Reconnaître et entretenir chaque type de peau

peau mixte
Comment connaître son type de peau ? Peau sèche, grasse, mixte ou normale
 
Choisir un nettoyant, une crème hydratante ou un sérum devient beaucoup plus simple lorsque l’on comprend les besoins réels de sa peau.
 
On parle généralement de peau :
 
– sèche ;
– normale ;
– mixte ;
– grasse.
 
Mais ces catégories ne racontent pas toute l’histoire.
 
Une peau peut par exemple être :
 
– grasse et déshydratée ;
– sèche et sensible ;
– mixte et acnéique ;
– normale mais temporairement irritée.
 
Le type de peau décrit surtout certaines caractéristiques relativement stables, comme la quantité de sébum produite et la façon dont la peau maintient son hydratation.
 
La sensibilité, la déshydratation ou l’acné peuvent quant à elles se superposer à différents types de peau.
 
Il est donc plus utile d’observer sa peau et ses réactions que de chercher à la faire entrer absolument dans une seule catégorie.
 
Quels sont les principaux types de peau ?
 
Dans les classifications cosmétiques courantes, on distingue généralement :
 
– peau sèche ;
– peau normale ;
– peau mixte ;
– peau grasse.
 
L’American Academy of Dermatology décrit également la peau sensible comme une peau pouvant notamment picoter ou brûler après l’application de certains produits.
 
Les classifications peuvent donc varier légèrement selon les sources.
 
L’essentiel est de comprendre les caractéristiques de sa propre peau et d’adapter les produits en conséquence.
 
Comment déterminer son type de peau ?
 
Observez principalement :
 
– l’aspect de la peau quelques heures après le nettoyage ;
– la présence ou non de brillances ;
– les zones où elles apparaissent ;
– les sensations de tiraillement ;
– les squames ou rugosités ;
– la fréquence des imperfections ;
– la tolérance aux produits.
 
Il est préférable de faire cette observation avec une routine relativement simple plutôt qu’après l’application de nombreux produits matifiants ou nourrissants qui peuvent temporairement modifier l’apparence de la peau.
 
Peut-on faire un test à la maison ?
 
Une observation simple peut donner une première indication.
 
Après un nettoyage doux :
 
1. N’appliquez pas immédiatement de produit très riche ou très matifiant.
2. Attendez que la peau retrouve son état habituel.
3. Observez les différentes zones du visage.
 
Si tout le visage devient rapidement brillant et gras, la peau peut être à tendance grasse.
 
Si la zone T devient brillante mais que les joues restent normales ou sèches, la peau peut être mixte.
 
Si la peau tire, paraît rugueuse ou présente des squames, elle peut être sèche.
 
Si elle reste globalement confortable sans excès de sébum ni sécheresse importante, elle peut être considérée comme normale.
 
Ce test reste indicatif.
 
Un dermatologue peut être utile lorsqu’il existe :
 
– acné importante ;
– rougeurs persistantes ;
– démangeaisons ;
– lésions inhabituelles ;
– douleur ;
– desquamation importante ;
– suspicion d’eczéma, de rosacée ou d’une autre maladie.
 
Le type de peau peut-il changer ?
 
Oui.
 
Les caractéristiques de la peau peuvent évoluer avec :
 
– l’âge ;
– les hormones ;
– la grossesse ;
– la ménopause ;
– certains médicaments ;
– le climat ;
– le niveau d’humidité ;
– les traitements dermatologiques ;
– certaines maladies.
 
Une personne ayant eu une peau très grasse pendant l’adolescence peut par exemple avoir une peau plus sèche plusieurs années plus tard.
 
Une même personne peut également avoir besoin de textures différentes entre l’hiver et l’été.
 
Peau sèche et peau déshydratée : quelle différence ?
 
C’est une distinction importante.
 
La peau sèche correspond à un type ou à un état caractérisé par une altération de la couche cornée, qui manque notamment d’eau et présente souvent une fonction barrière moins efficace.
 
