Soleil : quelles protections pour les enfants ?

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Crème solaire enfant : comment choisir et bien protéger bébé et enfant du soleil ?
 
La peau des enfants doit être particulièrement bien protégée du soleil.
 
Les rayonnements ultraviolets peuvent provoquer :
 
– coups de soleil ;
– dommages à l’ADN des cellules cutanées ;
– vieillissement prématuré de la peau ;
– augmentation du risque de cancer cutané à long terme.
 
L’exposition excessive pendant l’enfance est particulièrement importante à prévenir.
 
Mais la protection solaire d’un enfant ne repose pas uniquement sur la crème solaire.
 
La meilleure stratégie associe :
 
– ombre ;
– vêtements couvrants ;
– chapeau ;
– lunettes de soleil adaptées ;
– protection solaire sur les zones qui restent découvertes.
 
L’âge de l’enfant est également essentiel.
 
Un bébé de quelques mois ne doit pas être protégé exactement de la même manière qu’un enfant de 8 ans.
 
Pourquoi les enfants sont-ils particulièrement sensibles au soleil ?
 
Les enfants accumulent une partie importante de leur exposition solaire au cours de leurs premières années de vie.
 
Ils passent également beaucoup de temps à l’extérieur :
 
– jeux ;
– sport ;
– plage ;
– piscine ;
– vacances ;
– sorties scolaires.
 
L’Organisation mondiale de la Santé rappelle que les enfants et adolescents sont particulièrement vulnérables aux effets nocifs des rayonnements UV.
 
Les coups de soleil pendant l’enfance participent notamment à l’augmentation du risque de cancer cutané plus tard dans la vie.
 
Apprendre tôt les bons gestes de photoprotection est donc important.
 
Un enfant doit-il mettre de la crème solaire uniquement à la plage ?
 
Non.
 
Les UV ne sont pas présents uniquement :
 
– à la plage ;
– pendant les vacances ;
– lorsqu’il fait très chaud.
 
Un enfant peut recevoir une exposition importante :
 
– au parc ;
– dans la cour de récréation ;
– pendant une randonnée ;
– lors d’un match ;
– en montagne ;
– à la piscine ;
– en ville.
 
La température n’indique pas le niveau d’UV.
 
Une journée fraîche ou légèrement nuageuse peut malgré tout présenter un indice UV élevé.
 
L’Organisation mondiale de la Santé recommande de mettre en place des mesures de protection solaire lorsque :
 
l’indice UV atteint 3 ou plus.
 
Consulter l’indice UV permet donc d’adapter plus intelligemment la protection quotidienne.
 
Comment protéger un bébé de moins de 6 mois ?
 
Pour un bébé de moins de 6 mois, la priorité est d’éviter autant que possible l’exposition directe au soleil.
 
Privilégiez :
 
– ombre ;
– vêtements légers couvrant la peau ;
– chapeau à larges bords ;
– poussette ou espace correctement ombragé.
 
Il ne faut pas installer volontairement un jeune bébé au soleil simplement parce qu’une crème solaire a été appliquée.
 
L’American Academy of Dermatology recommande, lorsque cela est possible, d’éviter l’utilisation généralisée de crème solaire chez les bébés de moins de 6 mois.
 
Si une protection suffisante par l’ombre et les vêtements n’est exceptionnellement pas possible, une petite quantité de protection solaire peut être appliquée sur une petite zone exposée comme :
 
– visage ;
– dos des mains.
 
La FDA recommande de demander conseil à un professionnel de santé avant d’utiliser une protection solaire chez un bébé de moins de 6 mois.
 
La stratégie reste donc avant tout :
 
éviter l’exposition.
 
Et entre 6 et 12 mois ?
 
À partir de 6 mois, une protection solaire adaptée peut être utilisée sur les parties du corps qui restent découvertes.
 
Mais cela ne signifie pas qu’un bébé peut désormais rester longtemps en plein soleil.
 
L’ombre et les vêtements doivent continuer à occuper une place centrale.
 
