Cycle de vie du cheveu : croissance, chute et bonnes habitudes pour prendre soin de ses cheveux
Retrouver quelques cheveux sur son oreiller, sa brosse ou dans la douche est généralement normal.
Le cuir chevelu renouvelle continuellement ses cheveux.
Pendant que certains follicules produisent activement une nouvelle fibre capillaire, d’autres se trouvent dans une phase de transition ou de repos avant que le cheveu ne tombe naturellement.
Ce renouvellement explique pourquoi une personne en bonne santé peut perdre quotidiennement plusieurs dizaines de cheveux sans présenter une véritable alopécie.
Comprendre le cycle du cheveu permet également de mieux distinguer une chute physiologique d’une perte de densité qui mérite un avis dermatologique.
Comment est constitué un cheveu ?
Le cheveu comprend deux grandes parties.
La tige capillaire
Il s’agit de la partie visible située au-dessus de la peau.
Elle est principalement constituée de kératine.
La fibre visible n’est pas un tissu vivant.
Un shampoing, un masque ou un après-shampoing peuvent améliorer son aspect, sa douceur ou sa résistance à la casse, mais ils ne peuvent pas directement modifier les cellules situées profondément dans le follicule.
Le follicule pileux
Il est implanté dans la peau.
À sa base se trouve le bulbe pileux, où des cellules se divisent pour produire la fibre capillaire.
La papille dermique participe notamment aux échanges nécessaires au fonctionnement du follicule.
C’est donc au niveau du follicule que se déroule la véritable croissance du cheveu.
À quelle vitesse pousse un cheveu ?
Les cheveux du cuir chevelu poussent en moyenne d’environ 1 cm par mois.
Ce chiffre reste approximatif.
La vitesse peut varier selon :
– la génétique ;
– l’âge ;
– les hormones ;
– l’état de santé ;
– l’alimentation ;
– le fonctionnement individuel des follicules.
Il n’est donc pas anormal qu’une personne observe une croissance légèrement plus lente ou plus rapide que cette moyenne.
Couper les cheveux les fait-il pousser plus vite ?
Non.
Couper les longueurs ne modifie pas l’activité du follicule situé sous la peau.
Une coupe ne peut donc pas augmenter directement la vitesse de croissance.
Elle peut néanmoins être utile pour éliminer :
– les pointes fourchues ;
– les parties très abîmées ;
– les zones fragilisées qui cassent facilement.
Lorsque les cheveux se cassent moins, ils peuvent conserver davantage leur longueur.
Cela peut donner l’impression qu’ils poussent mieux, alors que la vitesse de croissance au niveau de la racine n’a pas changé.
Quelles sont les phases du cycle du cheveu ?
Le cycle capillaire comprend plusieurs phases.
Les principales sont :
– anagène ;
– catagène ;
– télogène.
Tous les follicules ne se trouvent pas au même stade au même moment.
Cette absence de synchronisation permet de conserver normalement une chevelure relativement stable.
La phase anagène : la croissance active
La phase anagène correspond à la période durant laquelle le cheveu pousse activement.
Les cellules du bulbe se divisent et produisent progressivement la fibre.
Sur un cuir chevelu normal, la majorité des follicules se trouvent dans cette phase.
Selon DermNet, la phase anagène des cheveux du cuir chevelu peut durer jusqu’à six ans ou davantage.
Sa durée varie fortement d’une personne à l’autre.
Elle joue un rôle important dans la longueur maximale que les cheveux peuvent atteindre naturellement.
Une personne dont les cheveux restent longtemps en phase anagène pourra potentiellement obtenir des cheveux très longs.
Chez une autre personne, une phase de croissance plus courte entraînera une longueur maximale plus limitée.
La phase catagène : la transition
La phase catagène est beaucoup plus courte.
Elle dure généralement environ deux à trois semaines.
Pendant cette période :
– la croissance active s’arrête ;
– le follicule se rétracte ;
– le cheveu se prépare à entrer dans la phase de repos.
Seulement une petite proportion des cheveux se trouve normalement dans cette phase à un moment donné.
La phase télogène : le repos
La phase télogène correspond à une période de repos du follicule.
DermNet indique qu’elle dure généralement environ un à quatre mois.
Une proportion relativement faible des cheveux du cuir chevelu se trouve normalement dans cette phase.
À son terme, l’ancien cheveu est éliminé et un nouveau cycle de croissance peut commencer dans le follicule.