En dermatologie, on parle notamment de :
 
xérose
 
ou
 
xerosis.
 
La déshydratation décrit surtout un manque d’eau dans la couche superficielle de la peau.
 
Une peau grasse peut donc être déshydratée.
 
Elle peut produire beaucoup de sébum tout en présentant :
 
– tiraillements ;
– inconfort ;
– aspect terne ;
– petites ridules de déshydratation.
 
Sébum et eau ne sont pas la même chose.
 
Peau sèche : comment la reconnaître ?
 
Une peau sèche peut présenter :
 
– sensation de tiraillement ;
– toucher rugueux ;
– squames ;
– desquamation ;
– démangeaisons ;
– inconfort après le nettoyage ;
– petites fissures lorsqu’elle est très sèche.
 
Elle peut également sembler moins souple.
 
Il est incorrect d’affirmer que toute peau sèche est nécessairement très fine ou que les petits vaisseaux sanguins doivent systématiquement être visibles.
 
Ces caractéristiques varient d’une personne à l’autre.
 
Pourquoi la peau devient-elle sèche ?
 
De nombreux facteurs peuvent intervenir.
 
Parmi eux :
 
– prédisposition individuelle ;
– âge ;
– climat froid ou sec ;
– faible humidité ;
– douches très chaudes ;
– nettoyages agressifs ;
– savons décapants ;
– certains médicaments ;
– dermatite atopique ;
– autres maladies cutanées.
 
Avec l’âge, la sécheresse devient également plus fréquente.
 
Une peau sèche manque-t-elle uniquement de sébum ?
 
Non.
 
Réduire la peau sèche à un simple « manque de sébum » est trop simpliste.
 
La couche cornée dépend notamment :
 
– de son contenu en eau ;
– des lipides intercellulaires ;
– du facteur naturel d’hydratation ;
– de l’organisation de la barrière cutanée.
 
Une altération de ces mécanismes augmente la perte d’eau et rend la surface plus sèche.
 
C’est pourquoi les produits efficaces combinent souvent plusieurs catégories d’ingrédients.
 
Comment hydrater une peau sèche ?
 
Les hydratants peuvent associer :
 
Humectants
 
Ils contribuent à retenir l’eau dans la couche cornée.
 
Exemples :
 
– glycérine ;
– urée ;
– acide hyaluronique.
 
Émollients
 
Ils assouplissent et lissent la surface de la peau.
 
Occlusifs
 
Ils diminuent l’évaporation de l’eau.
 
Exemples :
 
– petrolatum ;
– paraffine ;
– huile minérale ;
– dimethicone.
 
Une formule combinant plusieurs mécanismes peut être particulièrement intéressante lorsque la sécheresse est importante.
 
Quelle texture choisir pour une peau sèche ?
 
Une crème, un baume ou une pommade peuvent être intéressants lorsque la peau manque beaucoup de confort.
 
Une lotion plus légère peut suffire lorsque la sécheresse est modérée.
 
Il n’existe pas de texture obligatoire.
 
DermNet rappelle que le meilleur hydratant est notamment celui qui correspond à :
 
– l’intensité de la sécheresse ;
– la tolérance ;
– les préférences de la personne ;
– la zone traitée.
 
Une peau très sèche peut avoir besoin d’un produit plus occlusif qu’une peau légèrement sèche.
 
Quand appliquer sa crème hydratante ?
 
Une bonne stratégie consiste à appliquer l’hydratant lorsque la peau est encore légèrement humide après le nettoyage ou la douche.
 
Cela aide à conserver l’eau présente dans la couche superficielle de la peau.
 
Le produit peut toutefois être réappliqué à d’autres moments si la peau tire ou devient inconfortable.
 
Faut-il utiliser un sérum avec une peau sèche ?
 
Ce n’est pas obligatoire.
 
Un sérum peut apporter certains humectants ou actifs intéressants.
 