L’Organisation mondiale de la Santé recommande même de maintenir les bébés de moins de 12 mois à l’ombre.
 
La crème solaire constitue une protection supplémentaire, pas une autorisation d’exposition.
 
Quelle protection solaire choisir après 6 mois ?
 
Pour un bébé ou un enfant, recherchez en priorité une protection offrant :
 
– protection UVA et UVB ;
– SPF élevé ;
– bonne tolérance cutanée ;
– résistance à l’eau lorsque l’enfant se baigne ou transpire.
 
L’American Academy of Dermatology recommande généralement :
 
SPF 30 minimum.
 
Chez l’enfant, particulièrement dans un pays très ensoleillé ou lors d’une exposition importante, choisir :
 
SPF 50
 
ou
 
SPF 50+
 
constitue une option pratique offrant une très haute protection.
 
Mais même un SPF50+ ne bloque pas 100 % des UV.
 
Il doit toujours être associé aux autres mesures de protection.
 
Que signifie SPF ?
 
SPF signifie :
 
Sun Protection Factor
 
ou
 
Facteur de Protection Solaire.
 
Il mesure principalement la protection contre les UVB responsables notamment des coups de soleil.
 
Plus le chiffre augmente, plus la protection UVB mesurée dans les conditions standardisées du test augmente.
 
Mais le SPF ne décrit pas à lui seul l’ensemble de la protection solaire.
 
Il faut également vérifier la protection UVA.
 
Un SPF50+ est-il une « protection totale » ?
 
Non.
 
L’expression :
 
protection totale
 
ne devrait pas être utilisée.
 
Aucun produit solaire ne protège contre 100 % des rayonnements UV.
 
La réglementation européenne recommande d’ailleurs de ne pas utiliser des allégations comme :
 
– protection totale ;
– sunblock ;
– protection 100 %.
 
Même avec un SPF50+ :
 
– recherchez l’ombre ;
– utilisez des vêtements ;
– renouvelez l’application ;
– évitez les expositions prolongées.
 
UVA et UVB : quelle différence ?
 
Les UVB jouent un rôle important dans :
 
– coups de soleil ;
– dommages cutanés ;
– cancers de la peau.
 
Les UVA pénètrent plus profondément dans la peau et participent notamment :
 
– au vieillissement cutané ;
– aux dommages cellulaires ;
– aux cancers cutanés.
 
Une bonne protection solaire doit donc couvrir :
 
UVA
 
et
 
UVB.
 
Dans l’Union européenne, les recommandations prévoient notamment que la protection UVA atteigne au minimum environ un tiers du SPF annoncé.
 
Le logo :
 
UVA entouré d’un cercle
 
est couramment utilisé sur les protections européennes répondant à ce niveau de protection UVA.
 
Faut-il systématiquement choisir SPF50+ pour un enfant ?
 
Le SPF50+ constitue un choix particulièrement simple et prudent pour les enfants lors d’une exposition importante.
 
Mais la protection réelle dépend énormément de la façon dont le produit est utilisé.
 
Un SPF50+ appliqué :
 
– en quantité insuffisante ;
– uniquement le matin ;
– avec de grandes zones oubliées
 
peut protéger beaucoup moins bien que prévu.
 
Les bonnes habitudes d’application sont donc au moins aussi importantes que le chiffre inscrit sur le flacon.
 
Les filtres minéraux sont-ils obligatoires pour les enfants ?
 
Non.
 
Les protections solaires utilisent différents filtres UV.
 
On distingue notamment :
 
– filtres minéraux ;
– filtres organiques.
 
Les principaux filtres minéraux sont :
 
– oxyde de zinc ;
– dioxyde de titane.
 
Ils peuvent être particulièrement intéressants chez certains enfants ayant :
 
– peau très sensible ;
– tendance aux irritations ;
– mauvaise tolérance à certaines formules.
 
L’American Academy of Dermatology indique que les protections utilisant de l’oxyde de zinc ou du dioxyde de titane peuvent être moins irritantes pour certaines peaux sensibles.
 
