Conseils beauté
Transpiration des pieds : les déodorants et les détranspirants
Hyperhidrose plantaire : causes, odeurs et traitements des pieds qui transpirent
Avoir les pieds humides après une journée chaude, une activité sportive ou plusieurs heures dans des chaussures fermées est normal.
En revanche, certaines personnes transpirent des pieds de manière excessive, même lorsque la température est modérée ou qu’elles sont au repos.
On parle alors d’hyperhidrose plantaire lorsque la transpiration des plantes des pieds devient excessive et suffisamment importante pour provoquer :
– inconfort ;
– chaussettes constamment humides ;
– chaussures mouillées ;
– pieds qui glissent dans les chaussures ;
– difficultés à porter certains types de chaussures ;
– macération de la peau ;
– odeurs ;
– impact social ou professionnel.
L’hyperhidrose plantaire peut exister seule ou être associée à une transpiration excessive d’autres zones, particulièrement :
– paumes des mains ;
– aisselles.
Des traitements efficaces existent.
La prise en charge commence par distinguer une hyperhidrose primaire, généralement localisée et apparaissant tôt dans la vie, d’une transpiration secondaire liée à une maladie ou à un médicament.
Qu’est-ce que l’hyperhidrose plantaire ?
La transpiration est un phénomène physiologique normal.
Les glandes eccrines produisent de la sueur afin de participer notamment à la régulation de la température corporelle.
Les plantes des pieds contiennent beaucoup de glandes sudoripares.
Chez une personne atteinte d’hyperhidrose plantaire, ces glandes reçoivent des signaux nerveux qui entraînent une production excessive de sueur.
La quantité produite dépasse alors ce qui est nécessaire pour refroidir le corps.
L’hyperhidrose est-elle une maladie ?
Oui.
L’hyperhidrose est reconnue comme une affection médicale pouvant avoir un impact important sur la qualité de vie.
Elle peut affecter notamment :
– choix des chaussures ;
– activité sportive ;
– travail ;
– relations sociales ;
– confiance en soi.
Elle est également traitable.
Il n’est donc pas nécessaire de considérer une transpiration invalidante comme quelque chose qu’il faut simplement supporter.
Qu’est-ce qu’une hyperhidrose primaire ?
L’hyperhidrose primaire, également appelée hyperhidrose focale primaire, est la forme la plus fréquente.
Elle touche généralement une ou plusieurs zones précises comme :
– pieds ;
– mains ;
– aisselles ;
– visage ou cuir chevelu.
Elle commence souvent pendant :
– enfance ;
– adolescence ;
– début de l’âge adulte.
Les personnes atteintes sont généralement en bonne santé par ailleurs.
Le mécanisme exact n’est pas complètement compris, mais il semble impliquer une activité excessive des signaux nerveux contrôlant les glandes sudoripares.
L’hyperhidrose primaire est-elle héréditaire ?
Une composante familiale existe.
De nombreuses personnes atteintes ont un proche présentant également une transpiration excessive.
Cela ne signifie toutefois pas qu’une personne héritera automatiquement de l’hyperhidrose si un parent en souffre.
Il s’agit plutôt d’une prédisposition.
Comment reconnaître une hyperhidrose primaire ?
L’American Academy of Dermatology utilise plusieurs éléments pour orienter le diagnostic.
Parmi eux :
– transpiration excessive présente depuis plus de six mois ;
– épisodes au moins une fois par semaine ;
– début relativement jeune ;
– antécédents familiaux possibles ;
– atteinte localisée ;
– gêne dans les activités quotidiennes.
Un élément particulièrement intéressant est que l’hyperhidrose primaire s’arrête généralement pendant le sommeil.
Une transpiration nocturne importante mérite davantage de rechercher une autre cause.
Qu’est-ce qu’une hyperhidrose secondaire ?
L’hyperhidrose secondaire survient lorsqu’une transpiration excessive est provoquée par :
– une maladie ;
– un médicament ;
– une autre situation médicale.
Elle peut parfois concerner davantage l’ensemble du corps que seulement les pieds.