Mais il n’est pas automatiquement plus profond ni plus efficace qu’une crème.
 
Pour une peau sèche, une crème bien formulée peut être beaucoup plus importante qu’un sérum.
 
Un sérum hydratant peut simplement compléter la routine si nécessaire.
 
Peut-on utiliser de l’huile sur une peau sèche ?
 
Oui, selon la formule et les préférences.
 
Une huile apporte essentiellement des lipides et un effet émollient ou occlusif.
 
Elle peut aider à réduire la sensation de sécheresse.
 
Mais une huile ne remplace pas nécessairement tous les composants d’une crème hydratante.
 
Une crème peut contenir simultanément :
 
– eau ;
– humectants ;
– émollients ;
– occlusifs.
 
Les deux types de produits peuvent donc avoir des rôles différents.
 
Nettoyage d’une peau sèche
 
Évitez les nettoyants très agressifs ou l’utilisation excessive de savon.
 
Un nettoyant doux est généralement préférable.
 
Pour certaines peaux très sèches ou sensibles, un seul nettoyage le soir peut suffire.
 
Le matin, de l’eau ou une routine très simple peut convenir selon les besoins.
 
Le but n’est pas de produire une sensation de peau qui « crisse ».
 
Après le nettoyage, la peau ne devrait idéalement pas rester :
 
– douloureuse ;
– fortement tendue ;
– brûlante ;
– très irritée.
 
Faut-il faire un double nettoyage sur peau sèche ?
 
Pas systématiquement.
 
Un premier produit peut être utile pour retirer :
 
– maquillage ;
– protection solaire résistante ;
– produits très tenaces.
 
Il peut ensuite être suivi d’un nettoyant doux si nécessaire.
 
Mais une personne qui ne porte pas de maquillage ou dont le produit se retire facilement n’a aucune obligation d’effectuer deux nettoyages chaque soir.
 
Plus de nettoyage ne signifie pas nécessairement une peau plus saine.
 
Peut-on utiliser de l’eau micellaire ?
 
Oui.
 
L’eau micellaire peut être pratique pour retirer du maquillage ou nettoyer doucement la peau.
 
Selon le produit et la sensibilité de la personne, un rinçage peut être préférable.
 
Il faut surtout éviter de frotter continuellement la peau avec de nombreux cotons.
 
Une huile ou un baume démaquillant peut également être utilisé lorsqu’il est bien toléré.
 
Faut-il exfolier une peau sèche ?
 
L’exfoliation n’est pas obligatoire.
 
Il n’existe pas de règle imposant :
 
« un gommage toutes les deux semaines ».
 
Une peau sèche qui présente déjà :
 
– irritation ;
– fissures ;
– eczéma ;
– rougeurs ;
– desquamation importante
 
peut être aggravée par un exfoliant.
 
Si une exfoliation est souhaitée et bien tolérée, elle doit rester douce et adaptée.
 
Une routine hydratante cohérente est généralement plus importante que l’exfoliation.
 
Peau normale : qu’est-ce que cela signifie ?
 
Une peau dite normale présente généralement un bon équilibre entre :
 
– sébum ;
– hydratation ;
– confort.
 
Elle n’est ni constamment sèche ni excessivement grasse.
 
Elle peut avoir :
 
– texture relativement uniforme ;
– peu de brillances excessives ;
– peu de tiraillements.
 
Cela ne signifie pas qu’elle est « parfaite ».
 
Une peau normale peut ponctuellement présenter :
 
– bouton ;
– rougeur ;
– sensibilité ;
– zone sèche.
 
L’expression décrit simplement son comportement général.
 
Une peau normale a-t-elle besoin de soins ?
 
Oui, mais une routine compliquée n’est pas nécessaire.
 
Une routine de base peut suffire :
 
Matin
 
– nettoyage doux si nécessaire ;
– hydratant selon les besoins ;
– protection solaire.
 