Cela ne signifie pas que toutes les protections utilisant d’autres filtres sont mauvaises ou dangereuses pour les enfants.
 
Le produit doit avant tout être :
 
– adapté à l’âge ;
– correctement formulé ;
– bien toléré ;
– correctement utilisé.
 
Une protection « spéciale enfant » est-elle obligatoire ?
 
Pas nécessairement.
 
La mention :
 
enfant
 
ou
 
pédiatrique
 
peut indiquer que le fabricant a développé ou testé la formule spécifiquement pour cette population.
 
Mais le mot « enfant » seul ne suffit pas à déterminer la qualité d’un produit.
 
Vérifiez surtout :
 
– âge minimal ;
– SPF ;
– protection UVA ;
– résistance à l’eau ;
– instructions d’utilisation ;
– tolérance.
 
Pour un jeune enfant, une formule spécifiquement destinée aux enfants est néanmoins souvent plus pratique.
 
Crème, lait, stick ou spray : que choisir ?
 
Plusieurs formats peuvent offrir une bonne protection lorsqu’ils sont correctement utilisés.
 
Crème
 
Pratique pour :
 
– visage ;
– petites zones ;
– peaux sèches.
 
Lait
 
Facile à répartir sur :
 
– bras ;
– jambes ;
– corps.
 
Stick
 
Particulièrement pratique pour :
 
– visage ;
– oreilles ;
– nez ;
– petites retouches.
 
Il faut effectuer suffisamment de passages pour déposer une quantité correcte.
 
Spray
 
Il peut être pratique pour les enfants plus grands.
 
Mais il existe deux problèmes :
 
– difficile de savoir si suffisamment de produit a été appliqué ;
– risque d’inhalation.
 
Il faut donc l’utiliser correctement.
 
Comment utiliser un spray solaire chez un enfant ?
 
Ne pulvérisez pas directement le produit :
 
– sur le visage ;
– près de la bouche ;
– près du nez.
 
Pour le visage :
 
1. vaporisez d’abord le produit dans vos mains ;
2. appliquez-le ensuite avec les doigts.
 
À l’extérieur, évitez de vaporiser face au vent.
 
Pulvérisez suffisamment pour couvrir uniformément la peau puis répartissez le produit avec les mains.
 
Le spray ne doit jamais être inhalé volontairement.
 
Pour un bébé ou un très jeune enfant, une crème, un lait ou un stick est généralement plus facile à contrôler.
 
Les crèmes solaires peuvent-elles provoquer des boutons ?
 
Une protection solaire ne provoque pas automatiquement de boutons.
 
Certaines formules peuvent cependant être moins adaptées à une peau :
 
– grasse ;
– acnéique ;
– sujette aux comédons.
 
Chez un adolescent concerné, une mention :
 
non comédogène
 
peut être intéressante.
 
Chez un bébé ou un petit enfant sans problème d’acné, ce critère est beaucoup moins important que :
 
– protection ;
– tolérance ;
– âge recommandé.
 
« Hypoallergénique » signifie-t-il sans risque d’allergie ?
 
Non.
 
Une protection présentée comme :
 
hypoallergénique
 
est généralement formulée afin de réduire le risque de réaction.
 
Mais aucune crème cosmétique ne peut garantir :
 
zéro allergie.
 
Un enfant peut être sensible à un ingrédient particulier.
 
En cas de :
 
– rougeur persistante ;
– démangeaisons ;
– brûlure ;
– gonflement ;
– éruption
 
après l’application, arrêtez le produit et demandez conseil si la réaction est importante.
 
Quelle protection choisir pour une peau atopique ou très sensible ?
 
Recherchez une formule :
 
– adaptée aux peaux sensibles ;
– sans parfum si possible ;
– bien tolérée par l’enfant ;
– adaptée à son âge.
 
Les filtres minéraux peuvent être une option intéressante lorsqu’un enfant ressent des picotements avec d’autres protections.
 
Mais il n’existe pas une formule universelle adaptée à toutes les peaux atopiques.
 
Une peau présentant un eczéma important ou des lésions inflammatoires peut nécessiter un avis médical.
 