Elle peut également apparaître :
– plus tard dans la vie ;
– brutalement ;
– pendant le sommeil.
Dans ce cas, traiter uniquement les pieds avec un antitranspirant ne suffit pas toujours.
Il faut rechercher la cause.
Quelles maladies peuvent provoquer une transpiration excessive ?
Plusieurs maladies peuvent être associées à une hyperhidrose secondaire.
Parmi elles figurent notamment :
– diabète ;
– hyperthyroïdie ;
– ménopause ;
– maladie de Parkinson ;
– certaines maladies cardiovasculaires ;
– certaines maladies neurologiques ;
– certaines maladies endocriniennes.
Cette liste ne signifie pas qu’une personne qui transpire des pieds souffre probablement d’une maladie grave.
Une hyperhidrose plantaire bilatérale présente depuis l’adolescence et disparaissant pendant le sommeil correspond davantage au profil d’une hyperhidrose primaire.
C’est surtout une transpiration :
– récente ;
– inexpliquée ;
– généralisée ;
– nocturne
qui mérite une évaluation médicale plus large.
Certains médicaments peuvent-ils augmenter la transpiration ?
Oui.
La transpiration excessive peut être un effet indésirable de différents médicaments.
Parmi les catégories pouvant être impliquées selon la molécule figurent notamment certains :
– antidépresseurs ;
– médicaments hormonaux ;
– antalgiques ;
– médicaments agissant sur le système nerveux ;
– traitements métaboliques.
Il ne faut jamais arrêter seul un médicament simplement parce qu’il pourrait favoriser la transpiration.
Si le problème a commencé après :
– introduction d’un médicament ;
– changement de dose ;
– changement de traitement
parlez-en au prescripteur.
Il pourra évaluer le lien possible et les alternatives.
Stress et anxiété peuvent-ils faire transpirer les pieds ?
Oui.
Les émotions peuvent déclencher ou accentuer la transpiration.
Parmi les déclencheurs fréquents figurent :
– anxiété ;
– nervosité ;
– stress ;
– chaleur ;
– exercice.
Cela ne signifie pas que l’hyperhidrose est simplement « psychologique ».
Une personne atteinte d’hyperhidrose primaire peut transpirer excessivement en dehors des périodes de stress.
Le stress agit plutôt comme un déclencheur supplémentaire chez certaines personnes.
Pourquoi les pieds deviennent-ils constamment humides ?
Les chaussures et chaussettes créent un environnement relativement fermé.
Lorsque la production de sueur est importante, l’humidité peut s’accumuler plus rapidement qu’elle ne s’évapore.
Cela entraîne :
– chaussettes humides ;
– semelles mouillées ;
– peau macérée ;
– sensation de pied glissant.
Les températures élevées, l’exercice et les chaussures peu respirantes peuvent aggraver ce phénomène.
À quoi ressemble une peau macérée ?
Une exposition prolongée à l’humidité peut rendre la peau :
– blanche ;
– ramollie ;
– plissée ;
– fragile.
Elle peut parfois commencer à :
– peler ;
– se fissurer ;
– devenir sensible.
L’objectif n’est donc pas seulement d’éviter une sensation désagréable.
Garder la peau aussi sèche que possible aide également à limiter certaines complications.
L’hyperhidrose augmente-t-elle le risque de mycose ?
Elle peut y contribuer.
Les champignons responsables du pied d’athlète apprécient les milieux :
– chauds ;
– humides.
Des pieds constamment moites dans des chaussures fermées créent donc des conditions favorables.
L’American Academy of Dermatology recommande notamment aux personnes sujettes au pied d’athlète de garder leurs pieds secs et de changer les chaussettes lorsqu’elles deviennent humides.
Mais l’hyperhidrose ne provoque pas directement une mycose.
Pour développer une infection, il faut également être exposé aux champignons responsables.
Quels sont les signes d’un pied d’athlète ?
Le pied d’athlète, ou tinea pedis, peut provoquer notamment :
– démangeaisons ;
– desquamation ;
– fissures ;
– rougeur ou modification de couleur ;
– peau blanchâtre entre les orteils ;
– sensation de brûlure.