Soir
 
– démaquillage si nécessaire ;
– nettoyage doux ;
– hydratant.
 
Il est possible d’ajouter un soin ciblé si une problématique particulière apparaît.
 
Faut-il utiliser un sérum tous les jours ?
 
Non.
 
Un sérum n’est pas une étape obligatoire.
 
Une personne ayant une peau normale et aucune problématique particulière peut très bien utiliser seulement :
 
– nettoyant ;
– hydratant ;
– protection solaire.
 
Un sérum devient intéressant lorsqu’on souhaite cibler un besoin précis comme :
 
– déshydratation ;
– pigmentation ;
– signes de l’âge.
 
Peau normale et exfoliation
 
Un gommage hebdomadaire n’est pas une obligation.
 
La peau renouvelle naturellement ses cellules.
 
Une exfoliation peut améliorer temporairement la texture chez certaines personnes, mais une utilisation excessive peut provoquer :
 
– irritation ;
– sécheresse ;
– inflammation.
 
La fréquence doit dépendre :
 
– du produit ;
– de sa concentration ;
– des autres actifs utilisés ;
– de la tolérance.
 
Peau mixte : comment la reconnaître ?
 
La peau mixte associe différentes caractéristiques sur le même visage.
 
Le schéma classique est :
 
Zone T
 
– front ;
– nez ;
– menton
 
plus grasse.
 
Joues
 
– normales ;
– ou plus sèches.
 
La différence peut être légère ou très marquée.
 
Certaines personnes présentent par exemple beaucoup de sébum sur le nez mais des joues sensibles et sèches.
 
Faut-il utiliser deux routines différentes ?
 
Pas nécessairement.
 
Une base douce peut convenir à l’ensemble du visage.
 
Ensuite, certaines zones peuvent être traitées différemment.
 
Par exemple :
 
Zone T
 
– texture légère ;
– produit non comédogène ;
– éventuellement actif contre les imperfections.
 
Joues sèches
 
– crème plus émolliente ;
– quantité plus généreuse d’hydratant.
 
Il n’est pas nécessaire d’appliquer systématiquement dix produits différents.
 
Quelle crème utiliser sur une peau mixte ?
 
Une lotion ou une émulsion légère peut convenir à beaucoup de personnes.
 
Si les joues sont réellement sèches, une crème plus riche peut être utilisée uniquement à cet endroit.
 
Une peau mixte peut également être déshydratée.
 
Elle ne doit donc pas être privée d’hydratation simplement parce que le nez devient brillant.
 
Comment nettoyer une peau mixte ?
 
Un nettoyant doux suffit généralement.
 
L’objectif n’est pas de décaper la zone T.
 
Un nettoyage trop agressif peut provoquer :
 
– irritation ;
– sécheresse ;
– inconfort.
 
Si la peau présente de l’acné, une routine douce est particulièrement importante.
 
L’American Academy of Dermatology déconseille le frottement agressif, qui peut favoriser l’irritation et aggraver les boutons.
 
Peut-on utiliser un nettoyant purifiant ?
 
Oui, lorsqu’il est bien toléré.
 
Mais le mot « purifiant » est un terme cosmétique large.
 
Le produit doit surtout nettoyer sans laisser la peau :
 
– douloureuse ;
– très sèche ;
– rouge ;
– constamment tendue.
 
Un produit plus décapant n’est pas nécessairement plus efficace sur une peau grasse ou mixte.
 
Peut-on « resserrer les pores » ?
 
Pas au sens littéral.
 
Les pores ne possèdent pas un mécanisme permettant à un cosmétique de les fermer définitivement.
 
On peut cependant rendre leur apparence moins visible.
 
L’American Academy of Dermatology recommande notamment :
 
– produits non comédogènes ;
– nettoyage doux ;
– protection solaire ;
– certains actifs comme les rétinoïdes dans des situations adaptées.
 
Lorsque le pore est moins obstrué et la peau moins grasse, il peut paraître plus discret.
 