Une protection solaire peut-elle être appliquée sur une peau humide ?
 
Uniquement lorsque le fabricant indique clairement que le produit est conçu pour cette utilisation.
 
Certaines protections modernes disposent de technologies permettant une application sur peau :
 
humide
 
ou
 
mouillée.
 
Ce n’est pas le cas de tous les produits.
 
Une protection classique doit généralement être appliquée sur une peau sèche.
 
Suivez toujours les instructions du produit utilisé.
 
Quand appliquer la crème solaire ?
 
Appliquez la protection avant que l’enfant soit exposé.
 
L’American Academy of Dermatology recommande environ :
 
15 minutes avant de sortir.
 
D’autres fabricants indiquent parfois :
 
20 à 30 minutes.
 
Le plus important est de suivre les instructions de la protection choisie et de ne pas attendre que l’enfant soit déjà exposé depuis longtemps.
 
Combien faut-il en mettre ?
 
La quantité est essentielle.
 
Une protection solaire testée en laboratoire reçoit une quantité standardisée de produit.
 
Dans la vie réelle, beaucoup de personnes utilisent beaucoup moins de crème.
 
Cela réduit fortement la protection obtenue.
 
La Commission européenne souligne qu’une diminution de moitié de la quantité appliquée peut diminuer la protection réelle de manière beaucoup plus importante que moitié.
 
Il faut donc appliquer généreusement une couche uniforme sur toutes les parties découvertes.
 
Quelles zones oublie-t-on souvent chez les enfants ?
 
Pensez notamment à :
 
– oreilles ;
– nuque ;
– nez ;
– joues ;
– épaules ;
– bras ;
– dos des mains ;
– jambes ;
– dessus des pieds ;
– arrière des genoux.
 
Si l’enfant porte un maillot de bain, vérifiez aussi les zones situées juste autour de ses bords.
 
Les vêtements peuvent bouger pendant les jeux.
 
Combien de fois faut-il réappliquer ?
 
Lorsque l’enfant reste dehors, renouvelez généralement :
 
environ toutes les 2 heures.
 
Renouvelez également après :
 
– baignade ;
– forte transpiration ;
– séchage avec une serviette.
 
Suivez toujours les instructions spécifiques du produit.
 
Une crème indiquée :
 
résistante à l’eau
 
n’est pas permanente.
 
Résistant à l’eau signifie-t-il waterproof ?
 
Non.
 
Aucune crème solaire ne doit être considérée comme totalement :
 
waterproof.
 
L’eau, la transpiration, les frottements et la serviette diminuent progressivement la quantité présente sur la peau.
 
Après la baignade, il faut donc renouveler l’application selon les indications.
 
Mon enfant bronze : faut-il encore le protéger ?
 
Oui.
 
Le bronzage n’est pas un signe indiquant que la peau n’a plus besoin de protection.
 
Le bronzage correspond à une réaction de défense de la peau face aux rayonnements UV.
 
Un enfant bronzé peut encore recevoir des dommages liés aux UV.
 
La protection doit donc continuer quelle que soit la couleur obtenue pendant les vacances.
 
Et les enfants à peau mate ou foncée ?
 
Ils doivent également être protégés.
 
Une peau plus pigmentée possède davantage de mélanine et peut brûler moins rapidement qu’une peau très claire.
 
Mais elle n’est pas immunisée contre :
 
– dommages UV ;
– hyperpigmentation ;
– vieillissement solaire ;
– cancers cutanés.
 
Il ne faut donc pas utiliser la règle :
 
peau claire = SPF50
 
peau mate = SPF30.
 
Un enfant à peau mate ou foncée peut parfaitement utiliser un :
 
SPF50
 
ou
 
SPF50+.
 
Le choix dépend davantage :
 
– de l’exposition ;
– de l’indice UV ;
– de l’âge ;
– de l’activité ;
– des antécédents.
 
Faut-il protéger un enfant lorsqu’il fait nuageux ?
 
Oui lorsque l’indice UV le justifie.
 