Il apparaît fréquemment entre les orteils mais peut également toucher :
– plante du pied ;
– côtés du pied.
Une peau qui pèle n’est toutefois pas automatiquement une mycose.
L’humidité et l’irritation dues à l’hyperhidrose peuvent elles-mêmes modifier l’apparence de la peau.
Un diagnostic peut être utile lorsque les symptômes persistent.
L’hyperhidrose augmente-t-elle le risque de mycose des ongles ?
Des pieds humides ou en sueur pendant de longues périodes peuvent favoriser la croissance des champignons.
L’American Academy of Dermatology cite notamment :
hyperhidrose
parmi les facteurs associés à un risque accru d’onychomycose.
Le pied d’athlète peut également se propager aux ongles.
Il est donc utile de traiter une mycose du pied plutôt que de la laisser persister.
Tous les ongles épaissis sont-ils des mycoses ?
Non.
Un ongle :
– épaissi ;
– jaune ;
– cassant ;
– déformé
peut correspondre à une mycose.
Mais d’autres problèmes peuvent donner un aspect similaire.
Par exemple :
– traumatisme ;
– psoriasis ;
– autres maladies unguéales.
Un diagnostic fiable est particulièrement utile avant un traitement antifongique prolongé.
Pourquoi les pieds peuvent-ils sentir mauvais ?
La sueur eccrine fraîche est généralement presque inodore.
La mauvaise odeur se développe surtout lorsque des micro-organismes présents sur la peau dégradent :
– sueur ;
– sébum ;
– kératine.
On parle parfois de :
bromhidrose
ou
bromodose
lorsque l’odeur devient importante.
Les pieds constituent un environnement particulièrement favorable parce qu’ils peuvent rester :
– chauds ;
– humides ;
– enfermés plusieurs heures.
Plus de transpiration peut donc faciliter les conditions responsables de l’odeur sans que la sueur elle-même soit naturellement très odorante.
Hyperhidrose et bromhidrose : est-ce la même chose ?
Non.
Hyperhidrose
signifie :
transpiration excessive.
Bromhidrose
signifie :
odeur corporelle désagréable.
Les deux peuvent être associées mais sont différentes.
Une personne peut :
– beaucoup transpirer sans avoir une forte odeur ;
– avoir une mauvaise odeur sans hyperhidrose importante.
Le traitement doit donc cibler le problème principal.
Qu’est-ce que la kératolyse ponctuée ?
Une mauvaise odeur importante des pieds peut parfois être liée à une infection bactérienne appelée :
kératolyse ponctuée
ou
pitted keratolysis.
Elle touche particulièrement les pieds :
– très humides ;
– enfermés ;
– sujets à une forte transpiration.
On peut observer de nombreuses petites dépressions ou petits « trous » superficiels sur :
– talons ;
– avant-pied ;
– zones d’appui.
L’odeur peut être particulièrement forte.
Cette affection nécessite un traitement différent d’une simple hyperhidrose.
Une consultation dermatologique peut donc être utile lorsque l’odeur est très importante malgré une bonne hygiène.
La transpiration élimine-t-elle des toxines ?
Non, ce n’est pas le rôle principal de la transpiration.
La sueur sert principalement à :
réguler la température.
L’organisme utilise surtout :
– foie ;
– reins ;
– système digestif ;
– poumons
pour éliminer ou transformer de nombreuses substances.
Faire des bains de pieds pour « éliminer les toxines par la sueur » n’est donc pas un traitement médical de l’hyperhidrose.
Les bains de pieds sont-ils utiles ?
Ils peuvent être agréables et contribuer au nettoyage des pieds.
Mais un bain de pieds ne diminue pas durablement l’activité des glandes sudoripares.
Un trempage trop prolongé peut même augmenter temporairement :
– macération ;
– humidité de la peau.
Pour l’hyperhidrose, les mesures les plus utiles consistent plutôt à :
– laver ;
– sécher soigneusement ;
– contrôler la transpiration ;
– gérer les chaussures et chaussettes.