Le résultat reste principalement esthétique.
 
Multi-masking : utile ou marketing ?
 
Le multi-masking consiste à appliquer différents masques selon les zones du visage.
 
Par exemple :
 
– masque à l’argile sur une zone très grasse ;
– masque hydratant sur des joues sèches.
 
Cette technique peut être agréable et logique pour certaines peaux mixtes.
 
Elle n’est cependant pas indispensable.
 
Une routine bien adaptée peut obtenir le même objectif sans multiplier les masques.
 
L’argile doit également être utilisée avec modération si elle laisse la peau très sèche ou irritée.
 
Peau grasse : comment la reconnaître ?
 
Une peau grasse produit une quantité importante de sébum.
 
Elle peut présenter :
 
– aspect brillant ;
– toucher gras ;
– maquillage qui tient moins bien ;
– pores plus visibles ;
– tendance aux comédons chez certaines personnes.
 
La production de sébum est influencée notamment par :
 
– génétique ;
– hormones ;
– âge.
 
Une peau grasse n’est pas une peau sale.
 
Le sébum n’est pas une toxine qu’il faut éliminer complètement.
 
À quoi sert le sébum ?
 
Le sébum participe au film lipidique présent à la surface de la peau.
 
Il n’est donc pas un déchet inutile.
 
Le problème est surtout lorsqu’il est produit en quantité importante et participe, avec d’autres facteurs, à l’obstruction du follicule.
 
Il ne faut pas essayer de supprimer tout le sébum avec des nettoyants agressifs.
 
Peau grasse et acné : est-ce la même chose ?
 
Non.
 
Une peau grasse peut ne pas avoir d’acné.
 
Et l’acné est une maladie multifactorielle qui ne dépend pas uniquement du sébum.
 
Elle implique notamment :
 
– obstruction du follicule ;
– production de sébum ;
– inflammation ;
– Cutibacterium acnes ;
– influences hormonales et individuelles.
 
Une personne ayant une acné importante doit donc utiliser une prise en charge adaptée plutôt que simplement « purifier » davantage sa peau.
 
Comment nettoyer une peau grasse ?
 
Un nettoyage doux est préférable.
 
L’American Academy of Dermatology recommande généralement de nettoyer le visage jusqu’à deux fois par jour et après une transpiration importante.
 
Évitez :
 
– frottement agressif ;
– savon très décapant ;
– eau très chaude ;
– brosses abrasives répétées.
 
Le but est de retirer :
 
– excès de sébum ;
– sueur ;
– maquillage ;
– protection solaire ;
– impuretés
 
sans provoquer une irritation chronique.
 
Le double nettoyage est-il indispensable pour la peau grasse ?
 
Non.
 
Il peut être utile le soir lorsque vous portez :
 
– maquillage résistant ;
– protection solaire résistante à l’eau ;
– plusieurs produits difficiles à retirer.
 
La première étape peut être :
 
– huile démaquillante ;
– baume ;
– eau micellaire adaptée.
 
Elle est suivie d’un nettoyant aqueux doux.
 
Mais une personne dont le nettoyant classique retire correctement les produits n’a pas l’obligation de pratiquer un double nettoyage.
 
Il n’existe pas de preuve que toutes les peaux grasses doivent systématiquement utiliser deux nettoyants pour « réguler » leur sébum.
 
Une huile démaquillante rend-elle la peau plus grasse ?
 
Pas nécessairement.
 
Une huile démaquillante est conçue pour solubiliser :
 
– maquillage ;
– protection solaire ;
– matières grasses présentes à la surface.
 
Une formule qui s’émulsionne correctement peut ensuite être rincée.
 
Elle ne doit pas être confondue avec l’application d’une huile végétale pure laissée sur la peau.
 
La tolérance dépend de la formulation.
 
Peau grasse : faut-il utiliser une crème hydratante ?
 
Oui.
 