Les nuages ne bloquent pas nécessairement suffisamment les UV.
 
Une journée peut sembler :
 
– fraîche ;
– grise ;
– venteuse
 
tout en présentant une exposition UV importante.
 
L’indice UV constitue un meilleur indicateur que la température ressentie.
 
La protection solaire est-elle nécessaire derrière une fenêtre ?
 
Les vitres bloquent une grande partie des UVB mais laissent passer une partie des UVA selon le type de verre.
 
Pour une exposition normale et courte à l’intérieur, il n’est généralement pas nécessaire de transformer la vie quotidienne d’un enfant en protocole solaire permanent.
 
Mais un enfant passant une longue période :
 
– près d’une grande fenêtre très ensoleillée ;
– en voiture ;
– dans une situation médicale particulière
 
peut recevoir davantage d’UVA.
 
La stratégie doit rester proportionnée à l’exposition réelle.
 
Quelle est la meilleure heure pour sortir avec un enfant ?
 
Il n’existe pas une heure identique pour chaque pays, chaque saison et chaque journée.
 
L’intensité UV est généralement la plus forte autour du milieu de la journée.
 
L’OMS recommande de limiter l’exposition pendant les heures où les UV sont les plus intenses.
 
L’indice UV local constitue encore une fois un bon outil.
 
Lorsque l’indice est élevé :
 
– privilégiez les sorties plus tôt ou plus tard ;
– recherchez l’ombre ;
– utilisez des vêtements protecteurs.
 
Une crème SPF50+ ne transforme pas le milieu de journée en période sans risque.
 
Comment choisir un chapeau pour enfant ?
 
Un chapeau à larges bords protège mieux qu’une simple casquette.
 
Il devrait idéalement couvrir :
 
– visage ;
– oreilles ;
– nuque.
 
Une casquette protège principalement :
 
– front ;
– partie supérieure du visage.
 
Les oreilles et la nuque restent souvent exposées.
 
Si l’enfant ne porte qu’une casquette, n’oubliez pas de protéger ces zones.
 
Quelles lunettes de soleil pour enfant ?
 
Choisissez des lunettes réellement filtrantes contre les UV.
 
La couleur sombre du verre ne suffit pas à prouver une bonne protection.
 
Recherchez une protection indiquée contre :
 
UVA
 
et
 
UVB
 
ou une mention comme :
 
UV400
 
selon les normes du marché.
 
Des lunettes adaptées à la taille de l’enfant restent généralement mieux en place.
 
Qu’est-ce qu’un vêtement UPF ?
 
UPF signifie :
 
Ultraviolet Protection Factor.
 
Il mesure la capacité d’un textile à limiter la transmission des rayonnements UV.
 
Les vêtements UPF peuvent être particulièrement intéressants pour :
 
– plage ;
– piscine ;
– sports nautiques ;
– longues activités extérieures.
 
Un t-shirt anti-UV permet également de réduire la surface de peau sur laquelle il faut appliquer une crème.
 
Il constitue donc une très bonne protection complémentaire.
 
Un simple t-shirt suffit-il ?
 
Les vêtements ordinaires apportent déjà une certaine protection.
 
Mais celle-ci dépend notamment :
 
– du tissu ;
– de son épaisseur ;
– du tissage ;
– de sa couleur ;
– de son état sec ou mouillé.
 
Certains vêtements deviennent moins protecteurs lorsqu’ils sont mouillés.
 
Un vêtement possédant un UPF connu permet davantage de prévisibilité lors d’une exposition importante.
 
Faut-il appliquer de la crème sous les vêtements ?
 
Pas généralement sur les zones correctement couvertes par un vêtement suffisamment protecteur.
 
Concentrez la crème sur les zones exposées.
 
Il faut toutefois tenir compte des vêtements susceptibles de :
 
– remonter ;
– bouger ;
– devenir très mouillés.
 
Sur un maillot de bain, appliquez également autour des limites du tissu avant de s’habiller afin de limiter les zones oubliées.
 
Quelle protection à la plage ?
 
À la plage, plusieurs facteurs augmentent l’exposition.
 
L’enfant passe souvent :
 
– longtemps dehors ;
– près de l’eau ;
– sur le sable.
 
L’eau et le sable peuvent contribuer à l’exposition aux UV.
 
Utilisez simultanément :
 
– parasol ou zone ombragée ;
– chapeau ;
– lunettes ;
– vêtement ou t-shirt anti-UV ;
– SPF50 ou 50+ sur les zones découvertes.
 
Renouvelez après la baignade et selon les indications.
 
Quelle protection à la piscine ?
 
Une protection :
 
résistante à l’eau
 
est particulièrement utile.
 
Mais elle doit être renouvelée.
 
Après la baignade :
 
1. séchez doucement l’enfant si nécessaire ;
2. réappliquez la protection selon les instructions ;
3. n’oubliez pas les épaules, le dos et le dessus des pieds.
 
Pour un enfant restant longtemps autour de la piscine, un vêtement anti-UV peut réduire considérablement la surface exposée.
 
Faut-il choisir une protection solaire « naturelle » ?
 
Le mot :
 
naturel
 
ne garantit pas :
 
– meilleure protection ;
– meilleure tolérance ;
– meilleure sécurité.
 
Une protection solaire doit avant tout démontrer une protection UV suffisante.
 
Les produits minéraux peuvent être intéressants mais ils ne sont pas automatiquement meilleurs simplement parce qu’ils sont parfois présentés comme plus « naturels ».
 
L’efficacité réelle, la tolérance et l’utilisation correcte sont prioritaires.
 
Et une protection « respectueuse des océans » ?
 
Les affirmations environnementales doivent être interprétées avec prudence.
 
Des expressions comme :
 
reef safe
 
ou
 
ocean friendly
 
ne correspondent pas à une définition scientifique universelle identique pour toutes les marques.
 
Pour limiter simultanément l’exposition solaire et la quantité de crème utilisée dans l’eau, une stratégie très efficace consiste à utiliser davantage :
 
– vêtements anti-UV ;
– ombre ;
– chapeau.
 
Puis à protéger les zones découvertes avec une crème solaire efficace.
 
Le sujet de l’impact environnemental des protections solaires mérite d’être traité séparément de la question de la protection pédiatrique.
 
Les enfants peuvent-ils utiliser la même crème que leurs parents ?
 
Parfois oui.
 
Un produit adapté :
 
– aux enfants ;
– à leur âge ;
– à leur peau
 
peut parfois être utilisé par toute la famille.
 
En revanche, toutes les protections pour adultes ne sont pas nécessairement idéales pour un très jeune enfant.
 
Certaines peuvent contenir :
 
– parfum important ;
– actifs cosmétiques supplémentaires ;
– textures moins adaptées.
 
Pour un bébé ou un petit enfant, un produit explicitement adapté à son âge reste plus simple.
 
Une crème solaire enfant est-elle nécessaire toute l’année ?
 
Cela dépend surtout de l’exposition UV.
 
L’OMS recommande les mesures de photoprotection à partir d’un :
 
indice UV de 3.
 
Dans de nombreuses régions ensoleillées, cet indice peut être atteint une grande partie de l’année.
 
Il est donc préférable de regarder :
 
l’indice UV
 
plutôt que de décider uniquement selon :
 
été
 
ou
 
hiver.
 
En montagne, la vigilance reste également importante.
 
La crème solaire empêche-t-elle la vitamine D ?
 
La protection solaire ne justifie pas d’exposer volontairement un enfant sans protection pour obtenir sa vitamine D.
 
Une exposition excessive aux UV augmente les risques cutanés.
 
Les besoins en vitamine D doivent être gérés selon :
 
– alimentation ;
– recommandations pédiatriques ;
– éventuelle supplémentation prescrite ou recommandée.
 
Les cabines UV ne constituent jamais une solution pour un enfant.
 
Que faire si la crème pique les yeux ?
 
Rincez doucement.
 
Pour les prochaines utilisations, vous pouvez essayer :
 
– un stick autour du visage ;
– une formule explicitement testée pour le contour des yeux ;
– une formule minérale mieux tolérée.
 
Évitez d’appliquer le produit trop près de la ligne des cils.
 
Après l’application, empêchez si possible le jeune enfant de frotter immédiatement ses yeux avec les mains couvertes de crème.
 
Que faire en cas de réaction cutanée ?
 
Si une rougeur ou une irritation apparaît :
 
1. arrêtez le produit suspect ;
2. rincez doucement la peau ;
3. utilisez une routine simple.
 
Si la réaction est :
 
– importante ;
– gonflée ;
– douloureuse ;
– associée à des cloques ;
– accompagnée d’autres symptômes,
 
demandez un avis médical.
 
Un dermatologue peut parfois rechercher une allergie de contact lorsqu’une réaction se répète avec plusieurs protections.
 
Que faire si l’enfant prend un coup de soleil ?
 
Sortez immédiatement l’enfant du soleil.
 
Vous pouvez ensuite :
 
– refroidir doucement la peau avec une douche ou compresse fraîche ;
– appliquer un hydratant doux ;
– lui faire boire suffisamment ;
– éviter toute nouvelle exposition.
 
Ne placez pas directement de glace sur la peau.
 
Ne percez pas volontairement les cloques.
 
Quand consulter après un coup de soleil ?
 
Demandez rapidement un avis médical lorsque le coup de soleil concerne :
 
– un très jeune bébé ;
– une grande surface ;
– de nombreuses cloques.
 
Consultez également si l’enfant présente :
 
– fièvre ;
– frissons ;
– vomissements ;
– malaise ;
– confusion ;
– somnolence inhabituelle ;
– signes de déshydratation ;
– douleur importante.
 
La prévention reste beaucoup plus efficace que le traitement d’un coup de soleil.
 
Comment choisir concrètement une crème solaire pour enfant ?
 
Avant d’acheter, vérifiez dans cet ordre :
 
Protection
 
Choisissez une protection UVA et UVB.
 
SPF
 
SPF30 minimum.
 
Pour une utilisation pédiatrique régulière sous fort ensoleillement, SPF50 ou 50+ constitue un choix pratique.
 
Âge
 
Vérifiez clairement l’âge minimal indiqué par le fabricant.
 
Résistance à l’eau
 
Importante pour :
 
– plage ;
– piscine ;
– sport.
 
Tolérance
 
Pour une peau très sensible, recherchez une formule simple et bien tolérée.
 
Texture
 
Choisissez surtout une texture que vous pourrez appliquer :
 
– généreusement ;
– uniformément ;
– régulièrement.
 
Une excellente protection jamais appliquée correctement est moins utile qu’un produit que la famille utilise réellement.
 
Faut-il acheter « la meilleure crème solaire enfant » ?
 
Il n’existe pas une seule protection solaire idéale pour tous les enfants.
 
La meilleure option pour un enfant est celle qui :
 
– correspond à son âge ;
– offre une haute protection UVA/UVB ;
– est bien tolérée ;
– résiste suffisamment à l’eau pour son activité ;
– est suffisamment agréable pour être appliquée en quantité correcte.
 
Un produit parfait pour un enfant peut être :
 
– trop gras ;
– irritant ;
– trop blanchissant ;
– difficile à appliquer
 
pour un autre.
 
Il vaut donc mieux sélectionner selon les besoins plutôt que suivre un classement annuel de produits.
 
Crème solaire enfant : les erreurs à éviter
 
Ne pas appliquer suffisamment
 
Une couche trop fine diminue fortement le niveau de protection obtenu.
 
N’en mettre qu’une fois le matin
 
La protection doit être renouvelée lors d’une exposition prolongée.
 
Oublier certaines zones
 
Notamment :
 
– oreilles ;
– nuque ;
– pieds ;
– mains.
 
Croire qu’un SPF50+ bloque tous les UV
 
Aucune crème ne protège à 100 %.
 
Prolonger l’exposition grâce à la crème
 
La protection solaire ne doit pas être utilisée pour rester volontairement plus longtemps au soleil.
 
