Conseils beauté
Chute de cheveux chroniques : causes et prévention
Chute de cheveux chez la femme : causes, diagnostic et traitements
La chute de cheveux chez la femme est fréquente et peut apparaître à presque tout âge.
Elle peut être :
– temporaire ;
– progressive ;
– diffuse ;
– localisée ;
– liée à une maladie du cuir chevelu ;
– associée à un changement hormonal ;
– déclenchée par un stress physiologique ;
– provoquée par certaines coiffures ;
– liée à une prédisposition génétique.
Toutes les chutes de cheveux ne sont donc pas identiques.
Une femme qui perd brutalement beaucoup de cheveux quelques mois après un accouchement ne présente pas nécessairement la même affection qu’une femme dont la raie centrale s’élargit progressivement depuis plusieurs années.
Le traitement dépend directement de la cause.
C’est pourquoi il est préférable de commencer par répondre à une question :
s’agit-il d’une chute excessive de cheveux ou d’une véritable perte progressive de densité ?
Quelle quantité de cheveux perd-on normalement ?
Le cheveu suit naturellement un cycle composé de plusieurs phases.
À tout moment, certains follicules produisent activement un cheveu tandis que d’autres sont en phase de repos avant la chute.
Il est donc normal de retrouver des cheveux :
– dans la douche ;
– sur la brosse ;
– sur les vêtements ;
– sur l’oreiller.
L’American Academy of Dermatology indique qu’une personne peut normalement perdre environ :
50 à 100 cheveux par jour.
Mais ce chiffre ne doit pas devenir un test diagnostique à domicile.
La quantité visible dépend notamment :
– de la longueur des cheveux ;
– de la fréquence des shampooings ;
– du coiffage ;
– du type de cheveux.
Une personne qui se lave les cheveux une fois par semaine peut voir beaucoup de cheveux tomber le jour du shampooing sans avoir réellement perdu cette quantité en une seule journée.
Il est donc très difficile de compter précisément les cheveux perdus.
Une chute supérieure à 100 cheveux signifie-t-elle automatiquement une alopécie ?
Non.
Il est incorrect de définir l’alopécie comme :
« plus de 100 cheveux par jour pendant trois mois ».
Le mot :
alopécie
désigne de manière générale une perte de cheveux ou de poils.
Le diagnostic dépend :
– de la distribution ;
– de la vitesse d’apparition ;
– de l’état du cuir chevelu ;
– de l’évolution ;
– des antécédents ;
– parfois d’examens complémentaires.
Le nombre de cheveux recueillis dans la douche ne permet pas à lui seul de déterminer la maladie présente.
Quelle différence entre hair shedding et hair loss ?
Cette distinction est particulièrement utile.
Hair shedding
correspond à une augmentation du nombre de cheveux qui tombent.
L’un des exemples classiques est :
l’effluvium télogène.
Hair loss
correspond davantage à une situation dans laquelle les cheveux ne repoussent pas normalement ou dans laquelle les follicules se miniaturisent ou sont détruits.
Cela peut arriver notamment dans :
– alopécie androgénétique féminine ;
– alopecia areata ;
– alopécies cicatricielles ;
– alopécie de traction avancée.
Les deux phénomènes peuvent parfois coexister.
Qu’est-ce qu’un effluvium télogène ?
L’effluvium télogène est l’une des causes fréquentes de chute diffuse.
Un événement physiologique ou psychologique pousse davantage de follicules à quitter leur phase de croissance et à entrer en phase télogène.
Les cheveux ne tombent pas nécessairement immédiatement.
La chute devient généralement visible :
plusieurs semaines à quelques mois après le déclencheur.
Cela explique pourquoi une personne peut ne pas faire le lien entre sa chute actuelle et un événement survenu deux ou trois mois auparavant.
Quels événements peuvent déclencher un effluvium télogène ?
Parmi les déclencheurs possibles figurent notamment :
– accouchement ;
– forte fièvre ;
– maladie importante ;
– chirurgie ;
– perte de poids rapide ;
– restriction calorique importante ;
– certains médicaments ;
– stress physiologique ;
– stress psychologique important ;
– certaines carences nutritionnelles.
Il n’est donc pas précis de dire que :
« l’anesthésie générale provoque la chute ».
Une intervention chirurgicale représente un stress physiologique plus large pour l’organisme.
L’anesthésie n’est pas nécessairement la seule responsable.
Comment reconnaître un effluvium télogène ?
La chute est généralement :
diffuse.
On ne voit pas nécessairement une plaque complètement chauve.
La personne remarque plutôt :
– davantage de cheveux au lavage ;
– beaucoup de cheveux sur la brosse ;
– queue de cheval éventuellement moins volumineuse.
Le cuir chevelu ne présente habituellement pas :
– cicatrice ;
– inflammation importante ;
– pustules.
Lorsqu’il est lié à un événement ponctuel et que la cause disparaît, l’effluvium télogène aigu est souvent temporaire.
Qu’est-ce qu’un effluvium télogène chronique ?
On utilise généralement le terme :
effluvium télogène chronique
lorsque l’augmentation diffuse de la chute persiste au-delà de plusieurs mois, souvent avec une évolution fluctuante.
La distinction autour de :
six mois
est fréquemment utilisée dans la littérature.
Mais cela ne signifie pas que toute chute supérieure à six mois devient automatiquement une maladie chronique particulière.
Il faut notamment éliminer :
– alopécie androgénétique féminine ;
– problème thyroïdien ;
– carence ;
– médicament ;
– autre cause de chute.
Une femme peut également présenter simultanément :
effluvium télogène
et
alopécie androgénétique.
La chute après l’accouchement est-elle normale ?
Elle est extrêmement fréquente.
Pendant la grossesse, les modifications hormonales maintiennent davantage de cheveux en phase de croissance.
Après l’accouchement, la baisse des œstrogènes provoque le passage simultané de nombreux follicules vers la phase de repos.
Quelques mois plus tard, ces cheveux tombent.
On parle de :
effluvium télogène post-partum.
Quand commence la chute post-partum ?
Elle apparaît généralement quelques mois après l’accouchement.
L’American Academy of Dermatology indique qu’elle atteint souvent son maximum autour de :
quatre mois après l’accouchement.
Elle n’est donc pas nécessairement maximale immédiatement après la naissance.
Combien de temps dure-t-elle ?
Dans la majorité des cas, elle s’améliore progressivement.
AAD indique que la plupart des femmes retrouvent leur densité habituelle avant ou autour :
du premier anniversaire de l’enfant.
Si la densité ne revient pas après environ un an ou si la chute semble atypique, il peut être utile de rechercher une autre cause.
Par exemple :
– alopécie androgénétique ;
– problème thyroïdien ;
– carence en fer ;
– autre affection.
Faut-il prendre des vitamines après l’accouchement pour arrêter la chute ?
Pas automatiquement.
L’effluvium post-partum est principalement lié au cycle folliculaire et aux changements hormonaux.
Un complément ne peut pas empêcher ce mécanisme simplement parce qu’il est vendu comme :
« anti-chute ».
Une carence réelle doit évidemment être corrigée.
Mais prendre :
– biotine ;
– fer ;
– zinc ;
– multivitamines
sans indication ne garantit pas une repousse plus rapide.
La chute saisonnière existe-t-elle ?
Une certaine variation saisonnière du cycle capillaire a été observée chez l’être humain.
Une étude ayant analysé 823 femmes consultant pour chute de cheveux a retrouvé une variation annuelle de la proportion de cheveux en phase télogène.
Le pic principal était observé :
en été.
Un second pic plus faible semblait apparaître :
au printemps.
La chute visible peut survenir plus tard, lorsque les cheveux télogènes se détachent.
Cela peut contribuer à l’impression d’une chute plus importante vers :
la fin de l’été
ou
le début de l’automne
chez certaines personnes.
L’automne est-il une cause majeure d’alopécie ?
Non.
Il ne faut pas attribuer automatiquement une chute importante à :
« la saison ».
Les variations saisonnières existent, mais leur amplitude varie entre les personnes.
Une perte importante ou prolongée peut avoir une autre cause.
Par exemple :
– effluvium télogène ;
– alopécie androgénétique ;
– carence en fer ;
– maladie thyroïdienne ;
– alopecia areata.
Présenter l’automne comme l’une des principales causes médicales de perte de cheveux peut retarder un véritable diagnostic.
Qu’est-ce que l’alopécie androgénétique féminine ?
Elle est aussi appelée :
female pattern hair loss
ou
FPHL.
Il s’agit de la cause la plus fréquente de perte progressive de cheveux chez la femme.
Elle est liée notamment :
– à la génétique ;
– à la miniaturisation progressive de certains follicules.
Les cheveux produits deviennent progressivement :
– plus fins ;
– plus courts ;
– moins visibles.
Contrairement à l’effluvium télogène, elle est généralement :
progressive.
Quels sont les premiers signes ?
L’un des signes les plus caractéristiques chez la femme est :
l’élargissement progressif de la raie centrale.
La femme peut également remarquer :
– moins de densité sur le dessus du cuir chevelu ;
– queue de cheval moins épaisse ;
– cuir chevelu davantage visible sous certains éclairages.
La ligne frontale est souvent mieux conservée que chez l’homme, même si différentes présentations existent.
L’alopécie androgénétique féminine apparaît-elle uniquement après la ménopause ?
Non.
Elle devient fréquente à l’âge moyen et après la ménopause, mais elle peut commencer :
plus tôt.
Certaines femmes commencent à observer une diminution de densité dès :
la vingtaine
ou
la trentaine.
Un diagnostic précoce est intéressant car les traitements permettant de préserver les follicules fonctionnent généralement mieux lorsqu’ils sont commencés avant une miniaturisation très avancée.
Est-elle due à un excès d’hormones masculines ?
Pas nécessairement.
Le terme :
androgénétique
peut prêter à confusion.
De nombreuses femmes atteintes de FPHL ne présentent pas une concentration anormalement élevée d’androgènes dans le sang.
La sensibilité folliculaire, la génétique et d’autres mécanismes jouent un rôle.
Une exploration hormonale n’est donc pas systématiquement nécessaire chez toutes les femmes.
Quand faut-il rechercher un problème hormonal ?
Une évaluation hormonale devient davantage pertinente lorsqu’une perte de cheveux s’accompagne notamment de :
– règles irrégulières ;
– absence de règles ;
– hirsutisme ;
– acné importante ;
– difficultés de fertilité ;
– signes de virilisation.
Dans ce contexte, une hyperandrogénie peut être présente.
Une cause possible est notamment :
le syndrome des ovaires polykystiques.
Qu’est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques ?
Le syndrome des ovaires polykystiques, ou :
SOPK
est un trouble hormonal fréquent.
Il peut notamment être associé à :
– cycles irréguliers ;
– hyperandrogénie ;
– acné ;
– pilosité excessive ;
– amincissement des cheveux.
Toutes les femmes atteintes de FPHL n’ont évidemment pas un SOPK.
Et toutes les femmes atteintes de SOPK ne perdent pas leurs cheveux.
Le diagnostic nécessite une véritable évaluation médicale.
La contraception peut-elle provoquer une chute ?
Des changements hormonaux peuvent parfois précéder un effluvium télogène.
Cela peut notamment arriver après :
l’arrêt de certains contraceptifs hormonaux.
Mais il ne faut jamais arrêter ou modifier une contraception uniquement pour traiter une chute de cheveux sans en parler au professionnel qui la prescrit.
Certaines contraceptions peuvent au contraire être utilisées chez certaines femmes dans le cadre d’une prise en charge hormonale spécifique.
La ménopause provoque-t-elle la chute de cheveux ?
Les changements hormonaux de la périménopause et de la ménopause peuvent influencer le cheveu.
La FPHL devient également plus fréquente avec l’âge.
Mais il est trop simpliste de dire :
« moins d’œstrogènes = cheveux qui tombent ».
La biologie du cheveu féminin implique :
– génétique ;
– âge ;
– hormones ;
– sensibilité folliculaire ;
– autres facteurs.
Les traitements hormonaux de la ménopause ne constituent pas un traitement universel démontré de la perte de cheveux.
Qu’est-ce que l’alopecia areata ?
L’alopecia areata, ou pelade, est une maladie :
auto-immune.
Le système immunitaire attaque temporairement les follicules pileux.
Elle provoque fréquemment :
une ou plusieurs plaques bien délimitées sans cheveux.
Elle peut cependant présenter différentes formes.
Elle peut toucher :
– cuir chevelu ;
– sourcils ;
– cils ;
– barbe ;
– autres zones du corps.
Est-elle liée à une carence en vitamines ?
Non.
L’alopecia areata est avant tout une maladie auto-immune.
Certains déficits peuvent être retrouvés chez certains patients, mais ils ne constituent pas l’explication générale de la maladie.
Le traitement dépend :
– de l’étendue ;
– de l’âge ;
– de la durée ;
– des zones touchées.
Il peut inclure différents traitements dermatologiques ou immunomodulateurs selon la gravité.
Qu’est-ce que l’alopécie de traction ?
Elle apparaît lorsqu’une tension répétée tire continuellement sur les follicules.
Elle peut être provoquée par certaines coiffures très serrées.
Par exemple :
– queues de cheval serrées ;
– chignons très tirés ;
– tresses très serrées ;
– extensions ;
– certaines coiffures avec traction prolongée.
Les premiers signes peuvent apparaître près :
de la ligne frontale
ou
des tempes.
La traction peut-elle provoquer une perte permanente ?
Oui.
Au début, arrêter suffisamment tôt la traction peut permettre une récupération.
Mais lorsqu’elle persiste pendant longtemps, les follicules peuvent être définitivement endommagés.
AAD indique qu’à un stade avancé, une peau lisse et chauve peut apparaître et les cheveux ne repoussent plus.
Un signe simple doit alerter :
si une coiffure fait mal, elle est trop serrée.
Les colorations provoquent-elles l’alopécie ?
Les colorations, décolorations, lissages chimiques et forte chaleur endommagent surtout :
la fibre capillaire.
Ils peuvent provoquer :
– sécheresse ;
– cassure ;
– perte de longueur ;
– fragilité.
Une cassure du cheveu peut donner l’impression que les cheveux deviennent moins nombreux.
Mais elle doit être distinguée d’une perte du cheveu depuis son follicule.
Certaines pratiques agressives peuvent également irriter ou brûler le cuir chevelu.
Chute ou casse : comment faire la différence ?
Un cheveu qui tombe depuis la racine possède toute sa longueur.
Lors d’une casse, on observe davantage :
– cheveux de différentes longueurs ;
– pointes cassées ;
– zones fragiles.
Une personne peut évidemment avoir simultanément :
chute + casse.
Le dermatologue peut examiner :
– fibre ;
– follicules ;
– cuir chevelu
pour différencier les phénomènes.
Les carences alimentaires peuvent-elles faire tomber les cheveux ?
Oui.
Certaines carences peuvent provoquer ou aggraver une chute diffuse.
Parmi les nutriments particulièrement importants figurent notamment :
– fer ;
– protéines ;
– zinc ;
– biotine en cas de vraie carence.
Mais une carence doit être recherchée lorsqu’elle est plausible.
Elle ne doit pas être supposée simplement parce qu’une personne perd ses cheveux.
Pourquoi le fer est-il important ?
Une carence en fer peut être associée à une chute diffuse.
Elle peut notamment être favorisée chez certaines femmes par :
– règles très abondantes ;
– alimentation insuffisante ;
– grossesse ;
– saignement ;
– maladie digestive ;
– malabsorption.
Selon le contexte, le médecin peut notamment demander :
– numération sanguine ;
– ferritine ;
– autres paramètres du bilan martial.
La ferritine seule ne doit cependant pas être interprétée isolément sans contexte clinique.
Faut-il prendre du fer préventivement avant l’automne ?
Non.
Cette recommandation doit être supprimée.
Le fer n’est pas un complément saisonnier banal.
Une personne ne doit pas commencer plusieurs mois de fer :
avant chaque automne
uniquement pour prévenir une éventuelle chute.
La supplémentation est surtout pertinente lorsqu’il existe :
– carence démontrée ;
– indication médicale.
Trop de fer peut être nocif.
Il peut également provoquer des effets digestifs.
Faut-il faire une cure de vitamines chaque automne ?
Non.
Il n’existe pas de recommandation dermatologique universelle préconisant :
trois mois de vitamines avant chaque changement de saison.
Les compléments peuvent être utiles lorsqu’ils corrigent :
une carence réelle.
Mais AAD avertit également qu’un excès de certains nutriments peut favoriser la chute.
Il faut notamment éviter les mégadoses inutiles de :
– vitamine A ;
– sélénium ;
– certains autres nutriments.
Et la biotine ?
Une vraie carence en biotine peut provoquer une chute.
Mais cette carence est :
rare.
Les preuves d’un bénéfice de fortes doses chez une personne ayant un taux nutritionnel normal sont faibles.
De plus, les compléments fortement dosés en biotine peuvent fausser certaines analyses sanguines.
Une « cure cheveux » n’est donc pas automatiquement sans conséquence.
Un régime amaigrissant peut-il provoquer une chute ?
Oui.
Une perte de poids très rapide ou un apport calorique trop faible peut déclencher :
un effluvium télogène.
Les régimes très restrictifs peuvent également provoquer un apport insuffisant en :
– protéines ;
– fer ;
– zinc ;
– autres nutriments.
La chute apparaît souvent avec un délai.
Une personne peut donc commencer à perdre beaucoup de cheveux plusieurs mois après une perte de poids rapide.
Le stress provoque-t-il réellement une chute ?
Un stress physiologique ou psychologique important peut déclencher un effluvium télogène.
Exemples :
– maladie ;
– chirurgie ;
– deuil ;
– événement traumatisant ;
– stress psychologique intense.
Mais il ne faut pas attribuer toute perte de cheveux au stress.
Dire à une personne :
« c’est uniquement le stress »
sans examiner une chute progressive peut faire manquer une véritable alopécie.
Le stress peut également coexister avec une autre cause.
Le tabac provoque-t-il l’alopécie ?
Des études ont observé des associations entre tabagisme et certains types de perte de cheveux.
Les mécanismes proposés comprennent notamment :
– stress oxydatif ;
– inflammation ;
– effets vasculaires.
Mais il ne faut pas présenter le tabac comme une cause unique ou automatique de chute féminine.
Arrêter de fumer reste évidemment recommandé pour de nombreux bénéfices de santé.
Cela ne garantit pas à lui seul une repousse des cheveux perdus.
Les problèmes thyroïdiens peuvent-ils faire tomber les cheveux ?
Oui.
Certaines maladies thyroïdiennes peuvent être associées à une chute diffuse.
Selon :
– symptômes ;
– examen ;
– histoire médicale,
le médecin peut demander un bilan thyroïdien.
Il n’est cependant pas nécessaire de réaliser toutes les analyses hormonales possibles pour chaque personne consultant pour une chute.
Certains médicaments peuvent-ils provoquer une chute ?
Oui.
Une chute peut apparaître comme effet indésirable de différents traitements.
Si vous pensez qu’un médicament est impliqué :
ne l’arrêtez pas seul.
Parlez-en au médecin qui l’a prescrit.
Arrêter brutalement certains médicaments peut être dangereux.
Le médecin peut déterminer si :
– le médicament est probablement en cause ;
– une adaptation est possible ;
– une autre cause doit être recherchée.
Comment un dermatologue diagnostique-t-il une chute de cheveux ?
La première étape est l’interrogatoire.
Le dermatologue peut demander :
– quand la chute a commencé ;
– si elle est brutale ou progressive ;
– s’il y a eu grossesse ;
– maladie récente ;
– fièvre ;
– chirurgie ;
– changement de médicament ;
– perte de poids ;
– régime ;
– stress ;
– antécédents familiaux ;
– coiffures avec traction.
Il examine ensuite :
– cuir chevelu ;
– distribution de la perte ;
– calibre des cheveux ;
– densité ;
– inflammation éventuelle.
Qu’est-ce que la trichoscopie ?
La trichoscopie est l’examen du cuir chevelu et des cheveux à l’aide d’un appareil grossissant appelé :
dermatoscope.
Elle permet d’observer certains signes invisibles à l’œil nu.
Elle peut notamment aider à distinguer :
– alopécie androgénétique ;
– alopecia areata ;
– certaines alopécies cicatricielles ;
– autres maladies.
Ce n’est pas un examen douloureux.
Faut-il systématiquement faire une prise de sang ?
Non.
Les analyses sont choisies selon :
le contexte.
Selon les symptômes et la présentation, le dermatologue peut notamment rechercher :
– anémie ;
– carence en fer ;
– maladie thyroïdienne ;
– déficit nutritionnel particulier ;
– anomalie hormonale si elle est suspectée.
Un bilan hormonal complet n’est pas automatiquement nécessaire pour toute FPHL.
Faut-il faire un trichogramme ?
Pas systématiquement.
Différentes techniques de comptage ou d’analyse capillaire existent.
Mais beaucoup de diagnostics peuvent être orientés par :
– histoire ;
– examen ;
– trichoscopie.
Le choix d’un trichogramme, d’un test de traction ou d’un autre examen dépend de la situation.
Quand faut-il faire une biopsie du cuir chevelu ?
Une biopsie n’est pas nécessaire pour toutes les chutes.
Elle peut être utile lorsque :
– le diagnostic reste incertain ;
– une alopécie cicatricielle est suspectée ;
– plusieurs maladies se ressemblent.
Une petite partie du cuir chevelu est alors prélevée sous anesthésie locale puis examinée au microscope.
Qu’est-ce qu’une alopécie cicatricielle ?
Dans une alopécie cicatricielle, une inflammation détruit progressivement les follicules et les remplace par du tissu cicatriciel.
La perte peut alors devenir :
définitive.
Cette catégorie comprend plusieurs maladies différentes.
Chez certaines femmes, elle peut toucher :
– centre du cuir chevelu ;
– ligne frontale ;
– sourcils.
Le diagnostic précoce est particulièrement important.
Quels signes peuvent faire penser à une alopécie cicatricielle ?
Ils peuvent comprendre selon la maladie :
– douleur ;
– brûlure ;
– démangeaisons ;
– rougeur ;
– squames autour des follicules ;
– pustules ;
– zones lisses sans orifices folliculaires ;
– recul de la ligne frontale ;
– perte des sourcils.
Une perte de cheveux associée à une inflammation importante du cuir chevelu mérite donc une consultation rapide.
Comment traite-t-on l’effluvium télogène ?
La priorité est de :
identifier et corriger le déclencheur.
Par exemple :
– traiter une carence ;
– corriger une restriction alimentaire ;
– prendre en charge une maladie ;
– revoir un médicament avec son prescripteur.
Lorsque l’événement déclencheur est terminé, un effluvium aigu peut s’améliorer spontanément.
Il n’existe pas une injection vitaminique universelle qui :
« arrête immédiatement la chute ».
Le cheveu doit suivre son cycle biologique.
Il faut donc souvent plusieurs mois avant de retrouver la densité antérieure.
Quel est le traitement principal de l’alopécie androgénétique féminine ?
Le :
minoxidil topique
est l’un des traitements les mieux établis.
Aux États-Unis, des formulations de :
2 %
et
5 %
ont été autorisées pour la female pattern hair loss.
Le schéma d’application dépend de la formulation utilisée.
Il faut suivre :
– notice ;
– conseil du pharmacien ;
– prescription du dermatologue.
Quand le minoxidil commence-t-il à agir ?
L’amélioration est lente.
AAD indique qu’il faut généralement l’utiliser continuellement pendant environ :
6 à 12 mois
pour réellement évaluer son efficacité.
Au début, certaines personnes peuvent constater une augmentation temporaire de la chute pendant quelques semaines.
Cela peut survenir lorsque les follicules changent de phase.
Que se passe-t-il lorsqu’on arrête le minoxidil ?
Pour une FPHL, l’effet n’est généralement pas permanent après arrêt.
Lorsque le traitement fonctionne, il doit souvent être poursuivi pour :
maintenir le bénéfice.
Après son arrêt, la miniaturisation liée à la maladie reprend progressivement son évolution naturelle.
Quels sont les effets indésirables possibles ?
Le minoxidil topique peut notamment provoquer :
– irritation ;
– sécheresse ;
– rougeur ;
– démangeaisons ;
– desquamation.
Il peut également provoquer une pousse indésirable de poils sur :
– front ;
– visage
si le produit coule ou est transféré hors du cuir chevelu.
Une application précise limite ce risque.
Minoxidil et grossesse
AAD recommande d’éviter le minoxidil chez les femmes :
– enceintes ;
– qui prévoient une grossesse ;
– qui allaitent.
Une femme concernée doit discuter des alternatives avec son médecin.
Qu’est-ce que le minoxidil oral à faible dose ?
Le minoxidil existe initialement comme médicament oral destiné à traiter :
l’hypertension artérielle.
Ces dernières années, certains dermatologues utilisent de faibles doses par voie orale :
hors autorisation spécifique pour la chute de cheveux
dans plusieurs pays.
On parle souvent de :
low-dose oral minoxidil.
Les données sont encourageantes, mais le traitement nécessite une supervision médicale.
Quels sont ses effets indésirables possibles ?
Le minoxidil oral peut notamment provoquer :
– pilosité excessive ;
– gonflement ;
– palpitations ;
– modifications de la tension ;
– autres effets cardiovasculaires.
Il ne s’agit donc pas d’un « complément cheveux ».
Il doit être prescrit après évaluation médicale.
La spironolactone peut-elle traiter la chute féminine ?
Oui, chez certaines femmes.
La spironolactone possède une activité :
anti-androgénique.
Elle est fréquemment utilisée hors indication officielle selon les pays pour certaines FPHL.
Elle peut notamment être intéressante chez certaines femmes présentant :
– FPHL ;
– signes d’hyperandrogénie ;
– acné hormonale.
Mais elle n’est pas adaptée à tout le monde.
Quelles précautions avec la spironolactone ?
Le médecin tient notamment compte :
– de la fonction rénale ;
– d’autres médicaments ;
– de la pression artérielle ;
– du potassium dans certaines situations.
La spironolactone doit également être évitée pendant :
la grossesse.
Une contraception fiable peut être nécessaire chez une femme susceptible de devenir enceinte.
Finastéride et dutastéride sont-ils utilisés chez les femmes ?
Ils peuvent parfois être utilisés par des spécialistes chez certaines femmes dans des situations sélectionnées.
Ils sont généralement :
hors indication officielle pour la FPHL
selon les pays.
Ils ne sont surtout pas appropriés pendant une grossesse en raison du risque pour le développement d’un fœtus masculin.
Ils ne constituent donc pas un traitement à commencer sans dermatologue.
Faut-il prendre un traitement hormonal pour toute chute féminine ?
Non.
Cette affirmation de l’ancien article est incorrecte.
Un traitement hormonal n’est utile que dans certaines situations.
Une femme présentant un :
effluvium post-partum
ne nécessite pas automatiquement un anti-androgène.
Une femme avec :
alopecia areata
a besoin d’une approche différente.
Une femme présentant une :
carence en fer
doit traiter la carence et sa cause.
Le diagnostic détermine le traitement.
Les injections de vitamines stoppent-elles l’alopécie ?
Pas de manière générale.
Il n’existe pas un cocktail universel injectable de vitamines démontré capable de stopper tous les types de chute.
Une vitamine est utile lorsque la personne présente :
une carence correspondant à cette vitamine.
Injecter des nutriments à une personne non carencée ne traite pas :
– FPHL génétique ;
– alopecia areata ;
– alopécie cicatricielle ;
– traction avancée.
Il faut donc éviter les promesses générales de :
« mésothérapie vitaminée anti-chute ».
Le PRP est-il la même chose qu’une injection de vitamines ?
Non.
PRP signifie :
plasma riche en plaquettes.
Le sang du patient est prélevé puis préparé afin de concentrer certaines plaquettes avant injection dans le cuir chevelu.
Des études suggèrent un bénéfice potentiel pour certaines alopécies androgénétiques.
Mais :
– les protocoles varient ;
– les résultats varient ;
– davantage de données sont encore nécessaires.
Le PRP ne doit donc pas être présenté comme un traitement garanti.
Les shampoings anti-chute font-ils repousser les cheveux ?
Un shampooing peut :
– nettoyer le cuir chevelu ;
– améliorer l’aspect du cheveu ;
– réduire la casse avec une bonne formulation ;
– donner temporairement davantage de volume.
Mais un shampooing ordinaire ne peut pas inverser la miniaturisation folliculaire d’une FPHL.
AAD souligne que les shampooings présentés contre la chute peuvent rendre les cheveux :
plus épais en apparence
ou
moins cassants,
mais ils ne font pas repousser à eux seuls les follicules perdus.
Les huiles font-elles repousser les cheveux ?
Une huile peut :
– lubrifier la fibre ;
– réduire la friction ;
– améliorer la souplesse ;
– diminuer certaines cassures.
Elle ne doit pas être confondue avec un médicament capable de traiter une alopécie.
Les preuves sont insuffisantes pour considérer les huiles végétales comme traitement principal de la FPHL.
Les compléments alimentaires sont-ils utiles ?
Parfois.
Ils sont particulièrement utiles lorsqu’ils corrigent :
– carence en fer ;
– carence en zinc ;
– déficit spécifique ;
– insuffisance nutritionnelle.
Chez une personne qui n’est pas carencée, les bénéfices sont beaucoup moins certains.
Plus n’est pas mieux.
Un excès de certains nutriments peut même provoquer une chute.
Faut-il prévenir la chute avec une cure de trois mois ?
Non.
La durée de trois mois ne doit pas devenir une règle universelle.
Un traitement de carence peut durer :
plus ou moins longtemps
selon :
– élément concerné ;
– gravité ;
– cause ;
– résultats biologiques.
Et une FPHL nécessite généralement une prise en charge :
à long terme.
Une cure arbitraire de trois mois ne correspond donc pas aux différentes maladies.
Peut-on prévenir l’alopécie androgénétique ?
On ne peut pas empêcher de manière fiable une prédisposition génétique en prenant des vitamines ou en utilisant un shampooing.
En revanche, un diagnostic et un traitement précoces peuvent aider à :
– ralentir la miniaturisation ;
– conserver davantage de cheveux ;
– parfois obtenir une repousse partielle.
La prévention consiste donc surtout à :
intervenir tôt
plutôt qu’à faire des cures saisonnières.
Comment protéger les cheveux contre la casse ?
Même lorsqu’une véritable alopécie existe, protéger la fibre permet de conserver une chevelure visuellement plus dense.
Privilégiez :
– shampooing doux ;
– après-shampooing ;
– démêlage prudent ;
– chaleur modérée ;
– réduction des coiffures très serrées.
Évitez les pratiques qui provoquent :
– douleur ;
– traction ;
– casse importante.
Le sèche-cheveux provoque-t-il l’alopécie ?
Pas directement lorsqu’il est correctement utilisé.
Une chaleur excessive peut endommager :
la fibre.
Utilisez de préférence :
– température basse ou modérée ;
– distance suffisante ;
– durée raisonnable.
La chaleur peut provoquer de la casse, mais elle n’est pas la cause de la miniaturisation génétique des follicules.
Quand faut-il consulter rapidement ?
Il est particulièrement utile de consulter lorsque vous observez :
– plaque chauve apparue rapidement ;
– chute brutale très importante ;
– élargissement progressif de la raie ;
– diminution continue de la densité ;
– perte des sourcils ou des cils ;
– douleur ou brûlure du cuir chevelu ;
– pustules ;
– cicatrices ;
– zones lisses sans follicules visibles.
Une consultation est également pertinente si la chute s’accompagne de :
– règles irrégulières ;
– hirsutisme ;
– acné importante ;
– fatigue inhabituelle ;
– perte de poids inexpliquée ;
– autres symptômes généraux.
Pourquoi consulter tôt ?
Certaines pertes de cheveux sont complètement réversibles.
D’autres peuvent être :
progressives.
Dans certaines alopécies cicatricielles ou dans une traction très avancée, un follicule détruit ne peut plus produire de nouveau cheveu.
Commencer le traitement avant cette destruction peut permettre de préserver davantage de cheveux.
Attendre que la zone soit complètement dégarnie peut réduire les possibilités de récupération.
Une chute de cheveux est-elle une urgence ?
La plupart des chutes ne sont pas des urgences médicales.
Un effluvium télogène classique peut être inquiétant sans être dangereux.
Mais certaines situations justifient une évaluation plus rapide :
– cuir chevelu très inflammatoire ;
– douleur importante ;
– pustules ;
– cicatrisation ;
– chute rapide en plaques ;
– perte associée à des symptômes généraux importants.
Le diagnostic précoce est surtout important lorsque les follicules risquent d’être définitivement endommagés.
Peut-on mesurer l’évolution à domicile ?
Oui.
Les photographies standardisées sont souvent beaucoup plus utiles que le comptage quotidien de chaque cheveu.
Vous pouvez prendre une photo :
– de la raie centrale ;
– du dessus ;
– des tempes ;
– de la ligne frontale.
Essayez de conserver :
– même lumière ;
– même coiffure ;
– même angle ;
– même appareil.
Comparez ensuite après plusieurs mois plutôt que tous les jours.
Le cheveu évolue lentement.
Regarder sa raie plusieurs fois par jour peut donner une perception trompeuse.
Combien de temps faut-il pour juger un traitement ?
La pousse capillaire est lente.
Pour la FPHL, un traitement comme le minoxidil nécessite souvent :
6 à 12 mois
pour être correctement évalué.
Certains traitements nécessitent ensuite une utilisation continue.
Il est donc irréaliste d’attendre une densité nettement différente après :
deux semaines.
Il faut également distinguer :
arrêt de la chute
et
repousse.
Une stabilisation peut déjà être un très bon résultat dans une maladie progressive.
Chute de cheveux chez la femme : ce qu’il faut retenir
La chute de cheveux chez la femme possède de nombreuses causes.
Il ne faut pas définir automatiquement une alopécie par :
« plus de 100 cheveux par jour pendant trois mois ».
Une perte quotidienne d’environ 50 à 100 cheveux peut être normale, mais le nombre est difficile à mesurer et ne suffit pas au diagnostic.
Il faut distinguer :
chute excessive
et
perte progressive de densité.
L’effluvium télogène entraîne une chute diffuse qui peut apparaître quelques mois après :
– accouchement ;
– maladie ;
– chirurgie ;
– forte fièvre ;
– perte de poids rapide ;
– stress important ;
– certains médicaments ;
– certaines carences.
Le post-partum constitue un exemple classique.
La chute atteint souvent son maximum environ quatre mois après l’accouchement et la densité revient généralement progressivement avant le premier anniversaire de l’enfant.
Une variation saisonnière du cycle capillaire a été observée dans certaines études.
Cela ne justifie cependant pas de considérer l’automne comme l’une des principales causes d’alopécie ni de prendre systématiquement du fer et des vitamines à chaque changement de saison.
L’alopécie androgénétique féminine, ou female pattern hair loss, est la cause la plus fréquente de perte progressive de cheveux chez la femme.
Elle se manifeste souvent par :
– élargissement de la raie ;
– diminution de densité sur le dessus du cuir chevelu ;
– queue de cheval plus fine.
Elle est souvent génétique et n’implique pas nécessairement un excès d’androgènes sanguins.
Une recherche hormonale devient plus pertinente lorsqu’il existe également :
– règles irrégulières ;
– hirsutisme ;
– acné importante ;
– autres signes d’hyperandrogénie.
L’alopecia areata est une maladie auto-immune et provoque fréquemment des plaques sans cheveux.
L’alopécie de traction résulte de coiffures exerçant une tension répétée.
À un stade avancé, elle peut devenir permanente.
Les alopécies cicatricielles sont particulièrement importantes à diagnostiquer rapidement car l’inflammation peut détruire définitivement les follicules.
Pour la FPHL, le minoxidil topique reste l’un des traitements disposant du meilleur niveau de preuve.
Il faut souvent attendre :
6 à 12 mois
avant d’évaluer correctement son effet.
Les bénéfices se perdent progressivement lorsque le traitement est arrêté.
D’autres traitements peuvent être prescrits chez certaines femmes :
– spironolactone ;
– minoxidil oral à faible dose ;
– autres médicaments sélectionnés par le dermatologue.
Ils ne conviennent pas à toutes les femmes et plusieurs sont contre-indiqués pendant la grossesse.
Le traitement de l’effluvium télogène consiste avant tout à identifier et corriger son déclencheur.
Les injections de vitamines ne constituent pas un traitement universel de la chute de cheveux.
Les compléments alimentaires sont principalement utiles lorsqu’ils corrigent une carence réelle.
Une cure préventive de :
fer
ou
vitamines
avant chaque automne n’est pas recommandée de manière systématique.
Enfin, consultez plus rapidement lorsque la perte est :
– progressive ;
– localisée ;
– cicatricielle ;
– douloureuse ;
– inflammatoire
ou lorsqu’elle s’accompagne de signes hormonaux ou généraux.
Pour une perte de cheveux féminine, le diagnostic est plus important que le choix immédiat d’un shampooing ou d’un complément.
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent pas le diagnostic ou les recommandations d’un médecin ou d’un dermatologue.
Sources
American Academy of Dermatology Association — Hair loss: Who gets and causes.
American Academy of Dermatology Association — Hair loss: Signs and symptoms.
American Academy of Dermatology Association — Thinning hair and hair loss: Could it be female pattern hair loss?
American Academy of Dermatology Association — Hair loss in new moms: Dermatologist tips.
American Academy of Dermatology Association — Hair loss: Tips for managing.
American Academy of Dermatology Association — Hairstyles that pull can lead to hair loss.
American Academy of Dermatology Association — Alopecia areata: Diagnosis and treatment.
American Academy of Dermatology Association — Frontal fibrosing alopecia: Diagnosis and treatment.
DermNet — Female pattern hair loss.
PubMed — Seasonality of hair shedding in healthy women complaining of hair loss.
PubMed — Telogen Effluvium: A Review of the Science and Current Obstacles.
PubMed — Telogen effluvium: a 360 degree review.
PubMed — Antiandrogen therapy for the treatment of female pattern hair loss: A clinical review of current and emerging therapies.