Une peau grasse peut avoir besoin d’un hydratant.
 
AAD rappelle que même une peau grasse doit être hydratée.
 
Le choix peut simplement se porter sur une texture :
 
– légère ;
– gel-crème ;
– lotion ;
– fluide.
 
Pour une peau à tendance acnéique, recherchez notamment les mentions :
 
– non-comedogenic ;
– won’t clog pores ;
– oil-free
 
lorsque cela convient.
 
Faut-il utiliser une lotion astringente ?
 
Pas systématiquement.
 
Les astringents et produits très alcoolisés peuvent dessécher ou irriter certaines peaux.
 
AAD recommande notamment aux personnes atteintes d’acné d’éviter les astringents lorsqu’ils dessèchent la peau.
 
Une lotion douce peut être utilisée si elle apporte un bénéfice particulier.
 
Mais elle n’est pas nécessaire simplement parce que la peau est grasse.
 
Peut-on supprimer les brillances définitivement ?
 
Non.
 
Le sébum est produit en permanence par les glandes sébacées.
 
Des produits matifiants peuvent réduire temporairement :
 
– brillance ;
– sensation grasse.
 
Le résultat n’est pas permanent.
 
On peut également utiliser au cours de la journée des papiers absorbants, en les pressant doucement sur la peau sans frotter.
 
Les silicones provoquent-ils des imperfections ?
 
Non, pas automatiquement.
 
L’idée selon laquelle tous les silicones seraient occlusifs au point de provoquer de l’acné chez les peaux grasses est trop simpliste.
 
Certains silicones, comme la dimethicone, sont même largement utilisés dans les soins dermatologiques et les produits de barrière.
 
Le potentiel comédogène doit être évalué au niveau du produit fini et de la tolérance individuelle.
 
Une personne acnéique peut rechercher une formule portant la mention :
 
non-comedogenic
 
plutôt que d’exclure automatiquement tout ingrédient dont le nom se termine par « silicone ».
 
Faut-il faire un peeling tous les jours sur peau grasse ?
 
Non.
 
Un peeling quotidien n’est pas une recommandation générale pour les peaux grasses.
 
Certains actifs exfoliants peuvent être utilisés fréquemment lorsque leur formulation, leur concentration et la tolérance le permettent.
 
Mais une exfoliation excessive peut provoquer :
 
– irritation ;
– rougeurs ;
– sécheresse ;
– altération de la barrière ;
– hyperpigmentation post-inflammatoire chez les personnes prédisposées.
 
La fréquence dépend de l’actif.
 
Par exemple :
 
– acide salicylique ;
– acide glycolique ;
– acide lactique
 
ne sont pas interchangeables et peuvent être utilisés à des concentrations très différentes.
 
Faut-il ajouter un gommage en plus du peeling ?
 
Pas nécessairement.
 
Si une personne utilise déjà régulièrement un exfoliant chimique, ajouter systématiquement un gommage mécanique une ou deux fois par semaine peut être inutile et irritant.
 
Plus d’exfoliation ne signifie pas une peau plus propre.
 
Une routine simple et bien tolérée est généralement préférable.
 
Les soins « détox » éliminent-ils les toxines de la peau ?
 
Non.
 
La peau ne nécessite pas une crème de nuit destinée à « aider à éliminer les impuretés accumulées à la surface de la peau ».
 
Le mot « détox » est surtout utilisé en marketing cosmétique.
 
La peau possède ses propres fonctions biologiques.
 
Un produit de nuit peut :
 
– hydrater ;
– contenir des actifs ciblés ;
– soutenir la barrière.
 
Il ne faut pas lui attribuer une élimination générale de toxines.
 
Peau sensible : est-ce un type de peau ?
 
Selon les classifications, la peau sensible peut être considérée comme une catégorie ou davantage comme une caractéristique pouvant toucher différents types de peau.
 
Elle peut être :
 
– sèche et sensible ;
– grasse et sensible ;
– mixte et sensible ;
– normale et sensible.
 