Exposer directement un bébé
 
L’ombre et les vêtements restent prioritaires.
 
Utiliser un ancien produit sans vérifier sa date
 
Une protection solaire trop ancienne ou mal conservée peut ne plus présenter les caractéristiques prévues.
 
Utiliser une protection qui a chauffé pendant des semaines
 
Évitez de conserver les produits pendant de longues périodes :
 
– dans une voiture chaude ;
– en plein soleil.
 
Respectez les conditions de stockage du fabricant.
 
Crème solaire enfant : ce qu’il faut retenir
 
La protection solaire des enfants doit commencer dès les premières années de vie.
 
Elle ne repose pas uniquement sur la crème solaire.
 
La stratégie la plus efficace associe :
 
– ombre ;
– vêtements protecteurs ;
– chapeau ;
– lunettes ;
– protection solaire.
 
L’Organisation mondiale de la Santé recommande de mettre en place une photoprotection lorsque l’indice UV atteint :
 
3 ou plus.
 
Chez les bébés de moins de 6 mois, la priorité est d’éviter l’exposition directe et de protéger la peau avec :
 
– ombre ;
– vêtements ;
– chapeau.
 
Lorsque ces protections ne sont pas suffisantes, certaines recommandations dermatologiques permettent d’utiliser une petite quantité de crème sur de petites zones exposées, mais la FDA recommande de demander conseil à un professionnel de santé chez les moins de 6 mois.
 
Après 6 mois, une protection adaptée peut être appliquée sur les zones découvertes.
 
Pour les enfants, choisissez une protection :
 
– UVA et UVB ;
– SPF30 minimum ;
– résistante à l’eau lorsque nécessaire.
 
Un SPF50 ou 50+ constitue un choix particulièrement pratique lors d’une exposition importante.
 
Mais il ne remplace pas :
 
– l’ombre ;
– les vêtements ;
– le renouvellement de l’application.
 
Les filtres minéraux comme l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane peuvent être particulièrement intéressants pour certaines peaux sensibles, mais ils ne sont pas obligatoires pour tous les enfants.
 
Un spray peut être efficace lorsqu’il est correctement utilisé, mais il ne doit pas être inhalé ni vaporisé directement sur le visage.
 
Chez les jeunes enfants, une crème, un lait ou un stick est souvent plus simple à doser.
 
Appliquez généreusement le produit avant l’exposition.
 
Renouvelez généralement environ toutes les deux heures lorsque l’enfant reste dehors ainsi qu’après :
 
– baignade ;
– transpiration ;
– séchage.
 
Une protection résistante à l’eau n’est jamais totalement waterproof.
 
Les enfants à peau mate ou foncée ont également besoin d’une photoprotection.
 
Enfin, il est préférable de choisir un solaire selon :
 
– son âge d’utilisation ;
– son niveau de protection ;
– sa tolérance ;
– son utilisation réelle
 
plutôt que de rechercher chaque année un classement des « meilleures crèmes solaires ».
 
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent pas les recommandations du pédiatre ou du dermatologue lorsqu’un enfant présente une maladie de peau ou une réaction particulière à un produit.
 
Sources
 
World Health Organization — Ultraviolet radiation.
 
World Health Organization — The ultraviolet (UV) index.
 
World Health Organization — Protecting against skin cancer.
 
American Academy of Dermatology Association — Sunscreen FAQs.
 
American Academy of Dermatology Association — How to select a sunscreen.
 
American Academy of Dermatology Association — How to apply sunscreen.
 
American Academy of Dermatology Association — How to use stick and spray sunscreens.
 
American Academy of Pediatrics / HealthyChildren.org — Baby Sunburn Prevention Tips.
 
American Academy of Pediatrics / HealthyChildren.org — Sun Safety: Information for Parents About Sunburn & Sunscreen.
 
U.S. Food and Drug Administration — Tips to Stay Safe in the Sun: From Sunscreen to Sunglasses.
 
European Commission — Recommendation on the efficacy of sunscreen products and the claims made relating thereto.

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