Comment bien laver ses pieds ?
Lavez-les régulièrement avec :
– eau ;
– nettoyant doux.
Il n’est pas nécessaire de décaper la peau plusieurs fois par jour avec des produits très agressifs.
Après le lavage, séchez soigneusement :
– plante ;
– côtés ;
– surtout entre les orteils.
L’humidité persistante entre les orteils favorise notamment :
– macération ;
– mycoses.
Faut-il utiliser un savon antibactérien ?
Pas systématiquement.
Une hygiène normale avec un nettoyant adapté peut suffire.
Chez une personne présentant une bromhidrose importante, certains produits antibactériens peuvent parfois être proposés.
Mais une mauvaise odeur persistante malgré une bonne hygiène mérite également de rechercher :
– mycose ;
– kératolyse ponctuée ;
– autre problème cutané.
Un déodorant traite-t-il la transpiration ?
Pas réellement.
Un déodorant sert principalement à :
– masquer les odeurs ;
– réduire certaines bactéries responsables des odeurs selon sa formule.
Il ne diminue pas nécessairement la quantité de sueur.
Pour réduire directement la transpiration, on utilise plutôt un :
antitranspirant.
Quelle est la différence entre déodorant et antitranspirant ?
Déodorant
agit principalement sur :
odeur.
Antitranspirant
agit principalement sur :
quantité de sueur.
Un produit peut évidemment combiner les deux fonctions.
Pour une véritable hyperhidrose plantaire, l’antitranspirant est généralement beaucoup plus pertinent qu’un simple parfum ou déodorant pour pieds.
Comment fonctionnent les antitranspirants ?
De nombreux antitranspirants contiennent des sels d’aluminium.
Ils agissent en formant temporairement un bouchon dans les conduits sudoraux superficiels.
Cela réduit la quantité de sueur qui atteint la surface de la peau.
Ils ne « normalisent » pas définitivement les glandes sudoripares.
L’effet est temporaire.
Le produit doit donc être réappliqué selon le protocole adapté.
Le chlorure d’aluminium est-il utilisé pour les pieds ?
Oui.
Des préparations contenant des sels d’aluminium, notamment du chlorure d’aluminium, peuvent être utilisées pour l’hyperhidrose des pieds.
Les concentrations et formulations varient.
Les antitranspirants disponibles sans prescription peuvent suffire pour une transpiration légère.
Une hyperhidrose plus importante peut nécessiter une formule plus concentrée prescrite ou recommandée par un professionnel de santé.
Comment appliquer un antitranspirant sur les pieds ?
L’American Academy of Dermatology recommande généralement d’appliquer l’antitranspirant :
le soir
sur une peau parfaitement sèche.
C’est important.
Appliquer un antitranspirant contenant des sels d’aluminium sur une peau humide augmente le risque :
– d’irritation ;
– de picotements.
Laissez le produit sécher complètement.
Selon la formulation, il peut être lavé le matin.
Au début, une application répétée peut être nécessaire jusqu’à ce que la transpiration soit contrôlée.
Ensuite, les applications peuvent souvent être espacées.
Il faut cependant suivre les instructions spécifiques du produit utilisé.
Pourquoi l’appliquer le soir ?
La transpiration est généralement plus faible pendant le sommeil.
Cela permet au produit de rester plus facilement en contact avec les conduits sudoraux.
Une fois le contrôle obtenu, certaines personnes n’ont plus besoin de l’utiliser quotidiennement.
AAD indique qu’une application d’entretien peut parfois être réduite à :
une ou deux fois par semaine
selon la réponse.
Que faire si le chlorure d’aluminium irrite ?
Une irritation peut apparaître.
Pour la limiter :
– appliquez uniquement sur peau parfaitement sèche ;
– évitez une peau fissurée ou fraîchement irritée ;
– espacez les applications si nécessaire ;
– suivez les recommandations du professionnel de santé.
Si l’irritation persiste, une autre formulation ou un autre traitement peut être préférable.
Le chlorure d’aluminium élimine-t-il immédiatement les odeurs ?
Pas directement.
Son objectif principal est de diminuer la sueur.
Une réduction de l’humidité peut secondairement rendre l’environnement moins favorable aux bactéries responsables de certaines odeurs.
Mais ce n’est pas un désinfectant universel ni un traitement immédiat de toute bromhidrose.
Lorsqu’une infection est responsable de l’odeur, elle doit être traitée spécifiquement.
Les sels d’aluminium sont-ils dangereux ?
Les antitranspirants contenant de l’aluminium sont utilisés depuis longtemps.
L’American Academy of Dermatology rappelle que les recherches n’ont pas établi de lien clair entre leur utilisation courante et :
– maladie d’Alzheimer ;
– cancer du sein.
Le principal problème lors de l’utilisation cutanée est davantage :
l’irritation locale.
L’ionophorèse est-elle efficace pour les pieds ?
Oui.
L’ionophorèse constitue une option importante pour :
– hyperhidrose palmaire ;
– hyperhidrose plantaire.
Le principe consiste à placer les pieds dans des bacs contenant de l’eau pendant qu’un faible courant électrique traverse la zone.
Le mécanisme exact n’est pas totalement compris.
Le traitement peut réduire la quantité de sueur produite.
Comment se déroule l’ionophorèse ?
Les protocoles varient selon l’appareil.
AAD décrit généralement des séances d’environ :
20 à 30 minutes.
Au début, elles peuvent être réalisées :
– quotidiennement ;
– ou tous les quelques jours.
Une diminution nette de la transpiration apparaît souvent après plusieurs séances.
Une fois le résultat obtenu, des séances d’entretien moins fréquentes sont nécessaires.
Certaines personnes utilisent ensuite l’appareil :
– une fois par semaine ;
– ou une semaine sur deux.
L’ionophorèse est-elle définitive ?
Non.
L’effet doit être entretenu.
Si les séances sont complètement arrêtées, la transpiration peut progressivement revenir.
L’intérêt est que certaines personnes peuvent réaliser les séances elles-mêmes à domicile avec un appareil adapté après avoir appris à l’utiliser correctement.
L’ionophorèse a-t-elle des effets indésirables ?
Les plus fréquents sont généralement légers :
– picotements ;
– irritation ;
– sécheresse ;
– sensation de brûlure légère.
Une mauvaise utilisation peut provoquer une petite brûlure.
Les instructions de l’appareil doivent donc être respectées.
L’ionophorèse convient-elle à tout le monde ?
Non.
Certaines situations peuvent constituer des contre-indications selon le dispositif.
DermNet cite notamment :
– grossesse ;
– pacemaker ;
– certaines maladies cardiaques ;
– certains implants métalliques ;
– antécédents de convulsions.
Les plaies récentes dans la zone traitée peuvent également rendre la procédure douloureuse ou inadaptée.
Il faut donc vérifier les contre-indications du dispositif avant utilisation.
Le Botox peut-il traiter la transpiration des pieds ?
Oui, les dermatologues peuvent utiliser des injections de toxine botulique pour réduire une hyperhidrose plantaire.
La toxine botulique bloque temporairement les signaux nerveux qui stimulent la production de sueur.
AAD indique que les résultats sur les pieds peuvent durer approximativement :
3 à 6 mois.
Mais cette technique comporte un inconvénient important :
les injections dans la plante des pieds peuvent être douloureuses.
Le traitement doit donc être réalisé par un professionnel qualifié.
Les comprimés peuvent-ils réduire la transpiration ?
Oui.
Lorsque les traitements locaux ou l’ionophorèse sont insuffisants, certains médecins peuvent prescrire des médicaments anticholinergiques.
Parmi les molécules utilisées figurent notamment :
– oxybutynine ;
– glycopyrrolate ou glycopyrronium selon les pays.
Ces médicaments diminuent la capacité des glandes sudoripares à produire de la sueur.
Mais comme ils agissent dans tout l’organisme, ils peuvent provoquer davantage d’effets indésirables.
Quels sont les effets indésirables des anticholinergiques ?