AAD décrit notamment la peau sensible comme une peau pouvant provoquer une sensation de brûlure ou de picotement après l’utilisation de certains produits.
 
Comment reconnaître une peau sensible ?
 
Elle peut présenter :
 
– picotements ;
– brûlures ;
– rougeurs ;
– tiraillements ;
– démangeaisons ;
– réaction rapide à certains cosmétiques.
 
Mais ces symptômes peuvent également correspondre à une maladie.
 
Il ne faut pas automatiquement attribuer toutes les rougeurs à une simple « sensibilité ».
 
Rosacée, eczéma et acné sont-ils des types de peau ?
 
Non.
 
Il s’agit d’affections dermatologiques.
 
Une personne atteinte de rosacée peut par exemple avoir :
 
– une peau sèche ;
– ou une peau plus grasse.
 
Une personne atteinte d’acné peut également présenter différents niveaux de sébum et de sensibilité.
 
Le diagnostic de la maladie est donc distinct du type de peau.
 
Une irritation persistante, importante ou inhabituelle mérite un avis dermatologique.
 
Comment choisir un produit pour peau sensible ?
 
Privilégiez une routine simple.
 
Il peut être utile de choisir :
 
– nettoyant doux ;
– hydratant simple ;
– protection solaire bien tolérée.
 
Évitez de commencer simultanément plusieurs nouveaux actifs.
 
Si la peau réagit facilement, les formules sans parfum peuvent être intéressantes.
 
Une mention « hypoallergénique » ne garantit cependant pas qu’une réaction soit impossible.
 
Comment construire une routine quel que soit son type de peau ?
 
Une routine n’a pas besoin de dix produits.
 
Trois étapes constituent une bonne base.
 
Le matin
 
1. Nettoyage doux si nécessaire.
2. Hydratant selon les besoins.
3. Protection solaire.
 
Le soir
 
1. Démaquillage si nécessaire.
2. Nettoyage doux.
3. Hydratant.
 
Des actifs ciblés peuvent ensuite être ajoutés selon les besoins.
 
Protection solaire : quel que soit le type de peau
 
La photoprotection concerne :
 
– peau sèche ;
– peau grasse ;
– peau mixte ;
– peau normale ;
– peau sensible.
 
L’American Academy of Dermatology recommande une protection solaire :
 
– à large spectre ;
– SPF30 minimum ;
– résistante à l’eau lorsque nécessaire.
 
Elle contribue à prévenir :
 
– coups de soleil ;
– vieillissement cutané prématuré ;
– certaines taches ;
– cancers cutanés.
 
Une peau grasse peut privilégier une formule non comédogène.
 
Une peau sèche peut choisir une formule plus hydratante.
 
Une peau sensible doit rechercher avant tout une formule qu’elle tolère correctement.
 
Quelle routine pour une peau sèche ?
 
Le matin
 
– nettoyage très doux si nécessaire ;
– crème hydratante ;
– protection solaire.
 
Le soir
 
– démaquillage si nécessaire ;
– nettoyant doux ;
– crème hydratante plus riche si besoin.
 
Des humectants comme la glycérine ou l’urée ainsi que des émollients et occlusifs peuvent être utiles.
 
Quelle routine pour une peau normale ?
 
Le matin
 
– nettoyage selon les besoins ;
– hydratant léger si nécessaire ;
– protection solaire.
 
Le soir
 
– démaquillage si nécessaire ;
– nettoyage doux ;
– hydratant.
 
Un sérum n’est nécessaire que s’il répond à un objectif précis.
 
Quelle routine pour une peau mixte ?
 
Le matin
 
– nettoyant doux ;
– hydratant léger ;
– éventuellement davantage de crème sur les zones sèches ;
– protection solaire.
 
Le soir
 
– démaquillage si nécessaire ;
– nettoyant doux ;
– soin adapté aux zones qui en ont besoin.
 