Le cheveu en phase télogène est-il « mort » ?
La fibre visible du cheveu est déjà constituée de cellules kératinisées non vivantes, quelle que soit la phase.
Il est donc plus précis de parler d’un follicule en phase de repos plutôt que simplement dire que « le cheveu meurt ».
Le follicule lui-même reste vivant dans les situations physiologiques normales.
Il peut recommencer un nouveau cycle et produire un nouveau cheveu.
Combien de cheveux est-il normal de perdre chaque jour ?
L’American Academy of Dermatology estime qu’il est normal de perdre environ 50 à 100 cheveux par jour.
Ce chiffre est une moyenne.
La quantité visible peut changer selon :
– la fréquence des shampoings ;
– le brossage ;
– la longueur des cheveux ;
– leur densité ;
– leur texture.
Une personne qui lave ses cheveux tous les quatre jours peut retrouver beaucoup de cheveux en une seule fois dans la douche.
Cela ne signifie pas nécessairement qu’elle les perd plus rapidement qu’une personne qui les lave chaque jour.
Quand la chute n’est-elle plus simplement normale ?
La quantité de cheveux observée n’est pas le seul élément important.
Il faut surtout surveiller l’évolution globale.
Certains signes peuvent évoquer une véritable perte de cheveux :
– raie qui s’élargit progressivement ;
– queue-de-cheval qui devient moins épaisse ;
– recul de la ligne frontale ;
– zones clairsemées ;
– plaques sans cheveux ;
– perte persistante et importante ;
– cheveux qui deviennent progressivement plus fins.
L’American Academy of Dermatology considère notamment une raie qui s’élargit ou une diminution progressive de densité comme des signes possibles de perte de cheveux.
Pourquoi les cheveux tombent-ils naturellement ?
À la fin du cycle, un cheveu ancien est éliminé du follicule.
Un nouveau cheveu peut ensuite être produit lors d’une nouvelle phase anagène.
Cette chute physiologique fait partie du renouvellement normal de la chevelure.
Elle ne doit pas être confondue avec certaines maladies ou situations qui font entrer trop de follicules simultanément en phase télogène.
Qu’est-ce qu’un effluvium télogène ?
L’effluvium télogène correspond à une augmentation diffuse de la chute.
Un nombre plus important que d’habitude de follicules passe en phase de repos.
La chute peut devenir visible quelques mois après un événement déclencheur.
Parmi les causes possibles figurent notamment :
– maladie importante ;
– forte fièvre ;
– accouchement ;
– intervention chirurgicale ;
– perte de poids rapide ;
– régime très restrictif ;
– stress physique ou psychologique important ;
– certains médicaments.
Ce type de chute est souvent temporaire lorsque la cause est corrigée.
Une chute saisonnière est-elle la même chose ?
Pas exactement.
Des variations saisonnières du cycle capillaire ont été décrites chez certaines personnes.
Mais toute chute survenant en automne ou au printemps ne doit pas être automatiquement considérée comme une simple chute saisonnière.
Une perte importante ou persistante mérite de rechercher d’autres causes.
Combien de cycles un follicule peut-il effectuer dans une vie ?
Il n’est pas pertinent de fixer un nombre universel comme « 25 cycles ».
Chaque follicule fonctionne pendant de nombreuses années, mais la durée des phases et le nombre de cycles peuvent varier.
L’âge, la génétique, les hormones et certaines maladies peuvent également modifier progressivement son fonctionnement.
Dans certaines alopécies, le follicule ne disparaît pas immédiatement mais produit progressivement des cheveux plus fins.
Pourquoi certains cheveux deviennent-ils plus fins avec le temps ?
Dans certaines maladies comme l’alopécie androgénétique, certains follicules se miniaturisent progressivement.
Les cheveux produits deviennent :
– plus fins ;
– plus courts ;
– moins pigmentés ;
– parfois moins visibles.
Cela ne correspond pas simplement à un manque de shampoing ou à une mauvaise hygiène.
Une perte progressive de densité nécessite donc un diagnostic adapté.
Une alimentation équilibrée est-elle importante ?
Oui.
Les follicules sont des structures actives qui ont besoin d’énergie et de nutriments.
Une alimentation équilibrée apporte notamment :
– protéines ;
– fer ;
– zinc ;
– vitamines ;
– acides gras essentiels.
Une dénutrition, une perte de poids rapide ou certaines carences peuvent perturber le cycle des cheveux.
Il n’est cependant pas nécessaire de prendre automatiquement des compléments alimentaires pour entretenir une chevelure normale.
Des compléments comme le fer, le zinc ou la biotine sont surtout pertinents lorsqu’un déficit réel existe.
Le shampoing fait-il tomber les cheveux ?
Non.
Le shampoing n’arrache pas normalement des cheveux en phase de croissance saine.
Les cheveux que l’on retrouve pendant le lavage étaient souvent déjà arrivés en fin de cycle et prêts à être éliminés.
Lorsqu’on espace les shampoings, plusieurs jours de cheveux naturellement détachés peuvent s’accumuler puis apparaître en une seule fois sous la douche.
Cela peut donner l’impression que le lavage provoque la chute.
À quoi sert réellement un shampoing ?
Le rôle principal du shampoing est de nettoyer le cuir chevelu et les cheveux.
Il permet notamment d’éliminer :
– excès de sébum ;
– sueur ;
– cellules mortes ;
– résidus de produits coiffants ;
– poussières et autres impuretés.
Il ne s’agit pas d’un traitement capable de modifier profondément le cycle de croissance d’un follicule sain.
Un shampoing adapté contribue néanmoins au confort et à l’hygiène du cuir chevelu.
À quelle fréquence faut-il laver ses cheveux ?
Il n’existe pas une fréquence idéale pour tout le monde.
L’American Academy of Dermatology recommande de laver les cheveux selon leur tendance à devenir sales ou gras.
Une personne ayant :
– cheveux fins ;
– cheveux raides ;
– cuir chevelu très gras
peut avoir besoin de shampoings fréquents, parfois même quotidiens.
Une personne ayant :
– cheveux secs ;
– cheveux très bouclés ;
– cheveux épais ;
– cheveux crépus
peut avoir besoin de lavages moins fréquents.
La bonne fréquence est celle qui permet de maintenir un cuir chevelu propre et confortable sans assécher inutilement les longueurs.
Comment appliquer correctement le shampoing ?
Il est généralement préférable d’appliquer principalement le shampoing sur le cuir chevelu.
Procédez simplement :
1. Mouillez correctement les cheveux.
2. Déposez une quantité adaptée de shampoing.
3. Répartissez-le surtout sur le cuir chevelu.
4. Massez doucement avec le bout des doigts.
5. Évitez de gratter avec les ongles.
6. Rincez soigneusement.
Il n’est généralement pas nécessaire de frotter vigoureusement toutes les longueurs.
Lorsque le shampoing est rincé, la mousse qui passe sur les longueurs suffit souvent à les nettoyer.
Faut-il masser fortement le cuir chevelu ?
Non.
Un massage doux suffit pour répartir le shampoing et nettoyer le cuir chevelu.
Frotter vigoureusement ne rend pas le lavage plus efficace.
Une manipulation agressive peut :
– emmêler les cheveux ;
– irriter la peau ;
– favoriser la casse de fibres fragiles.
Le but est de nettoyer, pas de « stimuler » ou de décaper le cuir chevelu.
Faut-il laisser poser le shampoing ?
Cela dépend du type de produit.
Un shampoing cosmétique classique peut généralement être rincé après avoir été correctement réparti.
Un shampoing traitant contre les pellicules ou certaines maladies du cuir chevelu peut nécessiter plusieurs minutes de contact.
Il faut alors suivre précisément les instructions du produit.
Par exemple, certains shampoings antipelliculaires doivent rester sur le cuir chevelu pendant environ cinq à dix minutes.
Il n’existe donc pas une durée de pose universelle valable pour tous les shampoings.
Un ou deux shampoings ?
Un seul shampoing est souvent suffisant.
Une seconde application n’est pas automatiquement nécessaire.
Elle peut néanmoins être utile ponctuellement lorsque le cuir chevelu ou les cheveux présentent beaucoup :
– de sébum ;
– de produits coiffants ;
– de résidus ;
– de saletés.
Chez une personne qui se lave fréquemment les cheveux et dont le cuir chevelu est peu chargé, une seconde application apporte généralement peu d’intérêt.
Il faut donc adapter le lavage plutôt que suivre systématiquement la règle « toujours un » ou « toujours deux ».
Comment savoir si les cheveux sont bien rincés ?
Il suffit de rincer abondamment jusqu’à ce qu’il ne reste plus de mousse ou de produit perceptible.
Les cheveux n’ont pas besoin de « crisser » entre les doigts.
Cette sensation n’est pas un critère dermatologique de bon rinçage.
Sur certains cheveux, une sensation très rêche peut au contraire traduire une perte importante des agents lubrifiants à la surface de la fibre.
Le rinçage reste néanmoins important.
Un résidu de shampoing laissé sur le cuir chevelu peut provoquer une irritation chez certaines personnes.
Un mauvais rinçage provoque-t-il forcément des pellicules ?
Non.
Il est incorrect de dire que des résidus de shampoing provoqueront « obligatoirement » des pellicules.
Un produit mal rincé peut irriter le cuir chevelu et provoquer :
– démangeaisons ;
– sécheresse ;
– desquamation.
Mais les véritables pellicules ont plusieurs facteurs possibles et ne sont pas simplement causées par un mauvais rinçage.
La dermatite séborrhéique, la production de sébum et d’autres facteurs peuvent notamment intervenir.
Faut-il terminer le rinçage à l’eau froide ?
Ce n’est pas nécessaire.
Un jet d’eau froide peut être agréable pour certaines personnes, mais il n’existe pas de preuve solide qu’il soit indispensable pour « fermer les écailles », améliorer profondément le cuir chevelu ou accélérer la croissance.
Une eau très chaude peut en revanche assécher ou irriter certaines peaux.
Une température confortable, tiède, convient généralement très bien.
À quoi sert l’après-shampoing ?
L’après-shampoing agit principalement sur la fibre capillaire.
Il aide notamment à :
– réduire la friction ;
– faciliter le démêlage ;
– améliorer la souplesse ;
– diminuer la casse ;
– améliorer la douceur et la brillance.
L’American Academy of Dermatology recommande son utilisation après le shampoing.
Pour des cheveux fins ou raides, il peut être appliqué principalement sur les pointes.
Pour des cheveux secs, bouclés ou épais, il peut être utilisé sur une plus grande partie des longueurs.
L’après-shampoing fait-il graisser le cuir chevelu ?
Cela dépend de la formule et de la manière de l’utiliser.
Une personne aux cheveux fins et au cuir chevelu gras peut préférer appliquer son après-shampoing uniquement sur :
– mi-longueurs ;
– pointes.
Une personne aux cheveux très secs ou bouclés peut avoir besoin d’une application plus généreuse sur les longueurs.
Le produit doit donc être adapté au type de cheveu.
Les masques capillaires sont-ils indispensables ?
Non.
Un masque peut apporter davantage d’agents conditionnants à une fibre sèche ou abîmée.
Il peut être intéressant pour :
– cheveux longs ;
– cheveux décolorés ;
– cheveux très secs ;
– cheveux bouclés ou crépus ;
– fibre régulièrement exposée à la chaleur.
Mais un masque n’est pas obligatoire pour avoir un cuir chevelu sain.
Il agit surtout sur la fibre et ne modifie pas automatiquement la croissance du follicule.
Comment sécher ses cheveux sans les abîmer ?
Les cheveux doivent être manipulés doucement lorsqu’ils sont mouillés.
Évitez de les frotter vigoureusement avec une serviette.
Il est préférable de :
– absorber doucement l’excès d’eau ;
– utiliser éventuellement une serviette douce ou en microfibre ;
– laisser sécher partiellement à l’air lorsque cela convient ;
– utiliser une chaleur modérée si un sèche-cheveux est nécessaire.
Il n’est pas obligatoire de bannir complètement le sèche-cheveux.
Le sèche-cheveux est-il mauvais pour les cheveux ?
Une chaleur excessive peut endommager la fibre.
Elle peut favoriser :
– sécheresse ;
– fragilité ;
– cassure.
L’American Academy of Dermatology recommande d’utiliser le réglage de chaleur le plus faible possible et de limiter l’utilisation excessive des appareils chauffants.
Un sèche-cheveux utilisé correctement, à température modérée et sans rester longtemps très près de la même zone, n’est donc pas automatiquement dangereux.
Faut-il absolument laisser sécher les cheveux naturellement ?
Non.
Le séchage naturel peut réduire l’exposition thermique, mais ce n’est pas une obligation pour toutes les personnes.
Il faut surtout éviter :
– chaleur très élevée ;
– séchage prolongé très près de la fibre ;
– manipulation agressive des cheveux mouillés.
Le choix dépend du type de cheveux et de la routine.
Faut-il sortir uniquement avec les cheveux secs ?
Il n’existe pas de règle dermatologique imposant de sortir uniquement lorsque les cheveux sont complètement secs pour empêcher la pollution ou la poussière de les abîmer.
Des particules peuvent adhérer aux cheveux, qu’ils soient humides ou secs.
Il n’est donc pas nécessaire de présenter ce conseil comme une obligation de santé capillaire.
Comment démêler les cheveux sans les casser ?
Les cheveux mouillés peuvent être particulièrement fragiles.
Pour limiter la casse :
– démêlez doucement ;
– commencez par les pointes ;
– remontez progressivement vers les racines ;
– utilisez un peigne à dents larges lorsque cela convient ;
– évitez de tirer brutalement sur un nœud.
Pour des cheveux raides, l’AAD conseille souvent de les laisser sécher un peu avant de les démêler.
Pour les cheveux très bouclés ou texturés, le démêlage peut être plus facile lorsqu’ils sont encore humides et conditionnés.
Faut-il éviter les brosses ?
Non.
Une brosse ou un peigne peut parfaitement être utilisé.
Le problème est surtout la manière de l’utiliser.
Un brossage :
– excessif ;
– brutal ;
– répété sur des nœuds ;
– réalisé avec beaucoup de traction
peut favoriser la casse.
L’ancienne règle consistant à brosser les cheveux 100 fois par jour n’est pas recommandée.
Il vaut mieux se limiter au brossage nécessaire pour démêler et coiffer.
Faut-il choisir les soins selon son type de cheveux ?
Oui.
Il n’existe pas une routine universelle adaptée à toutes les chevelures.
Il faut prendre en compte :
– diamètre de la fibre ;
– quantité de sébum ;
– degré de boucles ;
– densité ;
– traitements chimiques ;
– utilisation de chaleur ;
– longueur ;
– état du cuir chevelu.
Une personne ayant un cuir chevelu gras et des cheveux fins n’aura pas les mêmes besoins qu’une personne aux cheveux crépus très secs.
Cheveux gras : que faire ?
Un cuir chevelu gras produit davantage de sébum.
Il n’est pas nécessaire d’essayer de « rééduquer » systématiquement le cuir chevelu en espaçant fortement les lavages.
Lorsque les cheveux deviennent gras rapidement, ils peuvent être lavés selon les besoins avec un shampoing adapté.
Chez certaines personnes, cela peut signifier un lavage quotidien ou tous les deux jours.
Il faut principalement éviter les produits trop lourds sur le cuir chevelu s’ils aggravent la sensation de gras.
Cheveux secs : que faire ?
Pour des cheveux secs :
– utilisez un shampoing adapté ;
– évitez de frotter vigoureusement les longueurs ;
– appliquez un après-shampoing ;
– utilisez éventuellement un soin sans rinçage ;
– limitez les températures élevées ;
– protégez la fibre des agressions répétées.
Les pointes sont généralement plus sèches que les racines car elles correspondent à la partie la plus ancienne de la fibre.
Cheveux fins : comment leur donner du volume ?
Le diamètre du cheveu est principalement déterminé par le follicule et la génétique.
Un produit cosmétique ne peut pas transformer définitivement un cheveu naturellement fin en cheveu épais.
Certains soins peuvent néanmoins améliorer temporairement :
– le volume visuel ;
– la texture ;
– le maintien.
Une diminution progressive du diamètre des cheveux ou de la densité doit cependant être distinguée d’un cheveu naturellement fin.
Pellicules : faut-il les traiter ?
Oui lorsqu’elles sont persistantes ou gênantes.
Les pellicules peuvent provoquer :
– squames visibles ;
– démangeaisons ;
– inconfort.
Des shampoings antipelliculaires peuvent contenir différents actifs selon le pays, notamment :
– kétoconazole ;
– sulfure de sélénium ;
– acide salicylique ;
– autres ingrédients spécifiques.
Le mode d’utilisation varie selon l’actif.
Il faut suivre la notice et consulter si les symptômes restent importants malgré un traitement correctement utilisé.
Une chute saisonnière doit-elle impérativement être traitée ?
Non.
Une variation saisonnière légère peut être temporaire et se corriger spontanément.
Il n’est pas nécessaire de commencer automatiquement :
– compléments ;
– ampoules ;
– lotions ;
– vitamines.
Une chute importante, persistante ou associée à une diminution de densité mérite en revanche une évaluation.
Il faut traiter la cause réelle plutôt que simplement le calendrier.
Les massages du cuir chevelu sont-ils indispensables ?
Non.
Un massage doux peut être agréable et peut être réalisé pendant le shampoing.
Mais les preuves ne permettent pas d’affirmer qu’un massage classique suffit à accélérer significativement la pousse ou à empêcher une chute pathologique.
Il ne faut donc pas le présenter comme un traitement.
Une manipulation douce reste préférable à un massage vigoureux censé « activer la circulation ».
Comment limiter la casse ?
La casse concerne la fibre et non directement le follicule.
Pour la réduire :
– utilisez un après-shampoing ;
– démêlez doucement ;
– limitez la chaleur excessive ;
– évitez les décolorations répétées lorsque la fibre devient fragile ;
– évitez les coiffures très serrées ;
– évitez de tirer sur les cheveux mouillés ;
– coupez les pointes très abîmées si nécessaire.
Réduire la casse est particulièrement important lorsqu’on souhaite conserver des cheveux longs.
Les coiffures serrées peuvent-elles provoquer une chute ?
Oui.
Une traction répétée sur les follicules peut provoquer une alopécie de traction.
Les coiffures potentiellement concernées comprennent :
– queues-de-cheval très serrées ;
– chignons serrés ;
– tresses sous forte tension ;
– certaines extensions.
Si la traction est supprimée suffisamment tôt, la repousse peut être possible.
Lorsque l’agression se poursuit longtemps et détruit le follicule, la perte peut devenir permanente.
Une coiffure qui provoque régulièrement douleur ou tension est trop serrée.
Quand consulter un dermatologue ?
Il est recommandé d’obtenir un avis lorsque vous constatez :
– chute importante pendant plusieurs mois ;
– raie qui s’élargit ;
– diminution du volume de la queue-de-cheval ;
– recul progressif de la ligne frontale ;
– plaques dégarnies ;
– zones cicatricielles ;
– douleur du cuir chevelu ;
– rougeurs ou croûtes importantes ;
– démangeaisons persistantes ;
– perte des sourcils ou d’autres poils.
Une consultation est également utile lorsque la chute apparaît après une maladie, un médicament ou une modification importante de l’état général et ne se corrige pas.
Cycle du cheveu et entretien : ce qu’il faut retenir
Les cheveux du cuir chevelu poussent en moyenne d’environ 1 cm par mois.
Ils suivent un cycle comprenant principalement :
– une phase de croissance appelée anagène ;
– une phase de transition appelée catagène ;
– une phase de repos appelée télogène.
Il est normal de perdre environ 50 à 100 cheveux par jour.
Cette perte physiologique fait partie du renouvellement naturel.
Couper les pointes n’accélère pas la pousse, mais peut réduire les dommages sur les longueurs.
Il n’existe pas non plus un nombre fixe de 25 cycles que chaque follicule effectuerait obligatoirement au cours de la vie.
Pour l’entretien quotidien, il est préférable de :
– laver les cheveux selon leur niveau de sébum et leur type ;
– concentrer le shampoing principalement sur le cuir chevelu ;
– rincer soigneusement ;
– utiliser un après-shampoing adapté ;
– démêler doucement ;
– réduire la chaleur excessive ;
– éviter les coiffures constamment sous tension.
Il n’est pas nécessaire que les cheveux « crissent » après le rinçage, ni de terminer systématiquement à l’eau froide.
Un sèche-cheveux correctement utilisé à température modérée n’est pas non plus interdit.
Enfin, un shampoing et une bonne routine peuvent protéger la fibre et le cuir chevelu, mais ils ne remplacent pas un diagnostic lorsqu’une véritable perte de densité apparaît.
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent pas le diagnostic ou les recommandations d’un dermatologue.
Sources
DermNet — Hair loss, balding, hair shedding, alopecia.
DermNet — Female pattern hair loss.
American Academy of Dermatology Association — Hair loss: Overview.
American Academy of Dermatology Association — Tips for healthy hair.
American Academy of Dermatology Association — 10 hair care habits that can damage your hair.
American Academy of Dermatology Association — Hair styling without damage.
American Academy of Dermatology Association — Hair loss: Tips for managing.
American Academy of Dermatology Association — How to treat dandruff.
American Academy of Dermatology Association — 10 reasons your scalp itches and how to get relief.