Ils peuvent notamment provoquer :
– bouche sèche ;
– constipation ;
– vision trouble ;
– somnolence ;
– difficulté à uriner ;
– dilatation des pupilles.
Ils diminuent également la capacité du corps à transpirer.
Cela peut devenir dangereux en cas de forte chaleur ou d’exercice intense parce que l’organisme peut avoir davantage de difficulté à se refroidir.
Ils nécessitent donc une prescription et un suivi médical.
Existe-t-il une chirurgie de l’hyperhidrose plantaire ?
Des interventions sur le système nerveux sympathique existent pour certaines hyperhidroses sévères.
Cependant, la chirurgie n’est pas une première option pour une transpiration des pieds.
Elle comporte des risques et peut notamment provoquer :
transpiration compensatrice
dans d’autres régions du corps.
Pour une hyperhidrose plantaire, on privilégie généralement des traitements beaucoup moins invasifs avant d’envisager une procédure chirurgicale.
Quelles chaussettes choisir ?
L’objectif principal est de réduire le temps pendant lequel les pieds restent humides.
Les chaussettes peuvent être fabriquées dans différentes matières.
Une règle comme :
« uniquement coton et jamais synthétique »
est trop simpliste.
Certaines fibres techniques synthétiques sont justement conçues pour :
évacuer l’humidité rapidement.
AAD recommande notamment des chaussettes :
– en fibres naturelles ;
– ou en tissus à séchage rapide qui évacuent l’humidité.
Le choix dépend donc davantage de la capacité du tissu à gérer la sueur que de l’étiquette « naturel » ou « synthétique ».
Le coton est-il toujours le meilleur choix ?
Pas nécessairement.
Le coton absorbe bien l’humidité, mais peut également rester mouillé longtemps lorsqu’il est fortement saturé.
Pour le sport, certaines chaussettes techniques :
moisture-wicking
peuvent garder la peau plus sèche.
La laine adaptée aux chaussettes peut également gérer efficacement l’humidité.
Le meilleur choix est celui qui permet :
– évacuation de la sueur ;
– séchage ;
– confort.
À quelle fréquence changer les chaussettes ?
Au minimum lorsqu’elles sont humides.
Une personne atteinte d’hyperhidrose importante peut avoir besoin de changer de chaussettes :
plusieurs fois dans la journée.
Le NHS recommande si possible au moins deux changements quotidiens lorsque la transpiration est importante.
Avoir une paire de rechange :
– au travail ;
– à l’école ;
– dans un sac de sport
peut être très pratique.
Quelles chaussures choisir ?
Privilégiez les chaussures permettant une bonne circulation de l’air lorsque la situation le permet.
Par exemple :
– mesh ;
– toile ;
– certains cuirs ;
– sandales.
Des chaussures en plastique ou caoutchouc très fermées peuvent parfois favoriser davantage la transpiration.
Le choix dépend évidemment aussi de :
– travail ;
– activité ;
– sécurité nécessaire.
Le plus important est d’éviter que les pieds restent humides pendant des heures.
Faut-il alterner les chaussures ?
Oui.
Une paire fortement humide à la fin de la journée peut ne pas être complètement sèche le lendemain matin.
Alterner les paires donne davantage de temps à :
– semelle ;
– doublure ;
– intérieur de la chaussure
pour sécher.
AAD recommande, lorsque cela est possible, de laisser environ :
24 heures
à une chaussure humide pour sécher avant de la remettre.
Les semelles absorbantes peuvent-elles aider ?
Oui.
Des semelles absorbantes peuvent contribuer à limiter l’humidité accumulée dans la chaussure.
Elles doivent être :
– aérées ;
– séchées ;
– remplacées lorsque nécessaire.
Une semelle constamment humide peut devenir un réservoir d’humidité et d’odeurs.
Les poudres pour pieds fonctionnent-elles ?
Elles peuvent aider à absorber une partie de l’humidité.
Elles constituent surtout un complément pratique.
Elles ne diminuent pas directement l’activité des glandes sudoripares comme le fait un antitranspirant.
Certaines poudres sont également formulées avec des agents destinés à limiter :
– odeur ;
– développement fongique.
Le choix doit dépendre du problème recherché.
Faut-il mettre une poudre antifongique tous les jours ?
Pas nécessairement.
Une personne présentant un risque élevé de pied d’athlète peut parfois utiliser une poudre ou un spray antifongique préventif selon les recommandations du produit.
AAD évoque cette possibilité notamment pour les personnes à risque de mycose.
Mais un antifongique ne traite pas l’hyperhidrose elle-même.
Le traitement principal doit continuer à viser l’excès de transpiration.
Marcher pieds nus aide-t-il ?
À domicile, laisser les pieds respirer lorsque cela est approprié peut aider à les garder secs.
Mais dans les lieux publics humides comme :
– douche collective ;
– vestiaire ;
– bord de piscine ;
– salle de sport
il vaut mieux porter :
– sandales ;
– tongs ;
– chaussures de douche.
Ces endroits peuvent contenir les champignons responsables du pied d’athlète.
Comment contrôler la mauvaise odeur ?
Une stratégie efficace peut associer :
1. Laver les pieds régulièrement.
2. Sécher soigneusement entre les orteils.
3. Réduire la transpiration avec un antitranspirant si nécessaire.
4. Changer les chaussettes lorsqu’elles sont humides.
5. Alterner les chaussures.
6. Laisser complètement sécher les chaussures.
7. Utiliser éventuellement une poudre adaptée.
8. Traiter une mycose ou une infection bactérienne lorsqu’elle est présente.
Une odeur très forte et persistante malgré ces mesures doit faire rechercher une cause particulière.
Les bains au bicarbonate, vinaigre ou thé fonctionnent-ils ?
De nombreux remèdes domestiques sont proposés contre les pieds qui transpirent.
Leur niveau de preuve est généralement beaucoup plus faible que celui des traitements utilisés en dermatologie.
Ils peuvent également provoquer une irritation selon :
– concentration ;
– durée de contact ;
– état de la peau.
Ils ne doivent donc pas remplacer :
– antitranspirant ;
– ionophorèse ;
– traitement d’une infection ;
– consultation lorsque nécessaire.
Peut-on guérir définitivement l’hyperhidrose plantaire ?
Il n’existe pas toujours de guérison définitive.
Chez certaines personnes, l’hyperhidrose primaire diminue avec l’âge.
Chez d’autres, elle reste présente pendant des années.
Les traitements peuvent cependant permettre de réduire considérablement la transpiration.
L’objectif est d’obtenir un niveau suffisamment faible pour que le problème ne gêne plus :
– les chaussures ;
– le sport ;
– le travail ;
– la vie sociale.
Quand faut-il consulter ?
Une consultation est particulièrement utile lorsque la transpiration :
– dure depuis plus de six mois ;
– apparaît au moins une fois par semaine ;
– gêne la vie quotidienne ;
– ne répond pas aux mesures habituelles ;
– entraîne des infections répétées.
Il est également préférable de consulter lorsque la transpiration :
– commence brutalement ;
– apparaît pour la première fois à l’âge adulte ;
– touche soudainement tout le corps ;
– survient régulièrement pendant le sommeil.
D’autres symptômes peuvent également justifier une évaluation médicale.
Par exemple :
– perte de poids inexpliquée ;
– palpitations ;
– tremblements ;
– fièvre persistante ;
– autres symptômes généraux inhabituels.
La présence d’un de ces signes ne signifie pas automatiquement qu’une maladie grave est présente.
Elle indique simplement qu’il est préférable de rechercher une éventuelle cause secondaire.
Quel professionnel consulter ?
Vous pouvez commencer par :
– médecin généraliste ;
– dermatologue.
Un dermatologue peut notamment proposer ou superviser :
– antitranspirants plus concentrés ;
– ionophorèse ;
– toxine botulique ;
– traitements oraux.
Un podologue peut également être utile pour certaines conséquences mécaniques ou cutanées au niveau des pieds.