Il est possible de traiter la zone T et les joues différemment sans multiplier toute la routine.
 
Quelle routine pour une peau grasse ?
 
Le matin
 
– nettoyant doux ;
– hydratant léger et non comédogène ;
– protection solaire non comédogène.
 
Le soir
 
– démaquillage si nécessaire ;
– nettoyant doux ;
– actif spécifique en cas d’imperfections si nécessaire ;
– hydratant léger.
 
Un double nettoyage n’est nécessaire que lorsque les produits présents sur la peau le justifient.
 
Comment savoir si un produit ne convient pas ?
 
Un cosmétique doit être réévalué s’il provoque régulièrement :
 
– brûlure importante ;
– démangeaisons ;
– rougeurs persistantes ;
– gonflement ;
– forte sécheresse ;
– multiplication inhabituelle des boutons.
 
Une petite irritation transitoire peut survenir avec certains actifs comme les rétinoïdes ou certains acides.
 
Mais une inflammation importante n’est pas un signe que « le produit fonctionne ».
 
Quand consulter un dermatologue ?
 
Consultez notamment en cas de :
 
– acné modérée à sévère ;
– boutons douloureux ou profonds ;
– cicatrices ;
– rougeurs persistantes ;
– démangeaisons importantes ;
– plaques qui desquament ;
– fissures ;
– éruption après un produit ;
– taches ou lésions inhabituelles.
 
Une routine cosmétique peut soutenir la peau mais elle ne remplace pas le traitement d’une maladie cutanée.
 
Comment connaître son type de peau : ce qu’il faut retenir
 
Les quatre catégories cosmétiques les plus utilisées sont :
 
– peau sèche ;
– peau normale ;
– peau mixte ;
– peau grasse.
 
La peau sensible peut se superposer à chacune d’entre elles.
 
La peau sèche ne correspond pas uniquement à un manque de sébum. Elle implique notamment une diminution de l’hydratation de la couche cornée et une fonction barrière moins efficace.
 
Une peau grasse peut elle aussi être déshydratée et a besoin d’hydratation.
 
La peau mixte associe généralement une zone T plus grasse à des joues normales ou plus sèches.
 
Une peau normale n’est pas une peau « parfaite » : elle présente simplement un équilibre général sans excès important de sécheresse ou de sébum.
 
Le double nettoyage n’est pas obligatoire pour les peaux grasses.
 
Les lotions astringentes, gommages et peelings fréquents ne sont pas indispensables et peuvent irriter la peau lorsqu’ils sont utilisés de manière excessive.
 
Les silicones ne provoquent pas automatiquement les imperfections.
 
Les pores ne peuvent pas être « fermés » définitivement avec un cosmétique, mais leur apparence peut être rendue moins visible.
 
Les soins dits « détox » n’évacuent pas les toxines de la peau.
 
Une bonne routine peut rester très simple :
 
– nettoyage doux ;
– hydratation adaptée ;
– protection solaire ;
– actifs ciblés uniquement lorsqu’ils répondent à un besoin réel.
 
Enfin, l’acné, la rosacée, l’eczéma ou d’autres maladies dermatologiques ne sont pas de simples types de peau et peuvent nécessiter une prise en charge spécifique.
 
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent pas le diagnostic ou les recommandations d’un dermatologue.
 
Sources
 
American Academy of Dermatology Association — Skin care on a budget.
 
American Academy of Dermatology Association — 10 skin care secrets for healthier-looking skin.
 
American Academy of Dermatology Association — How to control oily skin.
 
American Academy of Dermatology Association — 10 skin care habits that can worsen acne.
 
American Academy of Dermatology Association — What can treat large facial pores?
 
American Academy of Dermatology Association — How to apply sunscreen.
 
American Academy of Dermatology Association — How do I know if I’m using the right sunscreen?
 
DermNet — Dry skin.
 
DermNet — Emollients and moisturisers.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *