modeste dans certaines lombalgies, mais les recommandations privilégient leur utilisation dans une prise en charge comprenant notamment de l’exercice.

Pour l’arthrose, l’exercice thérapeutique constitue l’une des bases du traitement.

Pour les douleurs chroniques et la fibromyalgie, rester progressivement actif est également important.

Enfin, une articulation chaude et gonflée associée à de la fièvre, une douleur importante après un traumatisme ou une lombalgie associée à des troubles urinaires, intestinaux ou à une perte de sensibilité constituent des situations qui ne doivent pas être traitées uniquement avec des remèdes naturels.

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent pas le diagnostic ou les recommandations d’un médecin, d’un rhumatologue ou d’un kinésithérapeute.

Sources

National Institute for Health and Care Excellence — Osteoarthritis in over 16s: diagnosis and management.

National Institute for Health and Care Excellence — Low back pain and sciatica in over 16s: assessment and management.

National Institute for Health and Care Excellence — Rheumatoid arthritis in adults: management.

National Institute for Health and Care Excellence — Chronic pain: assessment and management.

NHS — Joint pain.

NHS — Back pain.

NHS — Sprains and strains.

NHS — Fibromyalgia: Treatment.

National Center for Complementary and Integrative Health — Boswellia: Usefulness and Safety.

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PubMed — Dietary supplements for treating osteoarthritis: a systematic review and meta-analysis.

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Pansement & bandage

Bandage Anneau Claviculaire

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