Routine pratique pour des pieds très moites
Le matin
1. Laver les pieds si nécessaire.
2. Les sécher parfaitement, surtout entre les orteils.
3. Mettre des chaussettes propres capables d’évacuer l’humidité.
4. Choisir des chaussures suffisamment respirantes.
5. Utiliser une poudre absorbante si elle vous aide.
Dans la journée
1. Changer les chaussettes lorsqu’elles deviennent humides.
2. Aérer les pieds lorsque cela est possible.
3. Éviter de remettre une chaussure déjà détrempée.
Le soir
1. Laver puis sécher les pieds.
2. Appliquer l’antitranspirant sur une peau parfaitement sèche selon les instructions.
3. Laisser les chaussures utilisées sécher complètement.
Si cela reste insuffisant
Discutez avec un dermatologue de :
– ionophorèse ;
– traitement sur prescription ;
– toxine botulique ;
– autres options adaptées.
Hyperhidrose plantaire : ce qu’il faut retenir
L’hyperhidrose plantaire correspond à une transpiration excessive des pieds supérieure à ce qui est nécessaire pour réguler la température corporelle.
La forme primaire commence souvent pendant l’enfance ou l’adolescence et peut avoir une composante familiale.
Elle est fréquemment déclenchée ou aggravée par :
– chaleur ;
– humidité ;
– activité physique ;
– stress ;
– anxiété.
Elle disparaît généralement pendant le sommeil.
Une transpiration qui apparaît brutalement à l’âge adulte, devient généralisée ou survient la nuit peut nécessiter la recherche d’une cause secondaire comme :
– médicament ;
– maladie endocrinienne ;
– maladie neurologique ;
– autre problème médical.
L’humidité persistante peut provoquer :
– macération ;
– irritation ;
– pieds qui glissent dans les chaussures.
Elle peut également créer un environnement favorable à certaines infections fongiques.
La mauvaise odeur n’est pas directement produite par la sueur elle-même.
Elle résulte principalement de la transformation de la sueur et d’autres substances cutanées par des micro-organismes.
Le déodorant et l’antitranspirant ont donc des rôles différents.
Le déodorant agit principalement sur :
l’odeur.
L’antitranspirant agit principalement sur :
la quantité de sueur.
Les sels d’aluminium constituent souvent la première approche thérapeutique.
Ils s’appliquent généralement le soir sur une peau parfaitement sèche.
Lorsque les traitements locaux sont insuffisants, l’ionophorèse constitue une option particulièrement adaptée aux pieds et aux mains.
Des injections de toxine botulique et certains médicaments oraux peuvent également être utilisés dans des situations sélectionnées.
Pour limiter humidité, odeurs et risque de mycose :
– séchez soigneusement les pieds ;
– changez les chaussettes lorsqu’elles sont mouillées ;
– utilisez des matières qui évacuent correctement l’humidité ;
– alternez les chaussures ;
– laissez-les sécher complètement.
Il n’est pas exact d’affirmer que les chaussettes synthétiques doivent toujours être évitées : certaines fibres techniques sont précisément conçues pour évacuer rapidement l’humidité.
Les bains de pieds peuvent être agréables mais ils n’éliminent pas de « toxines » et ne traitent pas durablement l’activité excessive des glandes sudoripares.
Enfin, une mauvaise odeur persistante, des démangeaisons, une desquamation ou de petits cratères sur la plante du pied peuvent révéler une infection associée qui nécessite un traitement spécifique.
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent pas le diagnostic ou les recommandations d’un médecin ou d’un dermatologue.
Sources
American Academy of Dermatology Association — Hyperhidrosis: Causes.
American Academy of Dermatology Association — Hyperhidrosis: Signs and symptoms.
American Academy of Dermatology Association — Hyperhidrosis: Diagnosis and treatment.
American Academy of Dermatology Association — Hyperhidrosis: 6 tips dermatologists give their patients.
American Academy of Dermatology Association — How to prevent athlete’s foot.
American Academy of Dermatology Association — Nail fungus: Causes.
DermNet — Hyperhidrosis.
DermNet — Iontophoresis.
DermNet — Bromhidrosis.
NHS — Excessive sweating (hyperhidrosis).
NHS — Smelly feet.

